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Finale Champions Cup : Jalibert face à Smith, Penaud contre Freeman, les 5 matchs dans le match

Louis Bouchardon

Publié le

Finale Champions Cup Jalibert face à Smith, Penaud contre Freeman, les 5 matchs dans le match
Photos Icon Sport

CHAMPIONS CUP 2024/2025 – Finale inédite ce samedi 24 mai à Cardiff (15h45), entre l’Union Bordeaux-Bègles et les Saints de Northampton. Pour ce duel au sommet, les leaders de chaque formation seront attendus au tournant : voici les 5 face-à-face les plus attendus. 

Depuis la création de la coupe d’Europe des clubs, en 1996, jamais l’Union Bordeaux-Bègles n’avait réussi à se hisser jusqu’en finale. Au terme d’un parcours prodigieux, marqué par une attaque de feu qui affole les statistiques – meilleure attaque avec 342 points, record du nombre d’essais avec 50 unités, de mètres parcourus ballon en main (3805), de franchissements (102), ou encore de turnovers gagnés –, l’UBB a logiquement rejoint Cardiff, pour se rapprocher au plus près du trophée tant convoité.

Les Saints quant à eux ont déjà disputé deux finales dans leur histoire. La première gagnée d’une courte tête, en l’an 2000 face au Munster (9-8), et une deuxième perdue en 2011 face au Leinster (33-22), dans ce même Millennium Stadium de Cardiff où ils retrouveront les Girondins, demain. Est-ce que nous cherchons là à y voir un signe en défaveur de Northampton ? Peut-être. En tout cas, la série en cours des finales entre Français et Anglais ne plaide pas pour les Tricolores. Sur les huit duels, six ont été remportés par nos meilleurs ennemis d’Outre-Manche.

Bordeaux a l’occasion d’inverser cette fâcheuse tendance, mais la tâche s’annonce ardue face à une équipe de Northampton parfaitement bien huilée, tombeur du Leinster avec brio en demi-finale, dans le jardin irlandais (34-37). Si la victoire finale s’obtiendra plus que jamais de manière collective, plusieurs matchs dans le match vaudront tout de même leur pesant d’or. Nous avons identifié 5 face-à-face particulièrement capitaux.

Matthieu Jalibert – Fin Smith

Comment ne pas débuter par les deux chefs d’orchestre internationaux que sont Matthieu Jalibert et Fin Smith, si influents dans leurs équipes respectives ? Les deux jeunes joueurs (26 pour le Français, 23 pour le Britannique) ont déjà eu l’occasion de se croiser, à une reprise, sur le rectangle vert. C’était lors du récent Tournoi des Six Nations, lors de la victoire du XV de la Rose 26-25 face aux Bleus, le jour où Fin Smith, grand artisan du succès des siens, s’était révélé aux yeux du grand public. 

Les deux ouvreurs, à égalité parfaite au classement des marqueurs de l’exercice en cours (71 points chacun), auront la responsabilité si cruciale du tir au but. Dans le jeu courant, c’est deux styles différents, avec d’un côté un Jalibert plus entreprenant ballon en main et totalement imprévisible, face à un Smith plutôt distributeur et régulateur, mais surtout meilleur défenseur que son vis-à-vis. Les performances des demis d’ouvertures seront particulièrement décisives…





Maxime Lucu – Alex Mitchell 

Toujours à la charnière, voici un autre match dans le match entre deux joueurs internationaux. À la baguette entre leur paquet d’avants et la ligne arrière, les demis de mêlée donneront le rythme de cette rencontre. Bordeaux et Northampton sont, avec Toulouse, les équipes les plus joueuses de cette Champions Cup.

L’animation de Maxime Lucu et d’Alex Mitchell ainsi que leur gestion des temps forts et des temps faibles seront donc primordiales pour la victoire finale. La bataille tactique avec ces fameux coups de pieds dans la boîte pourra également jouer un rôle. Si le Français semble avoir une meilleure profondeur dans ce domaine, le triangle arrière anglais s’est quant à lui montré plus adroit sous les chandelles.

Peter Samu – Henry Pollock

Habitué à évoluer en troisième ligne aile, Henry Pollock prend la place d’Augustus en 8, absent de marque de cette finale. Éblouissant depuis le début de la compétition, le Britannique à la gueule d’ange, mais au caractère chambreur caracole en tête du classement des plus gros plaqueurs (96), ainsi que de celui des ballons récupérés (18). Si vous suivez de près ou de loin le ballon ovale, vous n’avez pas pu le louper. Ce véritable poison risque de peser sur cette finale, tant ses qualités sont nombreuses. 

Peter Samu, qui vient de sceller son avenir loin de la Gironde, s’est affirmé cette saison comme l’un des leaders du pack bordelais. L’Australien devra se montrer à la hauteur de son homologue anglais, dans l’activité générale et autour des rucks. Très remuant lors de leur demi-finale, les deux joueurs ont les capacités de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, en grattant par exemple une pénalité au meilleur des moments ou en cassant le rideau défensif adverse…

Damian Penaud – Tommy Freeman

En bout de ligne, les gazelles auront également leur mot à dire. Les deux ailiers sont tout simplement les deux meilleurs marqueurs d’essais de la compétition avec 12 pions pour le Bordelais et 9 pour le joueur de Northampton. Capables d’exploit individuel, les purs sangs vont se livrer un duel électrique dans le couloir. Récemment blessé à la cheville droite, l’ancien clermontois fait son retour pour cette finale. Lui qui reste sur une moyenne de deux essais par match cette année en Coupe d’Europe pourrait bien se montrer une fois de plus décisif.  

Mais face à lui se dresse Tommy Freeman, un sacré client. Le Britannique a des cannes de feu et un profil athlétique qui terrorise les défenses adverses. Les radars gallois risquent de flasher à tout va, surtout si l’on regarde de l’autre côté du terrain, où la fusée Bielle-Biarrey affole lui aussi les compteurs. 

Maxime Lamothe – Curtis Langdon

Les deux talonneurs casqués sont souvent moins exposés médiatiquement que les joueurs cités ci-dessus, pourtant, leur rôle est également prépondérant. Lamothe et Langdon sont à la première ligne du combat et de la conquête (touche et mêlée). Pas maladroits aux lancers, l’avantage est tout de même côté français, avec 91 % de réussite en touche, la plus précise de la compétition (encore une fois). Les talons ont les clés du camion, l’heure est maintenant de savoir qui des deux manœuvrera le mieux ? Réponse samedi 15 h 45.

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