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Julien Pierre : « Fair Play For Planet, le premier label vert pour les clubs et évènements sportifs »

Nico

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© Rugby Club Sablais

Julien Pierre, ancien international du XV de France, lance Fair Play For Planet, le premier label vert pour les acteurs du monde du sport. Après une carrière sportive bien remplie, il nous explique pourquoi il s’est lancé ce nouveau défi qui mêle sa passion, le sport, et ses convictions en faveur de l’écologie.

Julien, comment est née l’idée de Fair Play For Planet ?

Cela vient de plusieurs choses. Tout d’abord, j’ai de vraies convictions personnelles environnementales depuis très longtemps, et c’est après mon arrêt de carrière sportive, quand j’ai travaillé à la mise en place d’actions éco-responsables à la Section Paloise, que l’idée a germé. J’ai aussi étudié le sujet, et j’ai pu constater qu’il existait la charte WWF (Fonds mondial pour la nature) et les normes ISO internationales, mais qu’il n’y avait aucun palier entre les deux. On a un vrai besoin d’un outil pour les clubs et les événements sportifs afin de se structurer et faire avancer leurs démarches environnementales.

En quelques mots, qu’est-ce que Fair Play For Planet ?

C’est le premier label vert pour les clubs et évènements sportifs. Cela s’adresse à tout le monde, les amateurs comme les professionnels et tous les sports.

Comment fonctionne le label ? Quelles sont les actions concrètes que les acteurs du sport doivent mettre en place ?

Pour le label, on a coopéré sur un référentiel avec l’Agence de la transition écologique (l’ADEME), ce qui nous a permis de construire un cahier des charges qui reprend tout ce qui peut avoir un impact sur l’environnement : la consommation énergétique, la consommation bio, l’alimentation, utilisation de produits phytosanitaires, la réduction des déchets, etc… Notre référentiel reprend les actions des clubs et évènements sportifs dans leur globalité.

Concernant les actions concrètes, on peut citer la suppression du plastique dans un stade ou la mise à disposition de navettes pour les supporters. Cela ne se limite donc pas aux installations du club, on parle aussi de tout ce qui va avec, ayant un impact sur l’environnement, comme les transports, l’alimentation, etc.

Penses-tu que le monde du sport est prêt pour cette transition ?

On a déjà un premier client, donc cela veut dire que oui, il y a de la demande à ce niveau-là. Et quand je vois aujourd’hui les clubs ou les événements sportifs, le monde du sport me semble prêt et il a besoin de faire cette transition. Alors ça commence souvent par des petites choses comme le CA Brive, qui a récemment supprimé toutes les bouteilles plastiques pour les joueurs en les remplaçant par des gourdes faites en bouteilles recyclées.

Tous les clubs sont plus ou moins dans cette dynamique. S’il y a quelques années, c’était pour moi une nécessité, ça devient aujourd’hui une obligation. C’est quelque chose que les clubs peuvent valoriser auprès de toutes leurs parties prenantes, aussi bien les collectivités, les supporters que les sponsors. Par exemple, il y a une étude récente en Angleterre qui montre que 86% des supporters aimeraient que leur club s’engage autant dans la transition écologique que dans la lutte contre le racisme ou l’homophobie.

Plusieurs personnalités, dont Lénaïg Corson, Cécile Hernandez et Luc Jacquet, t’ont rejoint au comité éthique. Quel est leur rôle ?

Ils apportent beaucoup, car on échange presque tous les jours ensemble. Ils ont toutes et tous de l’énergie et une vision différente des choses, du fait des divers horizons de chacun. Ils ont autant un rôle de promotion que d’accompagnement et de conseil. Ils sont là pour que Fair Play For Planet garde son éthique tout au long du développement du label.

Comment vois-tu le label Fair Play For Planet dans 5 ans ?

À vrai dire, je vois beaucoup de choses, j’espère qu’on va continuer à faire du bon travail qui sera reconnu et que surtout, les acteurs du monde du sport pourront vraiment s’appuyer sur nous pour enclencher leur transition environnementale. Et puis il y a quelques évènements majeurs qui vont avoir lieu en France, comme la Coupe du monde de rugby en 2023 ainsi que les Jeux Olympiques et Paralympiques en 2024.

Pour en savoir plus sur Fair Play For Planet

Facebook : Fair Play For Planet
Twitter : @FairPlay4Planet
Site web : fairplayforplanet.org

Dicodusport


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Handball

Maxime Cohen – HandNews : « Une fréquentation du site conditionnée aux résultats des Bleu(e)s »

Idriss

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Maxime Cohen - HandNews : « Une fréquentation du site conditionnée aux résultats des Bleu(e)s »
Visuel Dicodusport - Photo Uros Hocevar / Kolektiff

Nouveauté chez Dicoduport, une rubrique qui part à la découverte de médias sportifs indépendants, souvent spécialisés, et tous avec leur propre identité. Pour le quatrième numéro, nous avons rencontré Maxime Cohen, rédacteur à HandNews.

