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Tour d'Italie

Un Jonas Vingegaard puissance 4 remporte la 16e étape du Tour d’Italie et conforte son maillot rose

Etienne Goursaud

Publié le

Un Jonas Vingegaard puissance 4 remporte la 16e étape du Tour d'Italie et conforte son maillot rose
Photo Icon Sport

TOUR D’ITALIE 2026 – Jonas Vingegaard (Visma | Lease a Bike) écrase la 16e étape au sommet de Cari ! Felix Gall (Decathlon CMA CGM) est 2e du général.

Une bagarre énorme pour prendre l’échappée… en vain

Avec une étape courte de 113 kilomètres, il fallait que l’échappée parte très tôt et creuse rapidement un écart ! Le scénario fut tout autre, avec une immense bagarre pendant près de 50 kilomètres. En réalité, aucune échappée ne parviendra réellement à creuser un écart, au terme d’un début de course à la fois très nerveux et extrêmement rapide (45 km/h de moyenne après 40 kilomètres de course, malgré du faux plat montant et une première difficulté). C’est alors la catastrophe pour les baroudeurs et le scénario parfait pour certains favoris.

Un premier groupe repris

Un premier groupe de onze coureurs s’est pourtant détaché très tôt dans la course : Manuele Tarozzi (Bardiani CSF 7 Saber), Markel Beloki (EF Education-EasyPost), Johan Jacobs (Groupama-FDJ United), Tim Torn Teutenberg (Lidl-Trek), Simone Gualdi (Lotto-Intermarché), Nelson Oliveira (Movistar), Christopher Juul-Jensen (Jayco AlUla), Frank van den Broek (Team Picnic-PostNL), Ludovico Crescioli (Polti VisitMalta), António Morgado (UAE Team Emirates-XRG) et Diego Ulissi (XDS Astana). Le peloton a fait rideau pendant quelques hectomètres avant de réagir. Emmené par Lidl-Trek et UAE Team Emirates-XRG, il a rapidement embrayé.

Un groupe de contre s’est rapidement dégagé pour revenir à l’avant. Mais à peine la jonction effectuée, le peloton est revenu sur tout ce beau monde après 30 kilomètres de course. Au sommet de la première difficulté, Torre (4,7 km à 5,6 % de moyenne et à gravir deux fois), un nouveau groupe a pu se dégager. Un groupe qui avait fière allure.

13 coureurs qui ressortent, avant que le groupe n’explose

Le porteur par procuration du maillot bleu, Jardi van der Lee (EF Education-EasyPost), est présent. Mais au sommet de Torre, il perd ce maillot, battu par Giulio Ciccone (Lidl-Trek), qui affirme ses ambitions dans ce classement. Les coureurs sont accompagnés de Josh Kench (Groupama-FDJ United), Juan Pedro López et Einer Rubio (Movistar), Chris Harper (Pinarello-Q36.5 Pro Cycling Team), Filippo Zana (Soudal Quick-Step), Alan Hatherly (Jayco AlUla), Frank van den Broek (Team Picnic-PostNL), Alessandro Tonelli (Polti VisitMalta), Jan Christen et Jhonatan Narváez (UAE Team Emirates-XRG), ainsi que Diego Ulissi (XDS Astana).

Cela aurait pu marquer le feu vert du peloton. Mais la formation Team Visma | Lease a Bike l’entend d’une autre oreille. Pourtant, à l’issue de sa victoire et de sa prise de pouvoir samedi lors de la 14e étape, Jonas Vingegaard avait annoncé qu’il allait être plus défensif sur cette fin de Giro. Des paroles, mais pas des actes, puisque tous ses coéquipiers se sont déployés à l’avant. Au pied du difficile Leontica (3 km à 8,2 % de moyenne, également emprunté deux fois), le groupe de tête ne possède alors plus que 35 secondes d’avance.



