Florent Rouzies, l’Elite de l’enduro dans le viseur
Nous avons rencontré Florent Rouzies, un pilote d’enduro qui allie, pour l’instant, études la semaine et conduite le week-end. Il est encore jeune, possède un très bon niveau parmi les espoirs de sa discipline et se voit bien franchir les étapes les unes après les autres. C’est tout ce qu’on lui souhaite !
Bonjour Florent, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Florent Rouzies, j’ai 19 ans, je vis du côté de Villefranche de Rouergue en Aveyron (12) et je suis étudiant en DUT Génie civil à Toulouse.
A quel âge es-tu monté pour la première fois sur une moto ?
A l’âge de 6 ans, j’ai fait mes premiers tours de roue à l’école University moto, puis mon père nous a acheté une moto à mon frère et moi. J’ai roulé en loisir jusqu’en 2014, où j’ai effectué ma première course et mon premier Championnat de Ligue enduro en 2015.
Quel est ton plus beau souvenir en course ?
Récemment j’ai pu participer à la finale du Championnat du monde de Superenduro à Albi. Une sensation énorme même si j’ai eu du mal… Je n’étais pas préparé pour ce type d’épreuve mais rouler devant les amis et la famille à ce niveau, c’était déjà un rêve !
Quelles sont tes ambitions pour les années à venir et les axes sur lesquels tu espères pouvoir t’améliorer ?
Progresser encore et pourquoi pas avancer vers le Superenduro si le budget le permet. C’est une discipline qui me plaît de plus en plus, tout en conservant l’enduro.
De quoi rêve un pilote d’enduro de ton niveau ?
Mon rêve serait d’intégrer un jour la catégorie Elite sur le France. Dans l’immédiat, j’espère me rapprocher des meilleurs de la catégorie Espoir. C’est une catégorie déjà très relevée.
Je crois savoir que tu as participé récemment aux championnats de France, qu’en retiens-tu ?
Oui, c’était la première épreuve de la saison avec le Team Atomic moto au Luc en Provence. Une jolie épreuve, je me suis régalé et j’ai montré une progression malgré une spéciale difficile qui me bloque aux portes du top 20 sur les deux journées… On sait sur quoi travailler et je vais tout donner pour intégrer les 20 premiers sur la prochaine épreuve qui sera pour moi les 29 et 30 juillet à Bar-sur-Seine.
Tu es jeune, tu as l’avenir devant toi mais comment te vois-tu dans 10 ans ? Toujours proche d’une moto ou plutôt dans la voie que tu entreprends par tes études ?
J’aimerais concilier les deux ! La moto demande un budget conséquent donc, chaque année, c’est un peu plus dur malgré l’aide précieuse de mes partenaires (Atomic moto, Air globe, Formaboots et toutes les entreprises locales) … Je vais rester concentré sur mes études qui se terminent bientôt et on verra par la suite. Mais tant que je prends du plaisir à rouler, je n’ai pas l’intention d’arrêter.
Tu es encore étudiant, n’est-ce pas trop compliqué de concilier études et passion ? D’ailleurs as-tu d’autres passions dans la vie ?
Ce n’est pas évident… Etant sur Toulouse, je roule seulement le week-end (quand je ne travaille pas), donc la progression est forcément plus lente et le statut de sportif de haut niveau n’est pas facilement accessible. Les horaires sont donc assez contraignants pour la préparation physique. J’aime bien le design et la création, mais aussi réaliser mon pressbook afin de rechercher des partenaires. Cela représente une partie intéressante du projet !
As-tu une idole, un pilote que tu admires et qui influence ta conduite ?
Nicolas Deparrois, qui est maintenant un ami. Il m’a beaucoup aidé l’année dernière et continu de le faire cette année! Un style de fou et un palmarès qui vend du rêve 😉
Si tu pouvais passer une heure avec un sportif, quel serait-il ?
Il y en a beaucoup, mais je dirai Eli Tomac. Il roule en SX US et a fait des remontées de fou pour gagner, alors qu’il partait dans les derniers suite à une chute… Impressionnant ! C’est, pour moi, une bonne leçon de mental.