Présentez-vous et votre média en quelques mots.

Je m’appelle Maxime Cohen et j’ai 24 ans. Je suis journaliste en alternance au Midi-Libre, à Millau. À côté, j’écris bénévolement pour HandNews depuis 2012.

Depuis quand le site web existe-t-il ?

Si ma mémoire ne fait pas défaut, depuis 2011.

Et votre communauté sur les réseaux sociaux ?

On a presque 115 000 likes et 116 000 abonnés sur Facebook. Sur Instagram, nous sommes à 106 000 abonnés. Et 65 000 sur notre compte Twitter principal.

Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre ce site ?

En 2012, j’étais au lycée et je voulais me lancer dans le journalisme. Je vivais à Fréjus et j’étais licencié à Saint-Raphaël. Et quand le site s’est monté, j’ai proposé d’écrire et de faire les résumés des matchs de Saint-Raphaël. J’avais la passion du handball et de l’écriture. Ça m’a permis de lier les deux.

Est-ce que la récente baisse de résultats de l’équipe de France masculine a eu un impact sur votre fréquentation ?

Non, pas plus que ça. Les gens ont quand même suivi l’actualité. On a fait un excellent mois de janvier, qui n’est pas loin de nos meilleurs mois de fréquentation.

Vous traitez aussi l’actualité de championnats étrangers comme la ligue SEHA, et les championnats scandinaves. Comment faites-vous pour mettre en avant ces championnats relativement méconnus en France ?

Pour les mettre en avant, on a des gens qui sont tout simplement passionnés de hand international. Que ce soit de ces championnats ou même de la Bundesliga, en Allemagne. Ces gens qui s’y intéressent écrivent pour transmettre leur passion et leur goût de ces championnats. Ils arrivent à trouver des choses intéressantes, qui arrivent à plaire. Il n’y a pas de politique particulière pour mettre en avant tel ou tel championnat.

Les féminines enchaînent les bons résultats de leur côté. Avez-vous autant de lecteurs pour le hand féminin que pour le masculin ?

Malheureusement, non. Dès que l’équipe de France ne fait pas de résultats, on sent qu’il y a une baisse. Le lectorat n’est pas le même. En revanche, quand l’EDF fait une performance, on est très suivi. On a même eu des records de performance pendant des compétitions féminines. Par exemple, on a eu une très bonne fréquentation en décembre lors du championnat d’Europe féminin. La fréquentation est conditionnée aux résultats des Bleu(e)s. Par rapport à la Lidl Starligue, on a moins de lecteurs sur le championnat féminin.



En quoi la crise sanitaire a impacté HandNews ?

Comme partout, il y a eu une baisse d’actualité. Donc il a fallu trouver des idées nouvelles de papiers à faire en fonction des idées et des disponibilités de chacun. Il faut savoir qu’on est tous bénévoles sur le site. On a tous des vies à côté d’HandNews, qui n’est pas notre activité principale. Il a fallu faire en fonction de nos envies. Aussi, on n’a pas été en Égypte pour le championnat du monde masculin. Et pas au Danemark pour le championnat d’Europe féminin.


J’espère qu’on pourra vite retourner dans des salles pleines, et revivre de belles ambiances


Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Alors là, aucune idée. J’espère bien sûr que HandNews sera toujours là. Mais personnellement, je ne sais même pas où je serai demain.

Le mot de la fin ?

J’espère qu’on pourra vite retourner dans des salles pleines, et revivre de belles ambiances. Ça serait bien que le hand amateur puisse aussi reprendre. Et qu’on retrouve un peu de normalité !

Idriss Ahamada


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Lumière sur

Étienne Goursaud – Sans Filtre : « Le but ? Rechercher des personnes qui ont des histoires à raconter »

Idriss

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Étienne Goursaud - Sans Filtre - Le but, rechercher des personnes qui ont des histoires à raconter
Visuel Dicodusport - Photo France Rugby

Nouveauté chez Dicoduport, une rubrique qui part à la découverte de médias sportifs indépendants, souvent spécialisés, et tous avec leur propre identité. Pour le troisième épisode, nous avons rencontré Étienne Goursaud, journaliste à Sans Filtre.

Présentez-vous et votre média en quelques mots.

Sans Filtre a été créé en 2017, dans le but de proposer quelque chose de novateur. Il existe beaucoup de médias en ligne. On s’est dit « que peut-on proposer ? », et on a eu ce concept d’interview à la première personne. Les questions posées ne sont pas visibles. C’est comme si l’athlète s’exprimait directement.

Combien êtes-vous aujourd’hui ? Et combien de personnes ont fondé le média ?

