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Formule 1

Grand Prix de Monaco 2022 : Le circuit à la loupe

Pierre Gorce

Publié le

F1 Monaco 2022 le circuit à la loupe
Photo Icon Sport

SAISON F1 2022 – Le 7ème Grand Prix de la saison se déroule ce week-end à Monaco. Le circuit de la Principauté est unique en Formule 1, jamais les pilotes ne se retrouvant aussi proches des murs. Les risques sont immenses sur ce circuit historique, car chaque virage a quelque chose de spécial. Détaillons ensemble l’un des temples de la discipline. Zoom sur le circuit du Grand Prix de Monaco.

Quintuple vainqueur sur le Rocher Graham Hill disait : « Monaco vous offre tout ce que vous trouvez sur une route publique : des lampadaires, des arbres, des trottoirs, des caniveaux, des boîtes de nuit… C’est une course sur route dans le vrai sens du terme. » À l’heure où tous les circuits modernes sont construits au millimètre, chaque virage est pensé, repensé des centaines de fois, Monte-Carlo est un OVNI dans le monde de la F1. Monaco, c’est la Formule 1 et la Formule 1, c’est Monaco. L’un ne va pas sans l’autre.

Rouler en Principauté, ce sont des frissons uniques pour un pilote, comme pour les spectateurs en bord de piste. Circuit urbain par excellence, le tracé n’a quasiment pas évolué depuis les années 1920. Seule la nouvelle chicane, juste avant le port, a été ajoutée lors du 44e Grand Prix, en 1986. Beaucoup de moments historiques à travers toutes ces années. Les six succès d’Ayrton Senna (dont 5 de suite, entre 1989 et 1993) dans les rues de Monaco constituent toujours un record. La victoire rocambolesque d’Olivier Panis, il y a 26 ans, montre bien ce que représente ce Grand Prix : de l’inattendu, des rebondissements, des déceptions et de la gloire.

À pleine vitesse jusqu’au casino

Après les premiers tours de roue, les monoplaces arrivent rapidement à Sainte-Dévote. Accrochage avec un adversaire, passage dans l’échappatoire ou bisou plus ou moins tendre à la fin de ce premier virage, la mise en route n’est jamais en douceur. Ensuite, les voitures foncent à toute vitesse jusqu’au casino. Une courbe vers la droite et une descente bosselée qui mènent jusqu’à l’épingle du grand hôtel. Cette épingle est peut-être le virage le plus lent de la saison. Les pilotes ne dépassent pas les 70km/h ici.

Les pentes ne sont pas aussi raides que dans les stations de ski voisines comme Isola 2000 mais celles du circuit monégasque descendent jusqu’à la mer. Arrivé au bord de l’eau, la suite se déroule sous le tunnel. L’un des principaux points de dépassement à Monaco se trouve à quelques mètres de la Méditerranée, à la chicane précédant le port. Comme au premier virage, beaucoup de collisions sont possibles ici. Pour sa première année dans la catégorie reine, Charles Leclerc, nouveau héros local, avait perdu les freins et percuté violemment la Toro Rosso de Brendon Hartley. Le premier de ses abandons sur le Rocher.

Du spectacle et du risque, de la Piscine à la Rascasse

Les monoplaces arrivent par la suite au virage du Tabac. Une courbe vers la gauche passée en quatrième rapport, devant une grande tribune, avec vue sur les yachts les plus démesurés. En 2013, Max Chilton et Pastor Maldonado s’étaient percutés, les TechPro s’étaient détachés et le drapeau rouge avait été déployé pendant de longues minutes. Le virage 14, c’est la piscine. L’un des endroits les plus excitants du circuit, où l’on a, à chaque week-end de Grand Prix, des images formidables. Les Formule 1 effleurent l’intérieur du virage, des fois un peu trop, le freinage y est très fort.





Le dernier secteur est plus court avec une arrivée à la Rascasse, ce double droite où les pilotes peuvent entrer dans les stands ou bien se diriger vers la ligne. Lieu de collisions également mais aussi de manœuvres de génie. Pas plus tard que l’année dernière, lors de la course 1 en Formule 2, Marcus Armstrong (DAMS) avait forcé le passage à Jehan Daruvala (Carlin) pour prendre la 10e place, synonyme de pole position pour la 2e course. Bref, Monaco, c’est lent, rapide, spectaculaire, renversant, quelque chose d’unique dans une carrière.

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