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Hockey sur glace – TQO : Les Bleus blanchissent sereinement l’Italie et attendent la Lettonie

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Hockey sur glace - TQO Les Bleus blanchissent sereinement l'Italie et attendent la Lettonie
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HOCKEY SUR GLACE – Face à une Italie décevante dans ce TQO, l’équipe de France n’a pas tremblé en s’imposant 2-0 grâce à un doublé de Sacha Treille, le tout en faisant preuve d’une maîtrise appréciable. Elle s’offre donc le droit de disputer une sorte de finale face à la Lettonie ce dimanche pour décrocher sa place à Pékin. Auteur d’un blanchissage à 23 buts et de l’arrêt du tournoi, Henri-Corentin Buysse a lui marqué des gros points pour la place de gardien titulaire.

Au lendemain de son succès face à la Hongrie pour son entrée en lice au TQO de Riga, l’Équipe de France était de nouveau sur la glace ce vendredi. Cette fois, c’est l’Italie qui se dressait devant es Bleus sur la route de Pékin. Désossés par la Lettonie la veille (0-6), les Transalpins avaient l’ambition de remettre les pendules à l’heure. Pour l’occasion, Philippe Bozon a conservé les mêmes lignes que face à la Hongrie. Seul le poste de gardien connaît un changement avec Henri-Corentin Buysse qui est titularisé à la place de Florian Hardy.

Des Bleus clairement supérieurs mais qui se mettent en difficulté eux-mêmes

A l’image du début de rencontre face à la Hongrie, les Bleus effectuent une entame sur courant alternatif. Il y a à la fois du bon et du mauvais. Du bon dans la circulation du palet et l’impact physique déployé, du mauvais dans les errements coupables qui offrent des opportunités à une équipe italienne pourtant très peu inspirée. Henri-Coretin Buysse se montre impérial devant son filet, bien aidé par une défense solidaire.

De l’autre côté, Andreas Bernard ne laisse également rien passé, repoussant notamment deux énormes tentatives d’Alexandre Texier et une du malheureux Charles Bertrand, toujours en manque d’efficacité avec les Bleus. Si les premières minutes ont été intenses, le reste du tiers se passe sur un rythme étriqué, les deux équipes, et en particulier les Français, prennent leur temps pour poser le jeu. Comme la veille, la supériorité technique des hommes de Bozon et surtout de ses premières lignes offensives est évidente. Cela se voit de façon criante lorsqu’il y a des opportunités de se projeter rapidement en profitant des rares fois où les Italiens sont hors de leur position défensive. Cependant cela ne se traduit pas au score.

Le deuxième tiers, période préférée des Bleus

Cela n’est qu’une question de temps puisqu’à l’image de la veille, c’est dans le deuxième tiers que les Français finissent pas débloquer la situation. Tim Bozon réalise un bon travail derrière le filet pour servir Hugo Gallet à la bleue. Le jeune défenseur déclenche immédiatement. En roublard, Sacha Treille dévie le palet devant l’enclave pour tromper Bernard (1-0, 24e). Mis en confiance, les Français proposent un jeu de plus en plus épuré. Ils arrivent à pénétrer dans la zone offensive avec beaucoup de facilité, et proposent des grosses séquences de possession qui frustrent les Italiens.

Ces derniers commencent alors à se mettre à la faute, donnant plusieurs supériorités numériques. Si les deux premières opportunités ne sont pas concrétisées, la troisième est la bonne. Auteurs de trois points chacun face à la Hongrie, Alexandre Texier et Florian Chakiachvili ajoutent une assistance à leur compteur. Sur un lancer de ce dernier, Sacha Treille effectue une nouvelle fois une déviation qui crucifie Bernard à bout portant (2-0, 34e). Le break est fait face à une équipe italienne en grande difficulté et qui semble déjà émoussée après avoir terminé sa rencontre vers 20h30 la veille. Cependant, deux pénalités coup sur coup appelées contre Treille et Da Costa donnent une situation en or aux Italiens de revenir juste avant la pause, ce dont les Transalpins ne profitent pas.

Une fin de rencontre en mode avion

Dominateurs, les Français abordent donc la dernière période avec sérénité, peut-être même un peu trop puisque certaines passes faciles redonnent des palets dangereux aux Italiens. Ces derniers tirent plus de fois en l’espace de six minutes que durant la période précédente (5 contre 3), remettant en lumière un Buysse impeccable sur les lancers auquel il doit faire face. Les duels s’équilibrent également de nouveau entre les deux équipes. L’Italie évolue plus haut sur la glace, ce qui en contrepartie laisse des opportunités en contre, à l’image d’une échappée de Tim Bozon qui rate le cadre.

Mais les plus belles occasions sont à mettre à l’actif des Transalpins, et notamment d’un Enrico Miglioranzo qui se met à dégainer à tout va. Cependant, les Bleus se satisfont de ce faux rythme au fur et à mesure que les minutes s’égrènent. Preuve de ce relâchement, les Bleus tirent seulement…une fois durant les vingt dernières minutes! Un total peu flatteur et symbolique d’une évidente baisse d’intensité. Mais cela n’empêche pas l’EDF de pouvoir gérer tranquillement face à une Italie décevante. Cette dernière tente le tout pour le tout en sortant son gardien à plus de deux minutes du terme de la partie, et provoque une pénalité qui met légèrement le feu. Mais pas de panique, Henri-Corentin Buysse veut son blanchissage.

Le dernier rempart des Gothiques va alors multiplier les arrêts pour frustrer les Italiens, s’offrant même l’arrêt du tournoi avec une parade de la main droite exceptionnelle devant Alex Petan! Mais l’essentiel est ailleurs puisque ce succès permet aux troupes de Philippe Bozon d’avoir toujours les cartes en main pour son destin olympique. Pour aller à Pékin, il faudra sortir un exploit dimanche, et battre la Lettonie devant son public bouillant.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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