Le média a été fondé par deux personnes, Clément Bernard, et Clément Samson. Pour ma part, je l’ai rejoint en juillet 2020 avec deux autres personnes qui travaillaient sur un autre site avant : Mathéo Rondeau et Paul Lalevee.

Initialement, j’avais créé un site fin 2018, qui s’appelait À Travers le sport. Je le gérais seul au début. Au fur et à mesure, Mathéo et d’autres personnes m’ont rejoint. Pendant le confinement, Sans Filtre s’est approché de nous, car ils étaient intéressés par ce qu’on faisait. Et en sortie de confinement, la fusion s’est faite. À Travers le sport existe encore, mais il n’y a plus de contenu nouveau. Et toute l’équipe a migré sur Sans Filtre.

Quel est votre trafic aujourd’hui ?

Entre 40 et 50 000 visites par mois. Ces visites se déclinent différemment. Quand on fait des portraits d’athlètes ou de journalistes, leurs partages nous aident beaucoup. Il y a aussi la partie SEO via Google qu’on développe. Au moins d’avril dernier, 5000 personnes venaient de ce qu’on appelle les recherches organiques. Aujourd’hui, le total a quasiment doublé. Et on a bon espoir de le voir encore augmenter. Nous optimisons le plus possible le site, pour le rendre très attractif et faire en sorte d’être bien positionné quand on tape le nom d’un athlète.

Et votre communauté sur les réseaux sociaux ?

Nous sommes 12 900 sur Facebook. Un peu moins de 2200 sur Twitter et à peu près 1300 sur Instagram. Nous sommes aussi 380 personnes sur LinkedIn. On peut proposer des contenus vidéos, mais nous n’avons pas de chaine YouTube.

Qu’est-ce qui vous a motivé à travailler sur ce site ?

Le but, c’est de rechercher des personnes qui ont une histoire à raconter. On n’est pas forcément au fait de l’actualité. Quand on va démarcher un sportif pour une interview, l’actualité nous intéresse, mais c’est pas ce qui a de plus important. C’est vraiment l’histoire. Comment il vit sa discipline, ses entraînements etc. C’est presque sport et société.

Sans Filtre, c’est aussi un podcast, Extraterrien. Quel est le concept du podcast et quels sont les sujets abordés avec les athlètes ?

Extraterrien, ce n’est pas Sans Filtre. C’est un partenariat que nous avons noué avec Barthélémy Fendt, qui est le créateur du podcast. Le podcast ressemble à ce qu’on propose en version écrite. On se plonge dans la tête d’un sportif. Par exemple, il y a eu celui avec la handballeuse Cléopatre Darleux, qui a bien marché. Ils y évoquent la sportive, mais aussi la maman. Comment concilier la carrière de sportive avec la maternité ? C’est un sujet qui est encore assez compliqué aujourd’hui. Mais la parole se libère de plus en plus.


Ça dépend avant tout des personnes qui sont à la communication. Et plus d’eux que du milieu en lui-même.


Est-ce difficile d’avoir des entretiens avec des sportifs ?

Il y a clairement des sports plus accessibles que d’autres. En athlétisme, c’est très facile d’avoir des athlètes. Y compris des figures comme Wilhem Belocian, qui fait des performances extraordinaires cet hiver. Il a été très accessible via les réseaux sociaux. Pour d’autres sports comme le cyclisme, ça va dépendre des équipes. Par exemple, B&B Hotels p/b KTM est très accessible. Pour d’autres, ça va être plus difficile. Par exemple, nous avons contacté plusieurs fois une grosse équipe française, mais nous n’avons eu aucune réponse à nos différents mails.

Quand on veut avoir des interviews de journalistes, on traite avec beIN SPORTS, qui sont vraiment remarquables sur ce point-là. Les réponses sont très rapides, et systématiquement positives. Juste avant le Super Bowl, on a sorti une grande interview de Marc-Angelo Soumah. Traiter avec eux est un vrai plaisir. Je sais que c’est pareil pour d’autres médias. Mais ça dépend avant tout des personnes qui sont à la communication. Et plus d’eux que du milieu en lui-même.

Y a-t-il un sportif et une sportive que vous rêvez d’interviewer ? Et pourquoi ?

Personnellement, c’est compliqué. Parce que ce n’est pas tant le palmarès qui m’intéresse, mais plus la personne. Je suis un grand fan de Thibaut Pinot, et ses interviews sont souvent criantes de vérité. Si j’ai l’occasion un jour de le faire, ce serait un grand rêve. Je fais aussi de l’athlétisme, donc si je devais dégager quelqu’un dans ce monde-là, ce serait Renaud Lavillenie, même si c’est difficile de l’avoir. Il a eu une histoire particulière. On lui a souvent dit qu’il n’y arrivera pas, mais tout au long de sa carrière, il a toujours réussi, quels que soient les obstacles.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Mon rêve serait de continuer ce métier. Développer Sans Filtre, et que ce média soit reconnu par toutes et tous comme étant un vrai vecteur de belles histoires.

