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Euro de handball

Impérial à domicile, le Danemark a fini par écœurer l’Allemagne en finale de l’Euro de handball

Etienne Goursaud

Publié le

Impérial à domicile, le Danemark a fini par écœurer l'Allemagne en finale de l'Euro de handball
Photo Icon Sport

EURO MASCULIN DE HANDBALL 2026 – Bousculé par l’Allemagne, le Danemark est sacré champion d’Europe au terme d’un grand match (34-27).

Un rythme fou dans le premier acte

Ça, c’est du handball ! Une première période endiablée, un rythme démentiel et deux équipes qui se sont rendues coup pour coup. Aucun doute, les deux meilleures équipes de cet Euro sont bien celles de cette finale.

Alors que l’on attendait un duel entre les deux meilleurs gardiens du monde, Andreas Wolff et Emil Nielsen, les deux portiers ont finalement quelque peu souffert (5/17 pour le Danois et 6/23 pour l’Allemand, qui aura toutefois réalisé quelques arrêts importants dans les dix dernières minutes). Il faut dire que les défenses n’ont pas aidé ! Transpercées dans l’axe comme sur les ailes, elles n’ont jamais su prendre la mesure des attaques.

Les Allemands, après un début de match serré (3-3, 6e et 6-6, 11e), ont su parfaitement se relever d’un premier coup dur, lorsque Tom Kiesler écope d’un carton rouge pour un coup au visage. Un des piliers de la défense allemande dit ainsi au revoir à la finale avant même le quart d’heure de jeu. Son absence a peut-être coûté cher aux siens en seconde période. Dans la foulée, les Allemands encaissent un 3-0 (10-7, 15e). Pourtant, au terme d’une belle résistance, ils reviennent à hauteur des Danois (13-13, 23e).

Les champions olympiques et mondiaux danois parviennent à accélérer en fin de mi-temps pour basculer avec deux petits buts d’avance. Ils auront été plus constants offensivement que des Allemands loin d’être largués.

L’Allemagne paie cher son trou d’air

D’autant que l’entame du second acte est favorable aux Allemands. Deux arrêts d’Andreas Wolff, additionnés à des possessions bien gérées, et la Mannschaft est de nouveau à hauteur (19-19, 35e). Problème : face aux Danois, le moindre relâchement est puni. Des possessions mal négociées, un trou de cinq minutes sans le moindre but inscrit, et le Danemark reprend un peu d’air (22-19, 40e). Cette fois-ci, malgré beaucoup de vaillance, on sent des Allemands touchés tant moralement que physiquement.



Pourtant, Andreas Wolff s’est démené comme un beau diable. Multipliant les parades à six mètres, parfois seul face aux tireurs danois, l’Allemand a beau réaliser 14 arrêts en 50 minutes, il ne peut endiguer l’hémorragie (26-22, 45e, 27-24, 51e). Les Allemands, qui avaient inscrit 16 buts dans le premier acte, n’en marquent que six en 18 minutes. Pertes de balle après pertes de balle, ils gâchent des munitions impardonnables face à la meilleure équipe du monde.



Ce trou d’air de près d’un quart d’heure, l’Allemagne va sans doute le ruminer longtemps. Malgré ce coup dur, elle aura été une menace jusqu’au bout pour les Danois (28-26, 53e). Mais en repoussant un jet de sept mètres, Emil Nielsen scelle définitivement le sort des Allemands, qui repassent à -4 (31-27, 56e). Le score final sera plus sévère et ne reflète sans doute pas totalement le scénario d’un match engagé et d’une grande qualité.

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