Cinq coureurs s’isolent

Chris Harper va faire le forcing ! Il n’emmène avec lui que Giulio Ciccone, Jhonatan Narváez, Jardi van der Lee, Diego Ulissi, Filippo Zana, Einer Rubio, Alan Hatherly et Alessandro Tonelli. Giulio Ciccone en profite pour faire le plein de points. L’écart s’accentue, mais de façon toute relative, avec 1:05 d’avance au sommet. Le groupe de tête est alors réduit à cinq coureurs : Giulio Ciccone, Jhonatan Narváez, Diego Ulissi, Einer Rubio et Chris Harper. Jhonatan Narváez en profite pour prendre les points du sprint intermédiaire. Il revient à deux points de Paul Magnier (Soudal Quick-Step). Mais le peloton revient sur les talons du groupe avant même le pied de la montée finale.



Jonas Vingegaard écrase le Giro

D’autant que la formation Decathlon CMA CGM a décidé de venir prêter main-forte aux coéquipiers du maillot rose. Felix Gall, deuxième homme sur les trois premières arrivées au sommet, affiche de réelles ambitions. Autant pour une éventuelle victoire d’étape que dans le but de reprendre du temps. Après son revers lors du contre-la-montre, l’Autrichien avait repris la troisième place à l’occasion de la 14e étape. Mais il veut désormais creuser les écarts sur ses poursuivants et dépasser un Afonso Eulálio (Bahrain Victorious), dépossédé de son maillot rose et émoussé par son épopée.

La grande lessive de la Visma

Première grande surprise de la montée, Giulio Pellizzari (Red Bull-BORA-hansgrohe) est décramponné. Malade depuis la fin de la première semaine, le 6e du général lâche assez tôt. Cette fois-ci, il ne parvient pas à lisser son effort. Planté sur la route, il perd toute chance de bien figurer au classement général. Il est la première grande victime de la lessive infligée par la Team Visma | Lease a Bike.

Afonso Eulálio, puis Ben O’Connor (Jayco AlUla), lâchent à 9,5 kilomètres de l’arrivée. L’Australien, en verve en début de Giro, marque le pas, comme lors de la 14e étape. Meilleur Français du général, Mathys Rondel (Tudor Pro Cycling Team) craque à 7,5 kilomètres du sommet, alors qu’il ne reste plus que huit coureurs devant lui. 9e de l’étape, il reste néanmoins 11e du général. Au train, Derek Gee (Lidl-Trek) et Michael Storer (Tudor Pro Cycling Team) lâchent à leur tour. Mais le premier cité gère parfaitement son effort pour terminer 5e de l’étape. Il remonte ainsi à la 6e place du général.

Jonas Vingegaard attaque encore de loin

Après la grande lessive, Jonas Vingegaard place son attaque ! Sans surprise, personne ne peut prendre la roue du Danois. Le maillot rose voulait sa victoire en rose, une image forcément particulière pour un coureur qui avait déjà gagné en jaune sur le Tour de France (Hautacam 2022 et Combloux 2023) et en rouge sur la Vuelta 2025. Pour le suspense, on repassera, mais il faut saluer la démonstration du Danois, qui s’apprête, sauf immense défaillance, à rejoindre le cercle très fermé des coureurs ayant remporté les trois Grands Tours. Il va encore creuser de gros écarts et possède désormais plus de quatre minutes d’avance sur son dauphin.

Cette fois-ci, les écarts vont être encore plus impressionnants

Jonas Vingegaard s’impose finalement avec 1:09 d’avance sur son dauphin, après avoir géré le final. Un dauphin nommé Felix Gall, qui aura résisté au retour d’adversaires particulièrement offensifs. Thymen Arensman (Netcompany INEOS) a porté une attaque à 2 kilomètres du but. Il emmène avec lui Jai Hindley (Red Bull-BORA-hansgrohe) et Felix Gall. Mais c’est finalement ce dernier qui sort gagnant de l’opération, après un gros sprint pour lâcher ses deux adversaires. Il reprend ainsi quatre secondes à l’Australien, bonifications comprises, et onze au Néerlandais. Cela fait désormais 24 secondes sur le premier et 57 sur le second. Il reste le deuxième homme fort de ce Giro en montagne.

Vainqueur du Giro en 2022, Jai Hindley remonte à la 4e place du général. Transparent en début de saison, l’Australien retrouve des couleurs en Italie. Autre vainqueur du jour, Egan Bernal (Netcompany INEOS) confirme qu’il va mieux et remonte à la 9e place du général après sa 7e place sur l’étape.

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