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Jeux Paralympiques d'hiver 2026

Jeux Paralympiques 2026 : pourquoi la France peut réaliser son meilleur bilan du XXIᵉ siècle

Maxime Cazenave

Publié le

Jeux Paralympiques 2026 pourquoi la France peut réaliser son meilleur bilan du XXIe siècle
Photo Icon Sport

JEUX PARALYMPIQUE D’HIVER 2026 – À Milan-Cortina, la délégation française est en capacité d’aller chercher le total des 20 médailles obtenues à Pyeongchang en 2018. Décryptage.

Cette semaine, les XIIIèmes Jeux Paralympiques d’Hiver vont ouvrir leurs portes à Milan-Cortina, 50 ans après la première édition disputée en Suède. Depuis, l’équipe de France s’est régulièrement illustrée. Si la récolte exceptionnelle de Lillehammer semble encore intouchable (31 médailles), le clan tricolore compte bien améliorer sa meilleure marque du XXIe siècle, établie il y a seulement huit ans avec 20 médailles, dont 7 en or.

De nombreuses médailles disponibles pour la majorité des athlètes engagés

Malgré un nombre de représentants qui paraît limité sur le papier (13), les Bleus s’appuient sur plusieurs éléments moteurs capables d’enchaîner les médailles pour mener à bien cet objectif. Parmi cette délégation, huit athlètes sont engagés en para ski alpin, tandis que trois autres cumuleront les épreuves de para biathlon et de para ski de fond.

Ces disciplines sont celles qui offrent le plus d’opportunités d’accumuler les médailles (cinq maximum en para biathlon, six en combinant para biathlon et para ski de fond, plus une par équipe), ce qui est évidemment une excellente nouvelle. Projection sur les capacités de ces Bleus à franchir le cap des 20 breloques.

Arthur Bauchet en leader d’une équipe de para ski alpin prête à cartonner

Triple champion paralympique en 2022, Arthur Bauchet se présente en véritable épouvantail en para ski alpin. Octuple vainqueur du gros globe de cristal, le skieur de 25 ans pourrait à lui seul récolter le quart des médailles obtenues à PyeongChang. Mais il ne sera pas le seul. Dans la catégorie debout où il évolue, Jules Segers représente également un candidat sérieux à un ou plusieurs podiums.

Si la concurrence sera féroce (Robin Cuche, Alexis Guimond…), ce dernier possède de réelles chances. Oscar Burnham et Jordan Broisin seront certainement plus en retrait, mais il suffit d’un grand jour pour accrocher un métal…



Par ailleurs, Aurélie Richard sort d’un hiver brillant où elle a écrasé la Coupe du monde. Si la Française devra composer avec l’intouchable Ebba Årsjö, qui rafle la victoire à quasiment chacune de ses sorties, mais aussi avec les dangereuses Varvara Voronchikhina et Lisa Bunschoten Jepsen, elle a montré les qualités nécessaires pour empiler les breloques.



En catégorie assis, Victor Pierrel et surtout Lou Braz-Dagand essaieront de se mêler à la lutte, tout comme Hyacinthe Deleplace en déficience visuelle. Tous trois montés sur un podium mondial cette année, ils avaient alors profité de nombreuses impasses. Face à un plateau complet, cela sera une autre paire de manches.

Projection possible : 11 médailles (Arthur Bauchet 5, Aurélie Richard 4, Jules Segers 1, Lou Braz-Dagand 1)

Daviet – Tabouret – Chalençon, un trio à ne pas sous-estimer

En ce qui concerne le para biathlon et le para ski de fond, une belle razzia est également envisageable. Déjà médaillé à dix reprises par le passé, le porte-drapeau Benjamin Daviet reste une référence sur le circuit. Passé à deux doigts du gros globe en para ski de fond, et toujours à la lutte pour des podiums en para biathlon, il devrait à nouveau se livrer un combat au couteau avec Mark Arendz pour jouer les premiers rôles.

Mais dans cette catégorie debout, son cadet Karl Tabouret pourrait lui faire de l’ombre, tout en ajoutant des chances de médailles supplémentaires. Sur la pente ascendante depuis la fin de l’hiver dernier, le jeune athlète tricolore compte bien surfer sur sa dynamique exceptionnelle, qui lui a permis d’enchaîner les podiums dans les deux disciplines.

En ajoutant au collectif un Anthony Chalençon, déjà triple médaillé en déficience visuelle et régulièrement placé sur les podiums mondiaux, une belle prestation est attendue de ce trio pour atteindre l’objectif de la délégation.

Projection possible : 8 médailles (Benjamin Daviet 4, Karl Tabouret 3, Anthony Chalençon 1)

Les snowboardeurs pour étoffer le tableau

Enfin, les Bleus se présentent en snowboard avec deux champions paralympiques en titre, Cécile Hernandez et Maxime Montaggioni. Du haut de ses 51 ans, la première citée s’est mise en confiance en réalisant un hiver solide, marqué par trois succès consécutifs. Elle jouera bien évidemment l’or à Livigno sur les deux disciplines au programme (snowboardcross et banked slalom).

De son côté, Maxime Montaggioni a été plus en retrait, mais il a prouvé sa capacité à performer en accrochant un podium à Kühtai. Si l’or sera difficile à aller chercher, une médaille reste envisageable.

Projection possible : 3 médailles (Cécile Hernandez 2, Maxime Montaggioni 1).

En cumulant ces projections, les Bleus arriveraient ainsi à un total de 21 médailles. En s’appuyant sur Arthur Bauchet, Benjamin Daviet ou encore Cécile Hernandez, atteindre, voire dépasser, les sept titres paralympiques semble envisageable. Néanmoins, il faudra confirmer le jour J.

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