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Handball Ligue des Champions (H) : Le PSG coule à Lisbonne

Etienne Goursaud

Publié le

Handball Ligue des Champions (H) : Le PSG coule à Lisbonne
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL 2024/2025 – Le PSG a lourdement chuté sur le parquet du Sporting Lisbonne (39-28). Une deuxième défaite de la saison en Ligue des Champions, qui est inquiétante, tant au niveau du score que du contenu. Même si les Parisiens restent bien placés.

Pour l’heure, le PSG Handball ne perd que peu dans cette Ligue des Champions. Mais quand il perd, il y met les formes. Ou plutôt la méforme, au vu de ce qu’ont montré (ou pas montré) les Parisiens, tout au long de ce déplacement au Sporting Lisbonne (39-28). Il y avait eu Veszprem (41-28), il y a le Sporting Portugal désormais. Si la barre des 40 buts encaissés n’a pas été atteinte, ce fut tout proche. Dont 23 dans le second acte. Impossible de gagner un match comme cela. Une défaite qui est sans doute plus impactante psychologiquement que comptablement. Les Parisiens sont encore bien dans cette poule. Mais l’ombre d’Elohim Prandi, qui a porté le PSG tout au long de ce début de saison, va planer et a plané sur la rencontre. Sans son artilleur, les Parisiens ont paru être complètement perdus.

Le PSG Handball peut avoir des regrets dans le premier acte

Pourtant, le premier acte n’est pas si mauvais. Mais le problème, c’est qu’avec Paris, ce n’est jamais régulier. Et ce premier acte au Portugal l’a encore une fois confirmé. Avec un PSG aux deux visages. L’un séduisant et ultra-offensif, avec neuf buts marqués dans les douze premières minutes. Véritable machine à marquer, notamment sur les ballons de récupération. Et un Jacob Holm qui marque cinq des huit premiers buts de son équipe. Malheureusement, le Danois sera totalement muet par la suite de ce premier acte. Il semblait libéré. Et il est vrai que ce début de match a permis au PSG de mettre le Sporting Lisbonne dans les cordes (6-9, 13e).

Puis d’un coup, presque plus rien. Le tournant ? Peut-être cet immanquable de Mathieu Grebille en contre-attaque. Une balle de +4 qui aurait certainement changé le cours de ce premier acte. Dès lors, les Parisiens se sont crispés, avec six buts en 18 minutes de jeu. Et une efficacité offensive qui n’a eu de cesse de dégringoler, pour finir à seulement 41 %, avec trop de pertes de balle et du déchet. Les Portugais en ont bien profité et ont pu revenir (10-12, 21e, 12-12, 22e). Pour prendre la tête (14-13, 25e). Et il faut même un grand Jannick Green, sur l’ultime seconde de jeu, pour éviter aux siens d’avoir deux buts de retard à la pause (16-15). Le portier danois, auteur d’un bon 7/21 dans les cages parisiennes, malgré les 15 buts encaissés (le Sporting ayant marqué une fois dans le but vide).

Le naufrage parisien dans le second acte

Et cette fois-ci, le vernis a fini par craquer. Très (trop) souvent sur le fil, le PSG va exploser en vol. Déjà en verve dans le premier acte, Andre Kristensen va écœurer les tireurs parisiens (12/29 après 38 minutes de jeu). Du côté de Paris, Yahia Omar passe à côté et multiplie les pertes de balle. Et c’est toute l’équipe parisienne qui passe à côté de son sujet, au terme de dix premières minutes en enfer. Avec sept buts de retard (25-18, 40e). Le PSG a encaissé neuf buts en autant de minutes disputées de ce premier acte. Tous les tirs pris par le Sporting, c’est un but encaissé. Les deux frères Costa, Martim et Francisco, se régalent et enquillent les buts. Il ne faudra que 16 minutes au Sporting Portugal pour marquer 15 buts, presque autant que dans le premier acte. Jannick Green est abandonné par sa défense et n’a réalisé aucun arrêt durant cette période.

Offensivement, il y a trop d’échecs, comme dans le premier acte. L’efficacité offensive du PSG continue à s’éroder, mais c’est sur la réussite au tir que la différence se fait. Malgré les huit buts d’écart (32-24, 48e), PSG et Lisbonne ont tiré autant de fois au but (43 pour les deux équipes). Si l’écart n’a fait que se creuser, le PSG peut presque remercier son adversaire, qui n’a pas appuyé totalement sur le champignon dans les cinq derniers buts. Épargnants aux Parisiens l’humiliation des 40 buts encaissés. Néanmoins, on a l’impression que cette équipe, orpheline de Prandi et privée ce mercredi soir de Luc Steins et de Kamil Syprzak (sur la feuille de match, mais qui n’a pas joué), semble vulnérable très vite.

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