Julian Alaphilippe : « Je parle comme si je l’avais déjà perdu, je suis un peu trop pessimiste, non ? »
CYCLISME – CHAMPIONNATS DU MONDE 2021 – Dans les colonnes de L’Équipe, Julian Alaphilippe, champion du monde en titre, revient sur son année en arc-en-ciel et évoque la course en Flandres dimanche.
Après une année avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules, Julian Alaphilippe pourrait rendre sa tunique dimanche. Le Belge Wout Van Aert sera en effet le grand favori d’une course, où le Français sera un des outsiders. Pour le puncheur tricolore, la course sera très différente de l’an dernier à Imola, et il faudra courir d’une autre manière.
Pour moi, le placement sera primordial, beaucoup plus important que sur le circuit de l’an dernier, où l’on pouvait se permettre de récupérer pendant quelques kilomètres en restant dans la deuxième partie du peloton. En Belgique, si tu es au-delà de la vingt-cinquième position, tu prends l’élastique toute la journée et tu fais à chaque fois un sprint pour revenir devant. Il n’y a qu’entre les deux circuits, sur une quinzaine de bornes, que tu peux souffler un peu, et encore, les routes ne sont pas très larges. Ce sera une course de mouvement, de placement, pleine de nervosité. Un Championnat du monde très, très difficile, sur près de 270 kilomètres.
Au sujet de la pression de porter le maillot de champion du monde, Alaphilippe ne le cache pas : la tunique fait que 2021 aura été une saison particulière.
C’est dans ma nature, j’ai toujours envie de bien faire, même si j’arrive à me poser, à savourer, j’avais toujours envie de faire mieux : on veut toujours faire mieux que l’année d’avant, que le week-end précédent… Je fonctionne comme ça depuis que je suis passé pro, c’est ce qui m’a permis d’avancer, ce qui m’a donné cette grinta, m’a permis de me relever après les échecs, les chutes, les mauvais moments… Et parfois, c’est pénalisant. Je vais essayer de passer un bon hiver, penser à l’année prochaine où je n’aurai plus que les liserés arc-en-ciel sur les bras et autour du cou. Je parle comme si je l’avais déjà perdu, je suis un peu trop pessimiste, non ? Dimanche, je vais défendre mes chances.
RT @lequipe Julian Alaphilippe, avant la défense de son titre de champion du monde : « J’aimerais être comme j’étais avant »https://t.co/PnhHvXH23y
— Jean-Denis Coquard (@jdcoquard) September 24, 2021

