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Coupe du monde de biathlon

Julia Simon : « J’ai eu du mal à me lâcher, j’avais les jambes qui tremblaient »

Nicolas Jacquemard

Publié le

Photo Icon Sport

BIATHLON OSLO 2023Vainqueur du gros globe de cristal samedi, Julia Simon a confié à nos confrères de L’Équipe qu’elle avait été rattrapée par la pression au moment de conclure. 

Ce n’est plus un secret, Julia Simon est une perfectionniste qui aime que les choses soient bien faites. À l’arrivée samedi, elle a d’abord été déçue de ne pas monter sur le podium du jour, finalement cinquième après les arrivées d’Anna Magnusson et Chloé Chevalier. La Française a finalement rapidement évacué la déception, et a confié qu’elle avait été rattrapée par ses émotions ce samedi.

J’ai donné mon maximum, j’ai senti un petit peu la pression sur le tir debout. J’ai eu du mal à me lâcher, j’avais les jambes qui tremblaient. Avant le départ, j’avais vraiment l’envie d’y aller, c’étaient des sentiments vraiment partagés. L’envie d’y aller et en même temps, ces jambes un peu fébriles en me disant « c’est le moment de concrétiser, de rester sur la continuité de la saison et que ce n’est pas un hasard ». Aujourd’hui, il y a eu un peu de déception, mais c’est bon maintenant, c’est évacué. J’ai encore du mal à réaliser, mais ça sera plus facile demain après la course, une fois que tout sera lâché. Même si j’ai envie de lâcher prise, je n’y arrive pas, il reste encore une course demain. J’ai du mal à lâcher les choses et du coup je suis encore concentrée.

Julia Simon met donc fin à 18 ans de disette pour le biathlon français féminin. Aucune Tricolore, pas même Marie Dorin-Habert, deuxième lors de la saison 2015-2016, n’avait réussi à décrocher ce gros globe de cristal. Julia Simon a expliqué que ce sacre était le fruit de plusieurs années de travail, et d’une meilleure compréhension de son corps notamment.

Cela ne se construit pas en une seule saison. Cela se construit sur le long terme. Mais je pense que c’est l’aboutissement de quatre-cinq ans de travail. J’ai travaillé depuis toujours pour ça, pour faire partie des meilleures, pour pouvoir monter sur ce podium avec les meilleures. C’était un rêve pour pouvoir me hisser ici. Il y a eu des hauts et des bas, mais c’est l’aboutissement d’un hiver monstrueux pour ma part. Je ne pensais pas être capable d’une telle régularité et surtout j’ai réussi à passer à travers les maladies et de m’écouter un peu plus quand j’étais malade. Arriver à écouter mon corps et de réussir avec Cyril Burdet à adapter au mieux possible, grâce à ses compétences. Et c’est là dessus où j’ai évolué par rapport à ces dernières années. J’ai réussi à prendre du recul et c’est ce qui fait que cette année, j’ai pu faire une saison vraiment incroyable.

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