Nous suivre
Handball

Handball Ligue des Champions (H) : Nantes miraculé à Kielce

Etienne Goursaud

Publié le

Handball Ligue des Champions (H) : Nantes miraculé à Kielce
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS MASCULINE DE HANDBALL – Le HBC Nantes arrache le nul sur le gong face à Kielce (28-28) au terme d’un match irrespirable. Un point du nul qui change tout en vue de la qualification directe en quarts de finale de la Ligue des Champions.

Le HBC Nantes est encore debout. Ce petit point est peut-être un détail pour vous, mais pour eux, cela veut dire beaucoup. C’est ce qui change le destin de cette équipe, miraculée sur le parquet de Kielce (28-28). Le point qui donne le destin entre les mains des Nantais, en vue de la qualification directe en quarts de finale de la Ligue des Champions. En recollant à un point d’Aalborg, les Nantais, qui recevront les Danois lors du dernier match, n’auront besoin « que » d’une victoire, alors qu’en cas de défaite, il aurait fallu gagner ce match de sept buts. Ceci dit, contre son prochain adversaire européen, il faudra montrer plus, bien plus même que ce mercredi soir. Tant le match fut compliqué dans bien des aspects.

Extinction des feux pour le H après 15 minutes de jeu

Il y a eu deux HBC Nantes dans ce premier acte. Tout d’abord un HBC Nantes appliqué, sérieux, qui a pris le match par le bon bout. Porté par son demi-centre Aymeric Minne, auteur de trois des six premiers buts de son équipe. Sans être flamboyants, les Nantais font le job, tandis que Kielce vit des moments bien compliqués offensivement. Tant au niveau du tir, que des pertes de balles. De quoi amener le « H » vers un début de match tranquille, en faisant respecter son statut de candidat à la qualification directe en quart de finale (5-9, 17e).

Et puis ? Plus rien. Une complète extinction des feux. Qui a coïncidé à la montée en puissance du gardien Bekir Cordalija (8/20 dans le premier acte, 7/16 après 22 minutes de jeu). D’un coup, presque plus rien ne rentre. Des pertes de balles oui, mais des tirs en situation ultra-favorable, qui sont complètement manqués. Les Nantais encaissent un premier 4-0 en six minutes (9-9, 23e). Alors que les Français de Kielce sont en feu, dont l’ancien Nantais Théo Monar (3/3 dans le premier acte).

On pense alors que le temps mort pris par Grégory Cojean est salvateur pour les Nantais. Qui semblent repartir de l’avant (10-12, 25e). Mais c’est pour mieux replonger. Ils ne marqueront plus un but jusqu’à la pause et vont encaisser un second 4-0. Mal parti dans ce premier acte, Kielce bascule avec deux buts d’avance. Et les Nantais, en grande difficulté, s’en sortent presque bien. Avec seulement 50 % de réussite au tir.

Ayoub Adli en sauveur de la maison

Le début de second acte confirme toutes les difficultés. Si les Nantais essayent de mettre du rythme, il tombe dans son propre piège. Et multiplie les pertes de balles en jeu sans gardien. Dylan Nahi s’en régale et n’en demande pas tant pour inscrire trois buts de rang. À ce moment du match, la situation est critique pour le H qui peine à se révolter (21-16, 42e). Pourtant, les Polonais ouvrent des brèches en n’étant pas impériaux offensivement (49 % d’efficacité offensive après 45 minutes de jeu). Et à force d’en ouvrir et même dans la douleur, les Nantais vont finir par s’y infiltrer. Pour revenir d’abord à deux buts (22-20, 49e). La clé ? Beaucoup plus de sérieux.

Le grignotage se poursuit. Pour la première fois depuis le début du second acte, Nantes recolle à un but (25-24, 56e). Porté par un Ayoub Abdi qui a retrouvé la mire au meilleur moment. Ce n’est plus le même match. On sent des Polonais bien plus tendus et qui sentent que la partie leur échappe. Eux qui luttent pour leur survie dans la compétition. Nantes a retrouvé de l’efficacité offensive (62 % de réussite au tir, 57 % d’efficacité offensive). Mais n’arrive toujours pas à recoller. Les Nantais ne baissent pas la tête. Et vont réussir à recoller pour la première fois depuis la 26e minute. Le tout à 10 secondes du terme. Et qui d’autre qu’Ayoub Abdi, sur un but exceptionnel pour égaliser (28-28, 59:50). L’ultime jet franc des Polonais, sur le gong, fera passer un dernier frisson. Mais Ignacio Biosca, énorme dans le dernier quart d’heure, s’interpose. Nantes peut exulter.





Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *