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Handball ProLigue : Le BBL Handball sanctionné de quatre points de pénalité

Maxime Cazenave

Publié le

Handball ProLigue Le BBL Handball sanctionné de quatre points de pénalité
Photo Icon Sport

HANDBALL / PROLIGUE – En raison de ses difficultés à tenir le budget présenté à la LNH cette saison, le Bordeaux-Bruges-Lormont Handball vient d’écoper d’un retrait de quatre points, et se retrouve plus que jamais dans la difficulté financièrement.

Décidément, les temps sont durs pour les clubs professionnels de handball de l’agglomération bordelaise. Alors que chez les féminines, le club de Mérignac avait défrayé la chronique en étant sanctionné de neuf, puis cinq points de pénalité après appel, c’est désormais au tour du Bordeaux-Bruges-Lormont Handball chez les hommes de subir une sanction de la part de la Ligue Nationale de Handball.

Un avenir inscrit en pointillés ?

En effet, ce mercredi, le gendarme financier de la ligue (CNACG) a décidé de retirer quatre points au club positionné en milieu de tableau de la ProLigue, le deuxième échelon tricolore. Cela fait glisser de la 7e à la 8e place le club girondin avec désormais 19 points. Mais au-delà de l’aspect sportif, c’est bien la question de l’avenir de la structure professionnelle qui se pose.

Dans les colonnes de Sud Ouest, le président Jean-Paul Onillon s’est exprimé sans se montrer réellement sur la situation, tout en mettant la pression sur la Métropole : « Sur les subventions, on a perçu 120 000 euros qui se répartissent ainsi : 70 000 euros de la région, 50 000 du département. Si on compare ce chiffre à la moyenne de tous les clubs de Proligue qui se situe entre 650 000 et 750 000 euros, on en est loin. Et cette moyenne est dépolluée des clubs parisiens qui eux touchent entre 1 et 1,20 M€ ». 

En effet, l’« invraisemblance de budget » selon la CNACG, semble être sérieuse. S’il n’y a pas eu de communication concernant le trou par rapport aux 1,45M€ tablés en début de saison, on peut facilement imaginer que l’addition est salée. Il faudra ensuite se mobiliser afin de repartir pour la campagne 2023-2024, alors que le maintien sportif est en excellente voie. « On va avoir besoin des collectivités si on veut avoir un club de hand de haut niveau pour la saison prochaine » précise Jean-Paul Onillon. Traduction, si l’agglomération bordelaise veut conserver un club professionnel masculin dans le handball, il faudra mettre la main à la poche. L’affaire est donc loin d’être terminée, et les prochaines semaines et mois s’annoncent agités pour le promu bordelais.

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