Nous suivre
Basket-ball

Johannès, Leite, Williams… les 12 Françaises sur la ligne de départ en WNBA

Maxime Cazenave

Publié le

Les 12 Françaises sur la ligne de départ en WNBA
Photo Icon Sport

WNBA 2026 – Fort de 12 représentantes, le basket français devrait pouvoir peser sur les parquets américains cet été.

On y est ! Pendant que les playoffs battent leur plein en NBA, la saison WNBA 2026 est sur le point de débuter. Une saison forcément particulière, qui inaugure le nouveau CBA signé au bout de longs mois de tension entre les joueuses et la ligue. Le plafond salarial ayant été multiplié par quatre, l’économie a été bouleversée, et les joueuses touchent enfin une part plus juste du gâteau.

Un gâteau dans lequel les Françaises croquent à pleines dents. Comme en NBA, le nombre de joueuses progresse de manière exponentielle. Cette année, elles sont ainsi 12 à se présenter sur la ligne de départ.

Ayayi et Brochant, deux Bleues dans le désert de l’Arizona

Déjà passée brièvement par la ligue américaine il y a une décennie, Valériane Ayayi va tenter de trouver sa place dans la rotation du Phoenix Mercury après avoir régné sur l’EuroLigue ces dernières années. Au sein d’une équipe ambitieuse qui sort d’une demi-finale, la capitaine des Bleues représente une addition intéressante.

Invitée au training camp, Noémie Brochant a de son côté été conservée pour le début de saison, échappant à la vague de contrats coupés cette semaine. Suite à sa grande saison à Charleville-Mézières, l’ailière de 26 ans va devoir lutter pour avoir du temps de jeu. À noter qu’elles retrouveront dans l’Arizona la Franco-Camerounaise Monique Akoa Makani, déjà bien installée depuis l’année dernière.

La triplette new-yorkaise vise le titre

La statue de la Liberté vire en revanche au bleu-blanc-rouge. Alors que Marine Johannès est déjà installée au New York Liberty depuis de longues années, elle a été rejointe cet été par les deux combo-guard Pauline Astier et Marine Fauthoux.

Si la première possède un contrat classique, la seconde bénéficie du contrat player development. Contrat qui permet aux franchises d’ajouter deux joueuses supplémentaires au roster initial de 12. Seule contrainte, que les joueuses en question disposent d’une expérience inférieure à trois ans en WNBA.





Il est donc envisageable sur certaines séquences de voir une triplette extérieure tricolore à New York ! Avec en prime l’addition de la superstar Satou Sabally, le Liberty aura sa carte à jouer. La franchise fait ainsi partie des favoris pour le titre selon les bookmakers américains.

Gabby Williams au soutien de Salaün et Rupert à Golden State

Possédant déjà un fort accent français pour sa première saison, Golden State continue de faire confiance aux joueuses tricolores. Toutes deux très en vue la saison dernière, Janelle Salaün (11,3 points, 5,1 rebonds) et Iliana Rupert (9,3 points, 3,9 rebonds) seront encore précieuses de la rotation. La première dans le cinq, la deuxième en sortie de banc.

Et si Carla Leite est partie cet été, Gabby Williams est venue reformer un trio tricolore. All Star mais aussi nommée dans le meilleur 5 défensif l’année dernière, son apport devrait être immédiat dans une équipe jeune. Pour les GM de la ligue, son transfert est même le plus impactant de l’intersaison avec celui d’Angel Reese. Rien que ça.

Lacan et Angloma pour progresser sous les ordres de Rachid Méziane au Sun

Dernière équipe à faire confiance au basket français, le Connecticut Sun sera toujours dirigé par le Français Rachid Méziane pour sa dernière année à Uncasville, avant le déménagement à Houston en 2027. En revanche, elles ne seront plus que deux sur le parquet. Invitée au training camp, Migna Touré n’a pas passé le cut, et a dû faire ses adieux à ses deux jeunes compatriotes, Leïla Lacan (21 ans) et Nell Angloma (19 ans).

Auteure d’une saison rookie intéressante, Lacan sera très attendue pour sa deuxième année dans la ligue. De son côté, Angloma a cartonné à Lattes-Montpellier. Sa 12ème place lors de la dernière Draft laisse penser que la franchise lui donnera sa chance dès cette saison.

L’année de l’explosion pour Leite ou/et Malonga ?

Ce contingent est complété par deux sophomores attendues au tournant. Non protégée par Golden State au moment de la draft d’expansion, Carla Leite a été sélectionnée dès le 3ème rang par les nouveaux venus du Portland Fire. Un message fort. Et qui devrait être suivi d’un temps de jeu intéressant pour poursuivre sa progression.

Orpheline de Gabby Williams, Dominique Malonga disputera sa deuxième saison avec le Seattle Storm. Utilisée avec parcimonie en saison régulière, mais percutante lors de ses 3 matchs de playoffs (8,7 points, 8,7 rebonds), l’intérieure doit franchir un cap pour s’installer comme une force majeure de l’effectif. Un défi à la hauteur de son talent.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *