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Hockey sur glace – Rétro 2017 : une riche année pour le hockey français

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Un petit regard dans le rétro : phases finales de la Saxoprint Ligue Magnus, avec une nouvelle formule et un format plus proche des standards européens avec 44 matchs, une Coupe de France historique, des Mondiaux à la maison, les retraites internationales de monuments, un Français bien placé à la Draft en NHL. Du lourd.

Coupe de France

2016 avait clos la Saxoprint Ligue Magnus sur un Winter Game historique au Groupama Stadium de Lyon, en préambule du futur mondial du mois de mai à Paris. Les Brûleurs de Loups de Grenoble s’imposaient chez les Lions de Lyon, comme une esquisse de la fin de saison. En effet, ces 2 équipes se retrouvaient pour une demi-finale de Coupe de France (là encore, victoire grenobloise), quelques jours après. Les Isérois remportent le Trophée à l’AccorHotels Arena de Paris-Bercy, lieu du futur mondial. Premier titre depuis la Coupe de la Ligue 2015 et première coupe nationale depuis le doublé de 2009 (dernier titre en Magnus également). La finale face aux Dragons de Rouen, double tenants du titre, a tenu ses promesses entre deux habitués de la compétition.

Saxoprint Ligue Magnus

Les deux clubs se sont retrouvés en demi-finale de la Saxoprint Ligue Magnus. Les quatre premiers de la saison régulière (Gap, Grenoble, Rouen et Bordeaux, le petit novice) constituaient le dernier carré magique. Un duel épique a opposé les deux finalistes de la Coupe de France avec des Dragons qui ont pris leur revanche en sept matchs, avec le gain du dernier match à Pôle Sud, l’antre des Grenoblois. Pour la finale, Les Gapençais prennent leur revanche de la demi-finale de 2016 sur les Dragons en s’imposant 4 manches à 2. La bande à Basile remporte son deuxième titre en trois ans et se place comme équipe qui compte en France.

Mondial à Paris

Le Mondial 2017 à Paris, grand moment pour tous les amateurs de hockey français et d’ailleurs. Un lieu de partage, d’échange, de rencontre entre les différents acteurs de ce sport. Qu’ils soient journalistes, joueurs, bénévoles, une véritable auberge espagnole était présente pendant 15 jours à Paris (et à Cologne, qui organisait la poule A ainsi que les 1/2 et les finales). Si la multitude de nationalités est logique parmi les suiveurs ou les staffs des équipes, elle est plus surprenante dans la grande équipe de bénévoles. Là, les Français côtoient des Canadiens ou des Slovaques, les aficionados de la crosse discutent avec des néophytes qui profitent de l’événement. Les entrailles de Bercy grouillent toute la journée pour permettre à la compétition de se dérouler sans accrocs.

Pour ce qui est de la compétition, elle laissera un goût amer dans la bouche des supporters français. En effet, il s’en est fallu de peu pour que la France retrouve les quarts de finale. Mais nombre d’émotions resteront dans les mémoires. Qui peut oublier les performances monumentales de Florian Hardy, nouveau cerbère d’Angers, face à la Finlande (dont le plus bel arrêt du Mondial) qui ont permis l’exploit (victoire 5-1 contre le futur troisième de la compétition) ? Les matchs héroïques contre les Canadiens, certes avec une équipe B ou C mais avec beaucoup de joueurs confirmés, ou les voisins Suisses avec les tirs de fusillades ? Et que dire des adieux déchirants et magnifiques des deux grognards français que sont Laurent Meunier, capitaine courage, et Cristobal Huet, la légende, le seul vainqueur d’une Coupe Stanley en NHL côté tricolore.

Les Bleus auront réalisé un tournoi pleins de belles promesses – AFP

Tout était bien orchestré. Le remplacement en fin de match de « Cristowall », le tour d’honneur des héros du jour avec leurs enfants, la standing ovation… La belle histoire avec le chandail bleu se termine, la faute à un énième tournoi de qualification olympique raté, mais la France peut quand même entrevoir un bel avenir avec de nouveaux leaders, Pierre-Edouard Bellemare (PEB) en tête. Il faut continuer ainsi et regarder vers le haut et non plus vers le bas. Nul ne sait quand les Mondiaux, ou les JO, reviendront en France. Émotions, frissons, fierté, oui, ce sont les sentiments qui viennent à l’esprit lorsque l’on y repense.

NHL/KHL : entre saison sans Play Off et Draft historique

Nos fers de lance internationaux ont connu des saisons difficiles en club (aucun en Play Offs de NHL ou blessures à répétition,) mais se sont consolés avec un bon Mondial. Un joueur aura pu faire le tournoi sans une blessure en fin de saison : le jeune Alexandre Texier, 18 ans, a crevé l’écran en Saxoprint Ligue Magnus avec son club formateur : Grenoble. Il a réalisé une très belle première année en élite, au point d’être drafté en 45ème position (meilleur classement pour un Français) par les Blue Jacket de Columbus. Il ne commence pas tout de suite en NHL, encore trop jeune, mais réalise un excellent début de saison en Finlande ou il doit s’aguerrir avant de rentrer dans la grande ligue. L’avenir lui appartient et il devrait être la locomotive du hockey français d’ici quelques années. De son côté, PEB participe au bon début de saison de sa nouvelle équipe : les Golden Knight de Las Vegas, qui caracolent en tête de la conférence Ouest pour leur 1ère saison dans la ligue. Les supporters de Philadelphie le regrettent certainement.

2017 fût une belle année pour le hockey français. Même avec la retraite de deux légendes, l’avenir peut s’envisager sereinement avec nos leaders (Bellemare, Roussel, Auvitu, Texier…) et l’augmentation du niveau du championnat domestique. Rome ne s’est pas faite en un jour, il faudra du temps pour devenir une nation, certes toujours derrières les mastodontes, qui compte sur l’échiquier. Bientôt, la France pourra viser régulièrement les quarts de finales des mondiaux et des qualifications aux JO plutôt que d’abord penser au maintien. Même sans JO pour nos Bleus, l’année 2018 sera celle de la confirmation et nous avons hâte de voir cela.

Damien Meunier


Journaliste/rédacteur depuis décembre 2016 - Amateur professionnel de sport, d’abord le football, j’aurais pu en faire mon métier. Mais bon, vous savez les … non, pas les croisés, ils vont bien eux. Juste un manque de talent, de technique et de niveau surtout. Mais cette passion est ancrée en moi telle la pomme dans la tarte tatin. Le côté suiveur/supporter est évidemment important au quotidien, que ce soit un soir de juillet 1998 en banlieue lyonnaise ou de juillet 2018 à Montréal. Car oui, depuis ma France natale, j’ai migré outre-Atlantique, au pays des caribous. Là, le football se joue à la main et non au pied. Et surtout, la religion sportive est plutôt froide et se joue avec une crosse. Non, ce n’est pas le curling ni le Lacrosse, encore que, mais le hockey sur glace. Une autre vision, une autre culture. On troque les crudités devant la télé pour une poutine et on s’installe avec notre chandail pour suivre cela. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ou la vitesse d’un slap shot de McDavid ou un arrêt de la mitaine de Price, j’écris sur de l’actualité par ici mais aussi le sport féminin, pas assez mis en avant.

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