Le mot de la fin ?

J’ai toujours été un grand fan d’interview. C’est ce qui me fait rêver quand j’ouvre le journal le matin. Je suis très content aujourd’hui de bosser pour un média qui met ça en avant aujourd’hui. J’en profite aussi pour remercier le service des sports de La Charente Libre, Eric Fillaud, Thierry Chatellier, Nicolas Guiraud et Kevin Cabioch. Ils m’ont fait en confiance en 2019 en me prenant en stage alors que je n’avais pas de formation en journalisme. Et ils continuent à le faire aussi aujourd’hui pour des piges. Donc merci à eux.

Idriss Ahamada


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Football américain

Alain Mattei – TD Actu : « La NFL a réussi à être une ligue qui fonctionne quasiment toute l’année »

Idriss

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Alain Mattei - TD Actu - La NFL a réussi à être une ligue qui fonctionne quasiment toute l'année
Visuel Dicodusport - Getty Images

Nouveauté chez Dicoduport, une rubrique qui part à la découverte de médias sportifs indépendants, souvent spécialisés, et tous avec leur propre identité. Pour le deuxième numéro, nous avons rencontré Alain Mattei, fondateur de Touchdown Actu.

Présentez-vous et votre média en quelques mots.

Je m’appelle Alain Mattei. Je suis journaliste de formation. J’ai travaillé en radio, mais aussi sur le web pour L’Équipe, Sports.fr et Basketusa.com. J’ai également travaillé en télé pour RMC Sport. Et aujourd’hui, sur Touchdown Actu, qui est mon activité principale.

Le développement a été assez constant et linéaire pendant les premières années. Même aujourd’hui, ça continue à progresser. On est accrédité pour aller au Super Bowl depuis 2014, et on suit les matchs à Londres sur le terrain depuis 2012. Nous sommes aujourd’hui une équipe de 40 bénévoles qui participe à la vie du site.

Depuis quand le site web existe-t-il ?

Le site existe depuis 2007. À l’époque c’était un petit blog, que j’ai transformé en site au bout de 6 mois.

Quel est votre trafic aujourd’hui ?

En janvier, on a battu notre record sur 1 mois, avec 1,8 millions de pages vues. Et au niveau de l’émission, on est autour de 70 à 100 000 écoutes par mois, tout dépend de la période et du nombre d’émissions. Le trafic se situe à peu près la. Ça fait autour de 115 000 visiteurs uniques par mois.

Et votre communauté sur les réseaux sociaux ?

On a 18 800 followers sur Twitter. 6500 sur Instagram et 21 000 sur Facebook. On n’a pas de Snapchat et pas de TikTok parce que je suis une vieille personne ! Nous avons également 7800 abonnés sur YouTube.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer ce site ?

Outre la passion pour le foot US, c’est assez simple. Je sortais d’école de journalisme, et je voulais faire quelque chose que je pouvais présenter avec mon CV. Je n’avais pas envie de présenter des papiers que j’avais fait à l’école. J’avais envie de montrer quelque chose de vivant et d’actuel. Bien sûr, il y avait aussi de la passion, car je n’ai pas choisi le thème au hasard. Ça m’a suivi au fil de mes expériences. Jusqu’à ce que j’arrive à en faire mon activité principale.

Vous traitez l’actualité d’un sport dit de « niche ». Comment avez-vous fait pour réussir à toucher du public en dehors du cercle habituel de passionnés ?

C’est une bonne question. On ne va pas consciemment chercher des gens qui ne s’y intéressent pas. On fait un peu ça, soit en début de saison, soit pendant la période du Super Bowl. Avec des tutoriels tous les jours pendant la semaine du Super Bowl. On fait ça aussi en début d’année, avec des petites présentations simplifiées, comment choisir son équipe, et les choses à savoir si on veut suivre la NFL.

En plus de ça, on a des pratiques d’écriture sur le site, que j’essaie de conserver et d’inculquer aux rédacteurs. Il faut se dire qu’on parle à des passionnés, mais qu’il faut aussi que celui qui découvre le site ne soit pas totalement perdu. On essaie de limiter les anglicismes. Tout ce qui est action de jeu et poste (par exemple, touchdown et linebacker) on garde en anglais. Mais on essaie de ne pas tomber dans les anglicismes pour tout le reste. Même un receveur et un coureur, on essaie de dire un receveur ou un coureur, et pas un running-back ou un wide reciever.

