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Final Four Ligue des champions féminine de handball : Metz pour briser le plafond de verre

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Photo Icon Sport

Metz est de retour à Budapest pour disputer un cinquième Final Four et espère enfin franchir le cap des demi-finales.

La 5ème fois sera-t-elle la bonne ? 2019, 2022, 2024, 2025 et autant d’échecs en demi-finale pour le Metz Handball. Chaque scénario a été différent et a sa particularité mais à la fin, le constat est le même : quelque soit son statut, Metz cale en demi-finale de la Ligue des champions. La donne sera-t-elle différente cette année ?

“J’ai envie qu’on soit toutes là l’une pour l’autre”

Il y a une chose qui est revenue dans les propos de toutes les joueuses de Metz présentes au « Media Call » d’avant compétition : l’importance et la confiance dans le collectif. C’est ce qu’a souligné Chloé Valentini :

On doit avoir une motivation commune et c’est de le faire pour cette équipe, pour tout le travail qu’on fait depuis un an. J’ai envie qu’on soit solides, qu’on se regarde droit dans les yeux, qu’on ait confiance l’une envers l’autre et qu’on se dise que ça va le faire tout au long du match. J’ai envie qu’on soit toutes là l’une pour l’autre. C’est un grand événement, ça peut aussi impressionner.

Même son de cloche pour Johanna Bundsen :

On dit toujours ce genre de choses avant ce genre de match mais on a confiance les unes envers les autres. J’ai une grande confiance en notre équipe, en nos joueuses, en nos entraîneurs et je pense que nous sommes bien préparées.

Metz pour mettre fin à la dynamique du CSM Bucarest

Mal parti en Ligue des champions, le club roumain s’est métamorphosé depuis l’arrivée sur le banc de Bojana Popovic en décembre dernier. Avec à la clé une qualification au Final 4, 8 ans après sa dernière participation. D’ailleurs, c’est Metz en 2019 et 2024 qui avait privé le CSM de voyage à Budapest.

Je suis heureuse de faire partie de l’histoire du CSM, particulièrement parce que le club l’attendait depuis 8 ans. Et cela a vraiment était un travail compliqué d’arriver jusqu’ici.Djurdjina Jaukovic

La demi-centre Elizabeth Omoregie peut être le facteur X du CSM pour débloquer une situation mal embarquée. Pour elle, c’est également une grande joie, d’autant plus qu’elle quittera le club à la fin du Final 4.

Je suis tellement heureuse d’être là. C’est ma 8ème année au CSM et chaque année j’espérais être là. Malheureusement nous n’y sommes pas parvenus et maintenant que c’est ma dernière année, je trouve ça tellement spécial pour moi. Alors je suis vraiment très heureuse et reconnaissante d’être ici.

Une opposition de style

C’est une équipe pour moi qui est très différente de la nôtre : un peu les opposés. Nous avec des petits gabarits assez rapides et elles plutôt très costaud physiquement.Chloé Valentini

Djurdjina Jaukovic analyse les forces de Metz et celles de Bucarest :



Ils ont des systèmes bien à eux, comme vous pouvez le constater depuis des années. Tout le monde dit qu’ils n’ont pas de joueuses exceptionnelles qui sortent du lot, mais qu’ils ont une équipe. Je pense que c’est le plus important au handball. Parfois, les noms ne veulent rien dire, mais avec une bonne équipe, on peut gagner contre n’importe qui. Et je pense qu’elles forment une très bonne équipe. Elles sont aussi très fortes en contre-attaque et en transition. C’est leur arme principale.

De notre côté, je pense que le plus important est de rester calme, de maîtriser ses émotions et de se concentrer sur le handball. Je pense aussi que nous avons d’excellentes joueuses. Match après match, nous avons joué de mieux en mieux, et nous devons maintenir cette intensité, pour jouer à un niveau élevé.

Et Elizabeth Omoregie d’ajouter : « Nous allons donc essayer de leur mettre beaucoup de pression et de les sortir de leur équilibre.« 

Metz veut effacer les désillusions passées

Anna Albek : “Nous ferons de notre mieux pour ne pas rentrer chez nous encore une fois avec ce goût amer.



Car souvent Metz y a cru et est tombé de haut. L’année dernière, les Dragonnes étaient en train de réaliser une série d’invincibilité exceptionnelle avant de chuter face à Odense.

Alors qu’est-ce qui pourrait faire basculer les choses du bon côté cette fois ? Peut-être la fraicheur physique comme elles ont été plusieurs à le souligner. L’expérience également et la profondeur du banc :

Ce qui peut changer, c’est bien sûr l’expérience qu’on a emmagasinée les années précédentes. On a toutes grandi. Ce n’est pas la même équipe non plus. Donc il faut qu’on soit, je l’espère en tout cas, sereines aussi de tout ce qu’on a construit petit à petit tout au long de la saison pour être ici.Chloé Valentini

Si le club messin part avec la faveur des statistiques (9 victoires / 3 défaites) notamment dans un passé proche, on le sait, et Metz encore plus, les compteurs sont remis à zéro au Final Four.

L’ancienne (et future) messine Kristina Jörgensen sera en tout cas derrière son ancienne équipe et rêve d’une finale face aux Dragonnes :

Je vais suivre aussi le match de Metz. Une finale Metz-Györ ? Ça je ne peux pas dire non. J’espère que Györ va gagner et qu’on va jouer contre Metz en finale. Si c’est ça, ça va être magnifique.

 

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