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Cyclisme

Jan Ullrich reconnaît avoir eu recours au dopage avant de gagner le Tour de France 1997

Nicolas Jacquemard

Publié le

Photo Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE – Dans un entretien pour le magazine Stern, Jan Ullrich a reconnu avoir eu recours au dopage dès 1995, avant sa victoire sur le Tour de France. 

Dans le fond, les aveux de Jan Ullrich ne vont surprendre personne, mais la démarche du champion allemand reste très rare. Près de 30 ans après les faits, il a reconnu, en marge de la sortie de la série « La Proie », qu’il avait eu recours au dopage dès 1995 et donc avant sa victoire sur le Tour de France. Il a expliqué au magazine allemand :

J’ai été en contact avec le dopage en 1995-1996, avant le Tour de France. J’étais jeune et naïf. J’arrivais dans un système qui existait déjà. Ça m’a été présenté d’une manière si acceptable et indispensable que j’ai décidé de le faire. Ma carrière aurait été terminée si je ne l’avais pas fait. Je ne me suis jamais senti comme un criminel.

« Personnellement, je pense que je mérite ce titre sur le Tour 1997 »

Des mots malgré tout glaçants, qui confirment que le dopage était une machine bien organisée dans les années 1990, et que beaucoup de coureurs ont dit oui de peur de voir leur carrière déjà terminée. Des aveux qui n’excusent pas Jan Ullrich, mais sa démarche, au-delà de l’aspect financier non négligeable, va lui permettre de se reconstruire alors qu’il a frôlé la mort il y a quelques années.

Est-ce que ses aveux peuvent inciter l’UCI à lui retirer certaines de ses victoires, et notamment celle du Tour de France 1997 ? Même si cela devait être le cas, la France ne tiendrait pas un vainqueur de la Grande Boucle, puisque la victoire ne devrait pas revenir à Richard Virenque, deuxième, mais serait laissé vacante comme pour les années Armstrong. Jan Ullrich se sent lui comme un vainqueur de Tour de France :

Je sais ce que j’ai réalisé. Personnellement, je pense que je mérite ce titre. D’autres personnes que moi doivent prendre cette décision, mais au fond de mon cœur, je suis un vainqueur du Tour de France.

La prise de parole du champion allemand pourrait inciter d’autres coureurs à raconter leurs histoires. Des témoignages qui pourraient aussi entrainer plus de prévention des acteurs en question auprès des jeunes qui pratiquent aujourd’hui, et permettre avec le temps de détacher le mot dopage de ce beau sport qu’est le cyclisme.

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