« Je n’y crois pas encore » : à 42 ans, Gary Hunt savoure une médaille très spéciale
CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – Troisième du concours de plongeon à haut vol à 20 mètres, derrière le Roumain Catalin-Petru Preda et l’Italien Andrea Barnaba, Gary Hunt a livré, tout sourire, ses impressions sur cette médaille bien spéciale.
Vous pensiez être quatrième, mais finalement, vous êtes médaillé de bronze.
Ça fait plaisir. Je n’y crois pas encore. Il va falloir du temps avant que je digère cela parce que cette médaille compte beaucoup pour moi.
Pourquoi compte-t-elle particulièrement ?
Vu mon âge, chaque médaille et chaque podium comptent encore plus. Mes compétiteurs sont de plus en plus jeunes et je me demande toujours ce que je fais là et si je ne devrais pas arrêter. Alors, c’est bien quand le travail paye. Et puis, je suis chez moi ici, ça fait plaisir et je voulais faire plaisir à tout le monde.

Comment faites-vous pour sortir ce dernier saut qui vous permet de monter sur le podium ?
C’est grâce à mon expérience. J’ai déjà été dans des positions comme ça, et je préfère presque avoir des points à rattraper que d’être le dernier sur la plateforme. Je sentais qu’il fallait faire quelque chose d’exceptionnel.
Vous avez fait le show sur la plateforme avant l’ultime saut.
Oui. C’était mon dernier plongeon de ces championnats. Ça fait plaisir aux spectateurs et je crois que ça me détend aussi. Si le plongeon était raté, au moins j’aurais pu faire un beau salto sur la plateforme (rires). Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde sur les quais. Il y avait du monde déjà hier, mais le public était encore plus nombreux aujourd’hui. Je plonge toujours mieux quand il y a du public.
🏊♂️ #Paris2026 | L’incroyable saut de Gary Hunt qui fait le show !
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— francetvsport (@francetvsport) August 8, 2026
Comment étaient les conditions pour plonger ?
Elles étaient parfaites. Avoir le métro qui passe juste derrière fait vibrer la plateforme et peut perturber, mais avec l’expérience, on apprend à gérer les distractions. Par contre, l’eau de la Seine m’a un peu séché la bouche. J’ai besoin de boire un peu d’eau, mais elle est très bonne (rires).
L’année prochaine, il y aura les Championnats du monde, où vous retrouverez le 27 mètres, votre hauteur de prédilection.
Plonger à 20 mètres fait moins mal au corps car tu enlèves sept mètres. Mais je vais devoir faire attention à mon corps. Je me suis blessé à la cheville lors des premières compétitions de l’année et ça m’a presque coûté la saison. Ça va mieux désormais, et je fais tout pour être en bonne forme et essayer de remonter sur le podium. En tout cas, je sais que demain, je vais être en pleine forme pour mes vacances (rires).
Madeleine Bayon, 6e de la finale femmes : « Je suis un peu déçue de mon dernier plongeon, mais avec du recul, j’ai quand même fait trois beaux plongeons sur quatre. Le plongeon de haut vol est un sport où il est extrêmement difficile de faire quatre bons sauts sur quatre. Je n’ai jamais fait de quatre sur quatre en compétition, donc je suis quand même très contente de cette compétition. Une sixième place européenne, c’est quand même bien. Plonger dans un cadre comme ça (face à la Tour Eiffel) avec un public comme ça, on ne peut qu’être content et reconnaissant. »