Évidemment, le lecteur qui débarque sur le site avec zéro connaissance de la NFL, il ne sera pas tout de suite à l’aise. Mais au moins, il ne sera pas totalement perdu. Je me bats contre ces trucs. Les gens qui disent : « il a catché le ballon ». Il ne l’a pas catché, il l’a attrapé, il l’a reçu. Il y a des tonnes de mots en français pour le dire. Je le vois beaucoup sur les réseaux sociaux, et même dans mon équipe. Il l’a catché, il l’a dropé, mais non, il l’a relâché ! Pour des trucs un peu évident, on essaie de le dire en français le plus possible. Bien sûr, on ne va pas aussi loin que nos amis québécois, mais on essaie.

La saison NFL est assez courte (moins de 6 mois entre le 1er match et le Super Bowl). Comment faites-vous pour meubler durant la longue intersaison ?

Ce n’est pas très difficile. Dans une moindre mesure, c’est comme la NBA. La NFL a réussi à être une ligue qui fonctionne quasiment toute l’année. Les seuls mois vraiment morts entre guillemets, c’est mai-juin-juillet. En février, on sort du Super Bowl. Il y a d’abord une semaine un peu calme. Derrière, on va amorcer doucement tout ce qui est rumeurs de transferts, mercato, etc. Ça va monter doucement en température jusqu’à l’ouverture officielle du mercato le 17 mars.

Donc en mars, il y aura une tonne de signatures. Ensuite, la préparation de la draft, et la draft fin avril. Tout ça occupe beaucoup de temps. Sachant que la draft est beaucoup plus importante qu’au basket. Rien qu’en volume, il y a 7 tours au lieu de 2, soit 250 joueurs sélectionnés. Et contrairement au basket, il y a beaucoup plus de joueurs qui sont opérationnels le premier jour, et qui vont avoir de l’impact immédiatement dans la ligue. C’est une plus grosse affaire, qui nous occupe pas mal. Évidemment, le trafic du site sera plus bas entre mi-février et août. On ne se fait pas d’illusions et c’est normal.

Ce sont les matchs qui génèrent le plus d’excitation et de visites. On sait qu’entre février et août, on parle plus à une base de passionnés, mais il y a de l’actualité. C’était moins le cas les premières années, mais le site développe encore plus son activité pendant l’intersaison.

L’intersaison est-elle une période propice pour tester d’autres choses ?

Oui complètement. J’essaie de tout bloquer et acter avant le début de saison, pour être le plus tranquille possible. En effet, on peut tester et rajouter des trucs pendant l’intersaison. Par exemple, il y a 2 ans, on faisait 4 émissions preview draft, la draft en direct et deux émissions pour débriefer. Cette année, les émissions preview commencent cette semaine. Et il y en aura toutes les semaines, jusqu’à début avril, où on passera à une pastille quotidienne, jusqu’à la draft.

Ça fait partie du développement et des choses qu’on peut tester. Ça permet aussi d’impliquer plus de monde. Avant, j’animais toutes les émissions pré-draft. Aujourd’hui, on a une équipe dédiée, qui connait bien le sujet et va bien le faire.

Le foot US français n’est que très peu traité sur TD Actu. Comptez-vous lui accorder une plus grande place à terme ?

Ce n’est pas prévu. Parce que ce n’est pas évident pour nous en termes humain. Paradoxalement, c’est plus simple de voir tout ce qui se passe aux USA grâce au NFL Game Pass et beIN SPORTS, que d’avoir assez de monde pour aller sur les terrains français pour faire des résumés. Ce n’est pas au programme et on a tellement de choses à faire sur la NFL. Je ne suis pas sûr qu’on soit au bout. Mais après, on ne se l’interdit pas. Une année, on avait fait à la fois les demies et la finale du casque de diamant. On a aussi fait des matchs de l’équipe de France. Mais on n’est pas encore fixé pour rendre ça régulier.



L’intérêt pour le foot US est croissant en France, avec notamment un gros succès d’audience pour le Super Bowl. Comment accueillez-vous ce regain d’intérêt pour la discipline ?

Je me permets de modérer ça. Ça fait un peu plus de 10 ans que le site existe, et 10 ans qu’on me pose cette question. Dans les faits, oui elle augmente. Parce que depuis qu’ils ont les droits, beIN SPORTS proposent une très bonne couverture, où on peut voir le Redzone et pas mal de bonnes choses. Avec internet et les réseaux sociaux, on peut également suivre comme jamais. Donc oui, elle augmente, mais je ne dirais pas non plus qu’elle explose. La Chaîne L’Équipe a sorti ses chiffres et a annoncé 400 000 téléspectateurs devant le Super Bowl. Il y a 10 ans, W9 avait fait 350 000. Donc on n’a pas non plus explosé le truc. Il y a 2 ou 3 ans, TF1 avait fait quasiment 500 000.

