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Cyclisme sur route

Kerbaol, Muzic, Labous, Bunel : Des Bleues entre promesses et confirmation

Etienne Goursaud

Publié le

Kerbaol, Muzic, Labous, Bunel Des Bleues entre promesses et confirmation
Photos Icon Sport / ASO / Icon Sport

CYCLISME SUR ROUTE 2024 – Retour sur la saison 2024 des Françaises. Avec un très bon bilan et des jeunes qui poussent.

Le cyclisme féminin est en pleine progression. C’est désormais un discours intégré par tous les suiveurs – tant mieux – et les spécialistes. Et force est de constater que les Françaises n’ont pas loupé le train. Retour sur une année 2024 marquée par de grandes premières. Une victoire sur le Tour de France, une Française qui bat la numéro une mondiale à la pédale. Et s’il manque encore une victoire dans une grande classique ou une grande course à étapes au niveau World Tour, cette progression est significative. Avec deux Tricolores dans le Top 10 au classement UCI à l’issue de cette saison 2024.

Cédrine Kerbaol – La grande première sur le Tour de France Femmes new look

Preuve de ce changement de cap, Cédrine Kerbaol (Ceratizit-WNT) est devenue la première tricolore à lever les bras sur le Tour de France, depuis le retour de la Grande Boucle chez les femmes en 2022. Une victoire en puncheuse et rouleuse, sur les routes de Morteau. Un succès qu’elle bonifiera d’une 6e place au classement général final. En progrès par rapport à 2023 (12e du classement général et 14e d’une étape au mieux). Plus que lever les bras, la Bretonne a sans doute levé une barrière dans le cyclisme féminin français. Le fait de s’imposer sur la plus grande course du monde. Au cœur d’une année très solide pour elle, cette victoire sur le Tour restera incontestablement comme le grand moment de son année. Et elle n’a que 23 ans.

Évita Muzic – L’année accomplie

Française la plus en vue, avec sa 4e place sur le Tour de France Femmes (dont une 3e place à l’Alpe d’Huez, sur l’étape reine), Évita Muzic (FDJ-Suez) a encore franchi un cap, tant en termes de niveau que de régularité. Les suiveurs se souviendront surtout de sa victoire d’étape sur la Vuelta, où elle s’est offerte Demi Vollering (SD-Worx). Elle a été la seule coureuse à, quelque peu, rivaliser avec la Néerlandaise.

Mais c’est aussi une année où la Française a fait preuve de polyvalence. 10e des Strade Bianche, 9e du Trofeo Alfredo Binda, tout en brillant sur bon nombre de courses à étapes. À l’image de sa 2e place sur le Tour de Burgos. Qui lui vaut une 10e place au classement final UCI en 2024. Solide. Seuls bémols, elle n’a levé les bras qu’une fois et la bordure en début de Vuelta la prive certainement d’un tout premier podium sur un Grand Tour. Des axes de travail en 2025, pour la coureuse de 25 ans.

Juliette Labous – Le Tour plombe un bilan pourtant très solide

On a parlé de régularité, Juliette Labous en est la définition incarnée. Et résumer l’année de la future coureuse de la FDJ-Suez à son échec sur le Tour de France serait bien cruel pour elle. D’autant que son échec est dû surtout à un Covid venu plomber la fin de sa semaine. Neuvième au classement UCI (2360,1 points), elle termine dans le top 10 pour la première fois de sa carrière (12e en 2022, 11e en 2023).

En améliorant encore une fois son nombre total de points. Cela manque néanmoins de victoires, ne levant les bras que lors des championnats de France. Mais elle termine 4e du Tour d’Espagne, 5e du Tour d’Italie, 3e du Tour du Pays Basque, 5e du Tour de Suisse et 6e du Tour de Romandie. Et sans le Covid, on aurait pu envisager un Top 5 dans les trois Grands Tours. À 25 ans (elle en aura 26 le 4 novembre), la marge de progression est encore là.





Et globalement, une jeune génération qui émerge

Point commun entre toutes les coureuses citées ci-dessus ? Elles ont toutes 25 ans ou moins. La génération française est très solide et possède encore une belle marge de progression. Victoire Berteau (Cofidis) a également franchi un cap, avec énormément de places d’honneur, notamment sur les semi-classiques et classiques. Avec en point d’orgue un Top 10 à Paris-Roubaix. On peut citer Maëva Squiban (Arkéa-B&B Hôtels), brillante 2e de l’avant-dernière étape du Tour de France, sur les hauteurs du Grand Bornand. La Bretonne évoluera au sein de la formation UAE ADQ la saison prochaine.

On pense forcément à Marion Bunel (Saint Michel-Mavic-Auber 93), qui a signé chez Visma Lease a Bike en 2025. Vainqueure du Tour de l’Avenir, elle représente un espoir clair de remporter un Grand Tour. Ce qu’on n’a pas vu depuis 1995 et Laurent Jalabert sur le Tour d’Espagne pour le cyclisme français. Sans oublier sa cadette d’un an, Julie Bégo (Cofidis), qui s’est déjà distinguée chez les professionnels en 2024 (7 Tops 10). Et même Léa Curinier (FDJ-Suez), qui n’a pas encore totalement confirmé les promesses, mais qui n’a que 23 ans. L’avenir est radieux si les promesses se confirment.

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