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Portraits

Hubert Henno, prendre du plaisir jusqu’au bout

Nicolas Jacquemard

Publié le

Hubert Henno

On a rencontré Hubert Henno, libéro du Tours Volley Ball, qui tentera la semaine prochaine de remporter sa 4ème coupe d’Europe CEV.

Hubert, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Hubert Henno, j’ai 40 ans et cela fait plus de 20 ans maintenant que j’ai commencé ma carrière professionnelle. J’ai gagné 5 titres de champion de France, 2 titres en Italie et 1 en Russie, 2 ligue des champions et 3 coupe d’Europe CEV. Après, j’ai aussi gagné les coupes nationales dans ces pays, j’ai eu 2 médailles d’argent avec la France lors des championnats d’Europe 2003 et 2009, mais aussi une en bronze aux championnats du monde 2002.  J’ai plus de 270 sélections en EDF.

Tours s’est qualifié pour la finale de la coupe d’Europe, une sacrée performance ?

Oui c’est une sacrée performance que d’arriver jusqu’en finale. Un vrai parcours du combattant, cela pompe énormément d’énergie. Mais pour un club français c’est un exploit.

Pas le temps de savourer qu’il faut déjà se concentrer sur la finale, quelle sera la clé pour s’imposer selon toi ?

Les italiens ce sont des machines habituées à ces matchs. A l’aller il faudra faire ce que l’on peut là-bas. Le retour, chez nous, sera décisif.

En championnat vous êtes troisième, quel est l’objectif dans cette compétition ?

L’objectif c’est d’aller au bout mais j’avoue que dans les conditions rocambolesques avec ce calendrier mis en place par la ligue, c’est démentiel …



Tu viens d’être élu à nouveau meilleur libéro du championnat, est-ce encore une fierté pour toi ces distinctions individuelles ?

Les distinctions individuelles font partie de la vie d’un sportif, mais dans les sports collectifs c’est secondaire. Je préfère que l’on gagne ensemble. Après, être reconnu par ses pairs, c’est très gratifiant !

Tu as 237 sélections en équipe de France, tu es venu donner un coup de main l’année dernière, que penses-tu du niveau des bleus ?

En réalité j’en ai bien plus, au moins 275 ! Cela m’a fait plaisir de reporter le maillot bleu. Avec la qualification au bout pour les JO, c’était une fierté et un vrai bol d’air frais pour moi.

Le coup de projecteur sur l’équipe et cette nouvelle génération, portée notamment par Earvin Ngapeth, est énorme, est-ce vraiment un joueur à part ?

Earvin c’est très fort ! C’est un joueur emblématique qui doit transmettre à ses coéquipiers de part son jeu et son comportement aussi. C’est effectivement un joueur à part, très attachant.

Le libéro de l’équipe de France, Jenia Grebennikov, est actuellement considéré comme le meilleur au monde, es-tu de cet avis ?

Jenia a beaucoup pris en assurance avec le groupe France et avec ses potes. Remporter des titres lui a fait du bien. En ce moment, c’est assurément le meilleur à son poste.

Que peut-on te souhaiter pour la fin de ta carrière ? As-tu déjà des projets en vu? 

La santé avant tout !! Ensuite, je vais essayer de prendre du plaisir jusqu’au bout, profiter de mes derniers matchs professionnels dans ma carrière. Par la suite, je resterai dans le monde du volley que je connais si bien.



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