C’était TF1, mais ces gens ne sont pas forcément restés. Ça augmente, ça progresse et on le voit. On en est les premiers bénéficiaires, et je pense que l’exposition donnée par La Chaîne L’Équipe sur les finales de conférence et le Super Bowl a bien aidé aussi. Il y a un regain de popularité, mais aussi une base de personnes qui apprécie déjà ça, mais qui a un peu lâché car c’était compliqué de suivre. Ils reviennent, car il y a plus de moyens sur le web.


On a reçu bien plus de messages que d’habitude qui nous disaient que ça fait du bien que l’émission soit là.


Quel bilan faites-vous de cette saison ?

Elle est terminée et c’est déjà une bonne nouvelle ! Il y a 6 ou 7 mois, on n’était pas sereins. On se demandait si elle aurait lieu, s’il y allait avoir des matchs qui sauteraient. Et si je mets ma casquette de directeur de la publication de TDA, je me demandais si on allait avoir des revenus. C’était un peu stressant. Donc c’est égoïste, mais le premier sentiment était personnel, de se dire « bon bah au moins elle a eu lieu ». Je suis soulagé, jusqu’à la veille du Super Bowl, j’étais stressé ! Pour parler sport, ça n’a pas été une mauvaise saison. Covid ou pas, on a eu une plutôt belle saison. Avec des histoires folles comme le nouveau sacre de Tom Brady qui fait un truc incroyable en l’emportant dans une nouvelle équipe, à 43 ans. On a vu de belles choses sur plein d’aspects. Sur le sportif, il y a eu la renaissance des Browns, les Bills qui ont monté une belle équipe, les anciens qui sont toujours là.

Pour faire aussi un lien entre la Covid et le sportif, je pense qu’on a eu de la chance quand même. Cela nous a changé les idées pendant 7 mois. Ça s’est bien passé, et ça nous ramenait un peu de normalité bienvenue, au moins tous les dimanches. On l’a ressenti aussi chez les visiteurs. On a reçu bien plus de messages que d’habitude qui nous disaient que ça fait du bien que l’émission soit là. Et qu’on leur changeait les idées, que ça faisait du bien. Et ça fait plaisir aussi. Parce qu’on est comme tout le monde, on subit le truc. Ce n’est jamais agréable d’être confiné. Donc ça fait du bien de savoir que ça fait du bien aux visiteurs !

Avez-vous été déçu par le Super Bowl ?

Oui et non. Évidemment, on aurait préféré avoir un match un peu plus serré et un peu plus fun. Après, je dis non dans le sens où ça arrive. On a été très gâtés depuis le début des années 2000. Mais ça arrive que le Super Bowl ne soit pas très bon et franchement, on en a eu des pires. Je pense notamment aux deux des Broncos, celui qu’ils perdent contre les Seahawks (2013) et celui qu’ils gagnent contre les Panthers (2015), qui étaient quand même assez affreux. Mais je veux retenir les bonnes histoires. Ça aurait pu être mieux, mais ça n’a pas été si affreux que ça.

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Je n’en sais rien. Car s’il y a un an on m’avait dit que j’aurai peur de ne plus avoir de boulot en septembre à cause d’un virus, je n’y aurais pas cru. Donc 10 ans, ça me paraît tellement loin. Je ne suis pas accroché à l’idée de faire la même chose toute ma vie. Je peux me voir à plein d’endroits. J’aime bien aussi l’idée de transmettre, donc peut-être que je serais toujours sur TDA, je ne sais pas. Peut-être aussi que j’aurai transmis le bébé et que quelqu’un s’en occupera bien.

Peut-être un peu des deux, je commence aussi à avoir d’autres projets qui commencent à se former pour les mois à venir. C’est très dur à dire. Je gère ma petite entreprise qui est TDA média. Avec TDA, mais avec aussi d’autres choses à venir. Je prends un peu au jour le jour, surtout avec tout ce qui s’est passé ces derniers mois. En tout cas, j’espère que TDA sera toujours là, avec ou sans moi. Je verrai si j’ai d’autres projets ou pas.

Le mot de la fin ?

Zythum.*

*mot choisi car c’est le dernier mot du dictionnaire.

Idriss Ahamada


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Biathlon

Romain Le Biavant – Biathlon Live : « Rendre accessible et faire découvrir ce sport au plus grand nombre »

Idriss

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Romain Le Biavant - Biathlon Live : "Rendre accessible et faire découvrir ce sport au plus grand nombre"
Visuel Dicodusport - Photo AFP

Nouveauté chez Dicoduport, une rubrique qui part à la découverte de médias sportifs indépendants, souvent spécialisés, et tous avec leur propre identité. Aujourd’hui, pour la première, nous avons rencontré Romain Le Biavant, fondateur de Biathlon Live.

Présentez-vous et votre média en quelques mots.

