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Jonathan Midol, se reconstruire pour revivre les Jeux Olympiques

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Pour les fans des sports d’hiver, ce nom vous évoque forcement quelque chose. D’autant plus lorsque l’on évoque le triplé historique dont il a fait partie. Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Sotchi en 2014, Jonathan Midol fait partie de cette génération dorée. Mais l’an dernier, le skieur du Grand Bornand a connu une saison difficile. Rencontre avec un homme en quête de repères.

« La préparation s’est super bien passée. Tous les voyants sont au vert. » C’est sur ces mots encourageants que le natif d’Annecy nous résume sa préparation, entamée au printemps dernier. Tout au long de cette pré-saison, il a fallu gommer les stigmates d’une saison marquée par des contre-performances. « Je sors d’une saison difficile alors que j’étais bien physiquement et mentalement » expliquait-il. Des résultats aux antipodes de ce qu’il espérait. Au terme de la saison passée, Jonathan Midol pointait à la 23ème position au classement général, soit 7ème français.

L’an dernier, le début de saison était prudent avec une 15ème et une 20ème place lors des manches d’ouverture du Cross Alps Tour à Val Thorens. Mais au fil des manches de la Coupe du Monde, le Français n’arrivait toujours pas à se rapprocher du podium comme en témoigne sa 11ème place en Italie à Innichen, son meilleur résultat de la saison. Mais à partir de février, rien n’allait plus. Il ne cessait de perdre des places et se retrouvait cantonné aux alentours de la vingtième place. « Le sport de haut-niveau se joue à des détails. Je n’ai pas eu de résultats en début d’hiver et j’ai été pris dans une spirale négative que j’ai trainée tout l’hiver. » Avant de poursuivre « Je me suis posé beaucoup de questions au printemps, savoir si je n’avais pas de chance ou si ça allait tourner. J’ai essayé de me retrouver comme avant… au naturel, sans être quelqu’un d’autre. » Pour se remettre en question, le médaillé olympique a pu compter sur le soutien d’une personne spécialisée au sein de la Fédération Française de Ski.

A quelques jours de l’entame de cette saison, qui aura pour point d’orgue les Jeux Olympiques, le skieur était mitigé. « Je suis entre l’excitation de reprendre les courses et l’incertitude, car l’entrainement, ce n’est pas les courses… Tout repart à zéro. Il ne faudra pas louper le début de saison qui est hyper dense. On peut vite passer après ces six premières courses. Personne ne peut pas se permettre de monter en puissance. Tout le groupe va arriver en forme. Nous avons tous cet objectif. »

Le triplé français à Sotchi, avec Jonathan Midol en bronze, à droite – Olivier Morin / AFP

L’équipe de France possède à l’heure actuelle une dream team. Quatre billets sont à pourvoir. Une course à la qualification qui promet d’être acharnée. « Déjà aux Jeux de Sotchi, nous étions quatre ou cinq potentiellement médaillables, depuis, le niveau s’est encore plus densifié. Nous avons un super groupe. On s’entend tous bien et on profite de cette concurrence pour augmenter notre niveau. En entrainement, on affronte le top mondial et cela augmente le niveau de chacun » décrivait le Bornandin.

Malgré ce nouveau départ, Jonathan Midol n’a pas réalisé les résultats auxquels il prétendait lors de ce début de saison. « Je marche pas mal à l’émotion, les Jeux sont l’objectif à ne pas rater, donc cela me motive. Mais je me motive sans me tromper d’objectif. Il y a les courses en premier, puis les Jeux, ce sont le deuxième objectif. » Jean-Frédéric Chapuis, Terence Tchiknavorian et Arnaud Bovolenta ont frappé fort d’entrée. Seule la quatrième place semble encore accessible. Si le podium semble encore loin, Jonathan reste au contact des autres Français en chasse pour le dernier billet olympique. Tout n’est pas perdu, loin de là.





Après notre entretien, Jonathan s’est blessé à l’entrainement. Il a eu la gentillesse de nous parler de son accident : « J’ai chuté lourdement lors de l’unique run d’entraînement à Montafon. C’était un run plusieurs avec mes collègues de l’équipe. Bilan : rupture des ligaments croisés du genoux droit et fracture du plateau tibial. Le protocole habituel et 6 semaines de repos et 6 semaines de rééducation. Cependant mon genou est super sain. Il me permet de réduire ces délais. Mon nouveau challenge est de faire une bonne rééducation et du renforcement afin de remonter sur les skis en janvier. J’espère être prêt pour les dernières manches de Coupe du Monde de janvier et obtenir mon ticket pour les Jeux Olympiques afin de défendre ma médaille de Sotchi. »

Alexandre Reynaud

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