Folarin Balogun déjà énorme, Damián Bobadilla plombe les siens : les tops et flops d’Etats-Unis vs Paraguay
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Grâce à une première période de haut niveau, les États-Unis ont surclassé le Paraguay (4-1), portés par un doublé de Folarin Balogun. Retour sur les tops et les flops de cette rencontre.
Les Tops d’États-Unis – Paraguay
La doublette Pulisic-Balogun et l’attaque américaine
Si les États-Unis ont parfaitement commencé leur Mondial, ils le doivent en partie à leur côté gauche, qui a survolé la première période. Christian Pulisic et Folarin Balogun se sont amusés et ont mis au supplice les défenseurs paraguayens. Ils ont provoqué le but contre son camp pour l’ouverture du score, avant que l’attaquant de Monaco ne se signale par un doublé récompensant sa débauche d’énergie. Son deuxième but est un bijou dans la lucarne juste avant la pause pour porter le score à 3-0.

Le milieu de terrain de l’AC Milan, lui, n’aura finalement joué que 45 minutes, remplacé à la pause, certainement afin d’être préservé. Mais la domination américaine s’est poursuivie en seconde période avec un dernier but de Giovanni Reyna, lui aussi très actif, en toute fin de match, d’un superbe extérieur du pied gauche. C’est la première fois que les États-Unis marquent quatre buts lors d’un match de Coupe du monde. Ils lancent idéalement leur compétition à domicile, sous les yeux de David Beckham ou encore de Tom Cruise.
Le bluff Julio Enciso
Alors que la défense sud-américaine n’a pas répondu présente, la bonne surprise pour l’Albirroja est venue de l’attaque. Annoncé blessé, l’attaquant de Strasbourg Julio Enciso a été le seul à surnager dans son équipe. Il est à l’origine de la réduction du score de Mauricio. Son retour dans l’équipe est forcément positif en vue des prochaines échéances de la sélection paraguayenne.
La VAR qui revient sur une simulation
Souvent critiquée par les suiveurs du football, la VAR a montré un visage positif lors de cet États-Unis – Paraguay. À la 53ᵉ minute, Miguel Almirón tombe au sol le long de la ligne de touche. L’arbitre n’hésite pas et avertit le capitaine américain Tim Ream, qui semblait surpris par la sanction. La VAR appelle finalement M. Makkelie, l’arbitre néerlandais de la rencontre, pour revoir la situation. Après visionnage, il inverse sa décision, sanctionne finalement l’attaquant paraguayen pour simulation et retire le carton infligé à Ream. C’est une première en Coupe du monde, et un signal positif dans l’utilisation de l’outil.
Les Flops d’États-Unis – Paraguay
La défense paraguayenne et Damián Bobadilla au supplice
Pourtant solide en qualifications, avec seulement dix buts encaissés, la défense paraguayenne a rapidement été mise sous pression par les attaques américaines. Damián Bobadilla en est le symbole parfait puisque le malheureux milieu de terrain de São Paulo coupe une passe américaine et trompe son gardien pour offrir l’ouverture du score aux hôtes.

Et ce début de match catastrophique n’est pas allé en s’arrangeant pour les Sud-Américains, qui ont souffert à Inglewood avec trois buts encaissés en 45 minutes. Si Bobadilla, jamais vraiment remis de ce coup du sort, est finalement sorti à la pause, comme un aveu d’impuissance, ses coéquipiers défensifs, dont Juan Cáceres, n’ont guère été plus convaincants après la mi-temps.
Un Paraguay apathique
Certainement plombé par le but contre son camp de Bobadilla tôt dans le match, le Paraguay n’a jamais semblé entrer dans sa rencontre. Présentés comme des outsiders dans la poule, voire mieux, pour leur retour en Coupe du monde seize ans plus tard, les Paraguayens ont déçu pour ce match d’ouverture. Étouffée par une équipe américaine inspirée, incapable d’enchaîner pendant de longues minutes, la sélection sud-américaine devra montrer autre chose si elle veut espérer poursuivre sa route dans la compétition. Elle pourra toutefois s’appuyer sur son but de réduction du score comme point de départ.