Je m’appelle Romain Le Biavant, j’ai 25 ans, je suis Breton et passionné de biathlon depuis une bonne dizaine d’années. J’ai commencé à partager ma passion pour le biathlon il y a plus de 4 ans à présent en créant une communauté de fans sur Facebook autour de Martin Fourcade (le groupe Martin Fourcade Live). Puis, j’ai eu envie de mettre en lumière l’ensemble de la discipline. C’est pourquoi j’ai décidé de créer, avec un ami, une plateforme dédiée à ce sport : Biathlon Live, le premier site français 100% biathlon.

Avec une équipe de passionnés, on aborde tous les sujets qui circulent sur la planète biathlon, hiver comme été, sous différents formats. On peut également retrouver sur notre site les calendriers, les classements, les palmarès, des informations sur les biathlètes. On a vraiment voulu faire un site complet qui répond à toutes les attentes que peut avoir un fan de biathlon. Je prends vraiment un réel plaisir à faire ça, et les retours sont positifs, c’est cool !

Depuis quand le site web existe ?

Nous avons lancé notre site web le lendemain de la première édition du Martin Fourcade Nordic Festival (le 2 septembre 2019). Ce n’est donc que le deuxième hiver que nous couvrons. Nous sommes encore très jeunes sur le circuit !

Quel est votre trafic aujourd’hui ?

Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que le trafic est plus dense durant la période hivernale. Mais s’il faut comparer avec la saison précédente, le site est en plein boom. Il y a quatre à cinq fois plus de trafic chaque mois et nous battons de semaine en semaine nos records journaliers. Après un premier hiver « d’apprentissage » pour nous, on sent que le site prend peu à peu et gagne énormément en visibilité et en intérêt auprès de nos lecteurs, mais aussi des biathlètes qui répondent avec plaisir à nos sollicitations comme Sturla Holm Laegreid dernièrement. Nous sommes déjà à plus de 800 000 pages vues depuis le début de cette saison (28 novembre). On espère que ça va continuer dans ce sens.

Et votre communauté sur les réseaux sociaux ?

Entre Facebook, Twitter, Instagram et YouTube, nous comptons environ 35 000 followers. Si Facebook et Twitter sont plus destinés au partage de nos articles, Instagram et YouTube ont un autre rôle. Sur YouTube, nous avons par exemple lancé nos podcasts (disponibles aussi sur les plateformes de streaming : Spotify, Deezer, Apple Podcast,). Et sur Instagram, on traite de l’actualité du biathlon, mais en images et en direct lorsqu’un membre de l’équipe a l’opportunité de se rendre sur les épreuves. On propose aussi des animations (sondages, quiz, jeux), pour faire participer notre communauté. Au-delà du site et de l’actualité du biathlon, on essaie de proposer un contenu varié et adapté à nos lecteurs et followers.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer ce site ?

Comme dit précédemment, j’avais vraiment envie de mettre en lumière l’ensemble de la discipline. Il y a différents sites web dédiés au nordique, mais aucun ne concernait uniquement le biathlon, du moins en France. Je pense que cette discipline tellement passionnante en méritait au moins un. Et après un an et demi d’existence, je ne regrette absolument pas de m’être lancé dans cette fabuleuse aventure.

Vous traitez l’actualité d’un sport dit de « niche ». Comment avez-vous fait pour réussir à toucher du public en dehors du cercle habituel de passionnés ?

Ayant commencé sur les réseaux sociaux, nous sommes très attachés à faire interagir notre communauté pour démocratiser ce sport, en proposant par exemple des quiz et sondages. Dès le début, nous avons également mis en place sur le site un onglet « Le Biathlon » qui recense l’histoire, les bases de cette discipline, les biathlètes et leur palmarès, un dictionnaire avec le vocabulaire employé dans le monde du biathlon. Cela permet de rendre accessible et faire découvrir ce sport au plus grand nombre.

Le biathlon est un sport saisonnier, qui fonctionne avant tout en hiver. Comment faites-vous pour combler le vide en été, quand la Coupe du monde est à l’arrêt ?

Évidemment la grosse période du biathlon s’étale entre décembre et mars. Mais le biathlon c’est quand même toute l’année ! Entre les shows estivaux, les préparations, les championnats nationaux, les actualités… il y a de quoi s’occuper durant l’intersaison.

Sinon durant la trêve, c’est l’occasion de faire connaître la future génération. L’an dernier nous nous sommes lancés dans le podcast (Biathlon en Live) et nous avons reçu quelques jeunes tricolores, comme Oscar Lombardot qui était présent sur les étapes d’Hochfilzen en décembre. On prend vraiment du plaisir à faire ça. À mettre en avant la génération de demain, trop peu médiatisée aujourd’hui.


Si beaucoup suivent le biathlon grâce à Martin Fourcade, c’est superbe de voir que la passion des fans français est toujours là, et va même au-delà des frontières !


Est-ce que l’arrêt de Martin Fourcade et les performances un peu moins bonnes des Tricolores ont eu un impact sur la fréquentation de votre site ?

