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Handball EHF Euro Cup : Les Bleus sacrés après leur succès en Suède

Etienne Goursaud

Publié le

Handball EHF Euro Cup : Les Bleus sacrés après leur succès en Suède
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HANDBALL EHF EURO CUP – Solide et devant la majorité du match, les Bleus dominent la Suède (33-32) et remportent le tournoi, avant même la dernière journée de compétition. Une cinquième victoire en autant de matchs, dans une partie où ils ont affiché une certaine maîtrise, malgré le rythme imposé par les Suédois.

C’est un trophée hautement symbolique que viennent de gagner les Bleus. Symbolique, mais qui prouve que cette équipe va de l’avant, après le traumatisme des Jeux Olympiques. Une cinquième victoire en autant de rencontres, dans cet EHF Euro Cup. Et un sacre avant même la dernière journée de la compétition. Et quand on a la Suède et le Danemark dans sa poule, il ne faut pas galvauder la valeur de cette performance. Comme celle de cette victoire. Avec une équipe de France qui a tenu tête à celle de Suède, malgré les presque 12 000 personnes dans l’arène de Göteborg. Un 8e homme qui n’aura pas fait basculer la rencontre.

36 buts et deux équipes dos à dos dans le premier acte

Des buts et beaucoup de rythme dans ce premier acte. Deux équipes qui n’ont pas pu se départager (18-18 à la pause) et des choses plaisantes. L’équipe de France, quelque peu remaniée, échéances de fin de saison obligent, a fait preuve de belles choses durant ces 30 premières minutes. En tenant tête aux Suédois à Göteborg. Elle a d’abord tenu le rythme infernal mis par les locaux qui devaient gagner de sept buts pour tenter de remporter cet EHF Euro Cup. Un match lancé sur des bases folles (7-7, 9ème et 64 % de réussite de chaque côté). Puis les Bleus se sont mis à mieux défendre. Belle machine, la mécanique suédoise s’est progressivement enrayée. Les hommes de Guillaume Gille ne prennent que deux buts en dix minutes et font le premier break (9-12, 19e).

Sentant le danger, Michael Apelgren a pris un temps mort qui a fait beaucoup de bien à ses joueurs. Qui reviennent dans la partie petit à petit. Jusqu’à la première égalisation (13-13, 26ème), qui en amènera cinq autres, dans les cinq dernières minutes d’un premier acte décidément très enlevé. Dix-huit buts et dix buteurs différents, dont Benjamin Richert qui a découvert les Bleus en début d’année (deux buts) et Vincent Guéric, qui a marqué son premier but en équipe de France. Défensivement, ce fut parfois compliqué pour les hommes de Guillaume Gille, qui ont souffert dans le secteur central et sur les ailes. Et qui n’ont pas su totalement capitaliser leur temps fort du cœur de ce premier acte.

Une victoire qui a mis du temps à se dessiner.

Un peu de retard à l’allumage dans ce second acte (21-19, 34e), avec une équipe de Suède qui a tenté de mettre énormément de rythme. Avant que les Français ne reviennent dans la partie, avec les premiers buts en Bleu de l’arrière Tom Pelayo, dans un match avec toujours autant de buts, 50 en 42 minutes (25-25, 42ème). Le Dunkerquois marquera 3 buts, dont une lucarne exceptionnelle. Petit point noir du match, la prestation des gardiens tricolores. 4/22 dans le premier acte pour Rémi Desbonnet, et aucun pour Samir Bellahcene pendant 16 minutes dans ce second acte. En face, entré en jeu au cœur du premier acte, le gardien parisien Andreas Palicka se montre plus en réussite (8/20 après 46 minutes). Dont quelques parades monstrueuses, comme celle à 6 mètres sur Nicolas Tournat (46e).

Preuve que les Bleus ont eu des ballons. Mais gardent la tête à dix minutes du terme (28-29, 51ème). Et c’est en affichant un peu plus de réussite, que les hommes de Guillaume Gille vont faire basculer la rencontre, même si l’efficacité au tir sera resté en dessous de celle de la Suède (71 % contre 63 %). Des statistiques balayées par un Melvyn Richardson. Qui donne le +2 à deux minutes du terme, en profitant d’un trou de souris. Et ses coéquipiers récupèrent un ballon dans la foulée. Et même s’ils vont de faire peur dans les dernières secondes, avec deux ratés de Nicolas Tournat, pourtant énorme dans sa partie, pour son premier capitanat, il n’y aura pas d’Allemagne bis, les Suédois ne trouvant pas le cadre sur leur ultime tir.

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