Gaëlle Mignot, le rugby dans le sang


A son retour d’Angleterre, après une saison passée dans le club de Richmond, entretien en toute sincérité avec la talonneuse de l’équipe de France, Gaëlle Mignot.

Tout d’abord, Gaëlle, quelles sont les trois chiffres qui te caractérisent ?

Spontanément, je répondrais le numéro 2 puisque c’est le poste auquel j’évolue depuis de nombreuses années et avec lequel je prends énormément de plaisir. Ce chiffre en est même devenu un porte-bonheur. Ensuite, je pense au numéro 7 car c’est à cet âge là que j’ai commencé à pratiquer le rugby. Puis, 2010 puisque cette année-là j’ai connu ma première sélection en équipe de France ainsi que ma première Coupe du monde.

Que représente le rugby pour toi ?

Ce sport représente une grande partie de ma vie. Mon organisation personnelle et familiale tourne autour du rugby. Bien que joueuse de haut niveau, le rugby féminin français n’est pas encore professionnel. Je travaille donc la journée avant de m’entraîner avec mes coéquipières le soir. En dehors des terrains, pas une journée ne passe sans que je pense ou je parle de rugby.

Tu rentres tout fraîchement d’Angleterre où tu as évolué la saison dernière, qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Il y a deux raisons principales à ce choix-là. Tout d’abord, c’était une opportunité de découvrir une autre culture rugbystique et un fonctionnement différent des clubs français.

C’était également l’occasion pour moi, en répondant favorablement au challenge proposé par le club de Richmond, de retrouver de la motivation suite à une Coupe du monde 2017 en demi-teinte à titre personnel.

Que souhaites-tu transmettre à tes coéquipières de cette expérience Outre-Manche ?

A partir d’aujourd’hui, ce que je souhaiterai partager avec mes coéquipières et le rugby en général, c’est la culture et le fonctionnement anglo-saxons. Pour eux, il n’existe aucune distinction entre le sport féminin et masculin. Par exemple, la communication autour des matchs est la même et les actions sont communes. Au niveau culturel, le sport a une importance capitale et les Anglais s’en servent pour développer des qualités transverses utiles à titre personnel mais aussi professionnel.

Si tu pouvais changer l’issue d’une compétition ou d’un match, quel serait-il ?

Le match le plus marquant et à l’issue défavorable serait la demi-finale de Coupe du monde face aux Canadiennes en 2014.

Pour quelle(s) raison(s) ?

Perdre de 2 points devant son public est toujours difficile à accepter, surtout au vu de la physionomie du match. Puis, après avoir réalisé cette année-là le Grand Chelem lors du Tournoi des VI Nations, tout le groupe méritait le titre de championne du monde.

Quel regard portes-tu sur l’évolution de la médiatisation de ton sport ?

Depuis 2010, la médiatisation de notre sport a continuellement évolué. Cela nous a également permis de recevoir de plus en plus d’encouragements au quotidien et d’être reconnu en dehors du terrain. J’espère sincèrement que cela va se poursuivre et notamment créer des vocations pour les plus jeunes.

As-tu des projets pour ton après-carrière ?

Mon objectif principal serait de terminer ma carrière sur un titre mondial en 2021. Ensuite, je souhaiterai rester dans le milieu puisque le rugby fait parti de mon ADN et j’ai depuis toujours apprécié transmettre mon expérience. Je pense pouvoir m’épanouir lors d’intervention sur des séances de perfectionnement.

Baptiste Corvey-Biron

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