Difficile à dire étant donné que notre site est récent. C’est sûr que quand les Français performent, le site gagne énormément en trafic. Mais de ce que je constate, les supporters français ne s’intéressent pas qu’à leurs biathlètes. Ils s’intéressent à l’ensemble de la caravane du biathlon. Exemple, dernièrement le changement de carabine de Johannes Boe a attiré énormément de lecteurs. C’est même l’article le plus lu de notre site, et ce, en même pas 24 heures. Si beaucoup suivent le biathlon grâce à Martin Fourcade, c’est super de voir que la passion des fans français est toujours là, et va même au-delà des frontières.

Les Championnats du monde approchent, qu’est-ce que cette compétition représente pour les biathlètes ?

Pour beaucoup, ça représente l’objectif de la saison. Surtout pour ceux qui ont fait une croix pour le classement général. On pense évidemment côté français à Quentin Fillon Maillet qui espérait décrocher le gros globe à la fin de cet hiver. Mais la tâche s’annonce quasiment impossible désormais donc un titre mondial individuel pourrait lui faire le plus grand bien. Ce serait d’ailleurs son premier (à titre individuel) !

Mais ces Championnats du monde, c’est aussi la dernière grande compétition internationale avant les Jeux Olympiques de Pékin qui auront lieu dans un an. Ça peut paraître encore loin, mais forcément les biathlètes y pensent déjà. Une dernière grande répétition générale avant le rêve olympique.

Quel dispositif sera mis en place sur Biathlon live pour les suivre ?

On ne change pas une formule qui fonctionne ! Nous aurions aimé être sur place pour couvrir l’événement mais c’était malheureusement trop compliqué avec le contexte actuel. On a tout de même notre photographe Kevin Voigt qui sera sur place pour capturer les plus beaux moments des Mondiaux. Sinon, on va rester sur notre lancée en couvrant au mieux l’événement à travers notre site. On proposera également un podcast debrief à la fin de chaque semaine de compétition. Ça permet de donner la parole aux fans qui peuvent nous poser des questions. Une quinzaine qui s’annonce sportive, mais avec beaucoup d’excitation !

Où vous voyez vous dans 10 ans ?

Si la neige est toujours présente, je me vois encore répondre à vos questions pour évoquer l’évolution de notre site qui continue de prendre de l’ampleur.

Le mot de la fin ?

Merci pour toutes vos questions et je souhaite à tous les passionnés de biathlon de très bons Championnats du monde. Profitez !

Idriss Ahamada


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Lumière sur

« Rugby au Cœur », le roman d’espoir de Serge Collinet

Nico

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"Rugby au Cœur", le roman d'espoir de Serge Collinet
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RUGBY – Rencontre avec Serge Collinet, auteur de « Rugby au cœur », qui nous présente son roman et évoque l’évolution de son sport préféré ces dernières années. 

Serge, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis avant tout un passionné de rugby, je suis tombé dedans tout petit grâce à mon instituteur. Et depuis, je m’efforce de transmettre ce qu’il y a de meilleur dans ce sport. C’est pour cela que j’ai monté une section sportive Rugby dans le 13ème arrondissement de Paris en 1994, Coincé entre deux cités, c’était un collège relativement difficile. Avec des gamins qui avait besoin de repères.

Pouvez-vous résumer votre ouvrage en une phrase ?

Ce roman raconte l’histoire d’un collectif de gamins qui se découvrent et découvrent leur potentiel grâce au rugby. Black Blanc Beur, de toutes origines et de toutes conditions, ils ne font qu’un pour réaliser leur rêve de devenir une véritable équipe de rugby.

À quel public s’adresse « Rugby au cœur » ?

Il a déjà été lu par de nombreux lecteurs qui ont entre 8 et 92 ans. Leur point commun, c’est la passion de ce sport. Et l’amour des belles aventures humaines.

Le parcours et la réussite de Wesley Fofana, qu’est-ce que ca représente pour vous ?

C’est une grande joie que j’éprouve pour lui. C’est aussi quelque part un peu la magie des rencontres. Quand un adulte peut aider un jeune à exprimer un potentiel, c’est fabuleux. Et dans le cas de Wesley, ce potentiel, grâce à son travail et son sérieux qui se sont ajoutés à ses dons naturels, a atteint des sommets.

Quel regard portez-vous sur le rugby d’aujourd’hui et sur son évolution ces dernières années ?

Le rugby est à la croisée des chemins. Il est à la fois, dans une société où priment l’individualisme et la stratification, le culte du collectif, de l’altruisme et du don pour l’équipe, ce qui n’est pas évident. Au rugby, la star, c’est l’équipe. Mais en même temps, sa dangerosité objective pose problème quant à son avenir. Alors c’est un sport fabuleux, avec un potentiel éducatif extraordinaire, mais je le sens en danger.

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