Hugo Boucheron : « Les Mondiaux, c’est juste une étape avant les JO »


Champion d’Europe et du monde avec Matthieu Androdias, nous avons rencontré Hugo Boucheron pour revenir sur sa très belle saison 2018. 

Hugo, c’est globalement une année presque parfaite pour toi, est-ce que tu pouvais espérer mieux ?

Parfaite, je ne dirais pas ça car sur les deux premières étapes de Coupe du monde, cela a été moyen, on aurait aimé faire des podiums sur ces compétitions plutôt que nos deux cinquièmes places. Ensuite, on gagne les Europe et les Championnats du monde donc c’est super. Après, je n’oublie pas ce début de saison internationale compliqué qui nous a en fait servi par la suite pour faire ces belles performances, car on a rectifié nos erreurs en se basant sur ces courses.

La saison avait commencé par une seconde place aux championnats de France bateaux courts derrière Matthieu, es tu satisfait de ta performance ce jour-là ? Est-ce que l’objectif en 2019 est de battre Matthieu ?

Non je n’ai pas été super bon, je n’ai pas eu de très bonnes sensations et on va dire que j’ai réussi à faire le minimum syndical en prenant la 2ème place. Mais de toute façon, il était très fort donc je ne pense pas que j’aurais pu le battre cette année, mais oui, c’est l’objectif pour 2019 de gagner. Et puis je pense que de vouloir tous les deux gagner va tirer notre bateau vers le haut.

Aux Championnats de France bateaux longs, tu gagnes en bateau à huit, un format que tu pratiques peu. Apprécies-tu ce format ?

C’est une compétition que j’aime bien avec les Championnats de France sprint aussi, car ce sont les seules occasions que j’ai dans l’année pour faire des compétitions avec mes potes d’enfance et de club. Après, c’est compliqué de s’entraîner à 8 avec les obligations de chacun mais ça reste une compétition vraiment sympa et qui vaut le coup.

Les deux Coupes du monde qui ne se passent pas très bien et ensuite, le titre de  champion d’Europe, qu’est-ce qu’il s’est passé entre les deux ? Avez-vous travaillé différemment ?

Non, nous n’avons pas travaillé différemment, ces deux Coupes du monde nous ont permis de prendre conscience de certaines choses qui devaient être travaillées et améliorées. Et on a réussi à l’appliquer aux Europe en décrochant le titre. En plus, la préparation de ces championnats a été un peu chaude car Matt avait mal au dos. On a ramé seulement deux fois ensemble en trois semaines. Le jour de notre départ pour Glasgow, on ne savait même pas si on allait pouvoir participer mais finalement, ça s’est bien passé quand même.

© FFA – Daniel BLIN
Quelques semaines après, il y a eu le titre champion du monde. On imagine que c’est un très grand moment pour vous ? Qu’est-ce qui vous a permis d’aller chercher ce titre ?

Nous avons vraiment pu nous préparer pour ces Mondiaux, donc cela nous a fait du bien et il faut ajouter à cela la bonne forme physique qui arrivait à ce moment-là. Les deux assemblés, cela a fait qu’on allait vraiment très vite. Et même si on a encore des choses à bosser, on avait l’impression que tout était en place pour faire quelque chose de bien.

C’est la première fois qu’on est médaillés aux Mondiaux, qui plus est en or. J’ai fini la course dans un sale état donc je n’étais pas bien après la course et sur le podium, mais j’ai quand même essayé de profiter au maximum de ce moment-là.

On est à deux ans de Tokyo, c’est forcément un objectif. Votre préparation va être programmée pour cet évènement ?

Depuis Rio, on est focus sur Tokyo. Ce qui va être dur, c’est de toujours rester sur cet objectif-là. Comme nous le répète souvent notre entraineur, les Mondiaux, c’est juste une étape pour préparer les Jeux. Tout le travail qu’on a fait pour être champion du monde, il va falloir le refaire en mieux pour espérer gagner à Tokyo.

Le deux de couple poids léger a longtemps été le bateau tête de gondole de l’aviron français, maintenant c’est le vôtre. Est-ce que cela met une pression supplémentaire ?

Non, ce n’est pas une pression supplémentaire, je ne me rends pas encore compte. Mais je trouve ça plutôt cool et motivant, c’est une bonne chose car tout le monde a vraiment envie que l’on continue de gagner. Je me souviens quand c’était Jérémie, Stany et Pierre, tout le monde les poussaient car cela rassure les autres. Mais vraiment, ce n’est pas une pression, au contraire, cela fait vraiment du bien.

Nicolas Jacquemard

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