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Frédéric Michalak : voilà, c’est fini !

Nicolas Jacquemard

Publié le

Frédéric Michalak

Toutes les belles histoires ont une fin, même si bien souvent, on aimerait qu’elle continue, encore, encore et encore. Dans le sport, c’est pour suivre ces histoires et l’émotion qui en découlent que tous les amoureux peuvent donner bien de leur temps et faire bien des sacrifices pour les suivre. Fred Michalak, c’est le monsieur rugby des années 2000 en France, le joueur qui a marqué une génération, une page se tourne, un livre se referme, voilà, c’est fini. 

Aurélien Rougerie, Vincent Clerc, Julien Pierre, Yannick Nyanga, Florian Fritz et bien d’autres prennent leur retraite, autant de joueurs avec des carrières et des palmarès gigantesques et pourtant, aucun ne pourra se vanter d’avoir apporté au rugby autant que Frédéric Michalak. Le Toulousain en a un peu plus que ses camarades quand l’on regarde les lignes de son palmarès, mais il a en plus offert son image et sa personne au rugby en créant des vocations, qu’elles soient pour devenir joueur ou supporter fidèle. Une vie au service de son sport, celui qui lui a tout donné et à qui il a tant rendu.

Parfois idolâtré, comme ce soir de mai 2001 où il offre la victoire au Stade Toulousain ou celui d’octobre 2007 quand il transperce la défense néo-zélandaise, souvent critiqué, comme après la demi-finale de la Coupe du monde 2003 ou à chaque fois qu’il ratait un coup de pied, Frédéric Michalak a passé presque 20 ans sous le feu des projecteurs. Souvent touché, ses genoux vous le diront, jamais coulé, il s’est toujours relevé. Tous ses coéquipiers et entraineurs vous le rappelleront.

Plus loin que les frontières du rugby et du sport

Un « mec » aussi talentueux que professionnel, un moteur dans un groupe, jeune par sa fougue, plus tard par son expérience et son envie de transmettre aux autres. Pierre Mignoni, son dernier entraîneur, qui l’avait aussi connu à Toulon, résume qui est Fréderic Michalak : « J’ai tout fait pour qu’il vienne car je savais qu’il allait nous apporter plein de choses. C’est un grand monsieur. Le joueur est grand et l’homme est droit, fabuleux. Il a aidé les jeunes, il m’a aidé, donc je le remercie beaucoup. »

Michalak Wilkinson

A Toulon, Fred Michalak a partagé quelques matchs avec Jonny Wilkinson © le 10 sport

Je connais quelqu’un, 30 ans demain, qui est né avec la génération 1998, un gamin du football et de la Coupe du monde en France, qui ne jurait que par le ballon rond. Un soir de mai 2001, il a regardé une finale de Top 14, l’un de ses premiers matchs de rugby, il a vu Fred Michalak briller et il a compris qu’il n’y avait pas que le football dans la vie mais d’autres sports aussi. L’aura de ce jeune retraité a dépassé les frontières du rugby et son palmarès est stratosphérique, sa carrière de joueur a touché à sa fin mais par son implication à Blagnac ou par de futurs fonctions qu’il prendra, il restera proche de ce sport qu’il aime toujours autant. Voilà, c’est pas tout à fait fini…

Nicolas Jacquemard

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