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Final Four EuroLigue : Le Real Madrid tape Barcelone et rejoint l’Olympiakos en finale

Maxime Cazenave

Publié le

Final Four EuroLigue
Photo Icon Sport

FINAL FOUR EUROLIGUE 2022-2023 – Bis repetita pour le FC Barcelone. Exactement un an jour pour jour après avoir perdu en demi-finale face à son éternel rival du Real Madrid, le club catalan a de nouveau vu les finales s’évaporer (78-66). Mangés par l’indémontable Walter Tavares et une adresse en berne en seconde période, les Catalans quittent la compétition. Les Madrilènes tenteront eux de décrocher une onzième EuroLigue, ce dimanche.

Qui pour affronter l’Olympiakos en finale de l’EuroLigue. La réponse était attendue à Kaunas ce vendredi soir pour un Clasico du feu de dieu entre le FC Barclone et le Real Madrid. La saison dernière, les deux équipes s’étaient rencontrées le même jour, au même stade de la compétition, avec une victoire madrilène au final.

Le Real à la peine face au feu d’artifice extérieur catalan

Les hommes de la capitale prennent le match par le bon bout dans le sillage de la domination totale de Walter Tavares dans la raquette. Le pivot cap-verdien claque 10 points et gobe 6 rebonds dans le premier quart, portant quasi à lui tout seul son équipe sur ses larges épaules. Les Catalans font le dos rond et comptent sur la réussite extérieure d’Alex Abrines pour tenir la cadence. Le Barça pose un indécent 6/9 à trois points en première période, dont 3/3 pour l’ancien arrière du Thunder, afin de répondre au contrôle du rebond madrilène (12 à 5), mais personne ne se détache dans cette période avec pas mal de déchet (18-18).

Les Catalans ont toutefois un jeu de passes beaucoup plus efficace et huilé que des Madrilènes brouillons, et trop dépendants de l’impact de Tavares. Le début de deuxième quart met en lumière les difficultés de ces derniers. Alors que le Barça poursuit son festival à trois points, le Real est à la peine dans cet exercice, à l’image de deux airballs gênants de Rudy Fernandez. Un gros passage de Kyle Kuric crée alors le plus gros écart de la partie (32-25).

Au bord de la rupture, la Maison Blanche résiste en jouant des mismatchs, mais continue à se faire punir de ses rotations hasardeuses sur les picks. Le rebond n’étant également plus protégé, le Barça s’échappe suite à un rebond offensif transformé en deux points par Jan Vesely. Finalement, Sergio Llull limite les dégâts grâce à un énorme shoot juste avant une mi-temps arrivant comme un soulagement pour les Madrilènes (42-36).

Tavares intouchable, le Real costaud

Le second acte reprend sur une nouvelle prière du Real, signée Mario Hezonja. Le jeu est totalement débridé avec un déchet énorme de part et d’autre. Les Catalans ont des munitions pour reprendre le large, mais enchaînent des séquences désordonnées face à une défense plus serrée, avant de multiplier les pertes de balle. Sans briller de l’autre côté du parquet, le Real reste à proximité, avec toujours Walter Tavares en tour de contrôle. Puis, un run que personne ne voit arriver venir fait la bascule, un 10-0 complètement inattendu (47-49) ! En panne sèche offensivement (13 points dans le QT3), le Barça a perdu son adresse, et se retrouve dos au mur à l’aube du dernier quart (55-58).





L’étau se resserre alors encore plus. Un shoot de Nicolas Laprovittola remet les compteurs à zéro pour lancer une fin de match irrespirable. Évidemment, les points se font rares, mais le Real ne lâche plus l’avantage acquis. Tavares poursuit son chantier, et les roublards frappent. Un trois points de Sergio Rodriguez repousse alors le Barça à +7, à moins de cinq minutes du buzzer (60-67). Le club dix fois champion d’Europe s’est ouvert une autoroute vers la victoire dans laquelle il s’engouffre sans sourciller.

Afin de sécuriser les dernières secondes, quoi de mieux que d’envoyer la gonfle à Walter Tavares ? Le Cap-Verdien dépasse la barre des 20 points, valide un nouveau double-double d’anthologie et envoie un contre du futur sur Vesely. Sans solution, sans adresse, le Barça doit céder encore une fois, 78-66. Un an plus tard, les Blaugrana voient une nouvelle fois les portes de la finale être durement refermées par leur éternel rival.

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