[Histoire] Quand Richard Virenque remportait Paris-Tours en 2001
RETRO – CYCLISME – Il y a des victoires dont on se souviendra longtemps. D’autres dont on se rappellera toute sa vie. Celle de Richard Virenque sur Paris-Tours en 2001, fait partie de la deuxième catégorie.
Car le contexte s’y prête. Rappel des faits : Richard Virenque se retrouve sans équipe à l’automne 2001, après avoir purgé sa suspension d’un an, suite à ses aveux de dopage chez Festina, à la fin des années 90. À l’époque, un homme va lui tendre la main : Patrick Lefevere, l’actuel boss de la formation belge Deceuncinck – Quick-Step, alors patron de l’équipe Domo-Farm Frites, l’ancêtre du Wolfpack mené par Julian Alaphilippe.
L’homme d’affaires lui propose une pige de quelques mois, avec au bout, la possibilité de signer un contrat plus long. À quitte ou double, le natif de Casablanca allait crever l’écran. Sur une épreuve réservée aux sprinteurs.
Paris-Tours, la renaissance
Oui. Le 7 octobre 2001, Richard Virenque allait renaître de ses cendres. Sur Paris-Tours. Considérée comme la classique la plus plate, réservée aux grosses cuisses, avec une arrivée sur l’interminable Avenue de Grammont, la Classique des Feuilles Mortes a souri cette année-là à un pur grimpeur. Qui aurait pu le croire ?
Dès le départ de cette 95ème édition, deux coureurs prenaient la poudre d’escampette. Deux Français et copains : Jacky Durand (Française des Jeux), vainqueur de l’épreuve en 1998, et Richard Virenque. Si le premier cité a déjà brillé sur des terrains plats, ce n’est pas le cas du second mentionné. Peu importe, les deux compères passaient la journée ensemble. Jusqu’à ce que le quintuple vainqueur du maillot à pois du Tour, à l’époque, ne dépose dans les talus tourrangeaux le lauréat du Tour des Flandres 1992.
La suite, on la connait, en fin de compte. Admirable de panache dans les dix derniers kilomètres, souvent face au vent, Richard Virenque levait les bras sur l’Avenue de Grammont, au nez et à la barbe des meilleurs sprinteurs du moment qu’étaient Oscar Freire, Erik Zabel ou Alessandro Petacchi. Au terme de 250 km d’échappée. 250 km de frissons.

La suite ?
La suite ? Richard Virenque, fort de cet exploit retentissant, signé chez Domo-Farm Frites, devenue Quick-Step Davitamon pour les saisons 2003 et 2004. Deux années durant lesquelles le Varois remportait deux nouveaux maillots à pois de meilleur grimpeur sur le Tour de France, avec à chaque fois, ce même panache. Richard Cœur de Lion, pour l’éternité.


