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Coupe du monde de football

Kolašinac sauve le coup, le Canada ouvre enfin son compteur : les six enseignements de Canada-Bosnie Herzégovine

Victor Clot-Amiot

Publié le

Kolašinac sauve le coup, le Canada ouvre enfin son compteur les six enseignements de Canada-Bosnie Herzégovine
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Premier point du Canada en phase finale d’une Coupe du monde, coaching gagnant de Jesse Marsch… que faut-il retenir du nul entre le Canada et la Bosnie (1-1) ? 

Un premier point dans une phase finale pour le Canada… mais toujours pas de victoire

En deux participations à la Coupe du monde, le Canada restait sur six défaites en autant de rencontres avant de débuter contre la Bosnie-Herzégovine ce soir. Si la Bosnie semblait être l’adversaire idéal pour enfin stopper cette série noire, il n’en a rien été. Pourtant, longtemps menés au score, les Canadiens se consoleront grâce à un premier point obtenu en phase finale de Coupe du monde. Dans un groupe ouvert, ce résultat ne compromet pas les chances de qualification du Canada… qui pourrait se retrouver à la lutte pour la deuxième place avec la Bosnie.

Au contraire du Canada, la Bosnie-Herzégovine avait déjà connu la victoire en Coupe du monde. C’était en 2014 lors de son unique participation, à l’occasion du troisième match de poules contre l’Iran (3-1). À l’époque, Edin Džeko figurait parmi la liste des buteurs. Si le meilleur buteur de la sélection est encore du voyage cette année, il n’est pas rentré en jeu ce soir.

L’ouverture du score de la Bosnie-Herzégovine contre le cours du jeu

Le Canada avait mis la main sur le début de rencontre. Certes, les hommes de Jesse Marsch s’étaient montrés peu dangereux, à l’exception d’une frappe de Jonathan David à la 17ᵉ, mais ils avaient au moins le pied sur le ballon. Pourtant, il n’a fallu qu’un corner pour que la Bosnie-Herzégovine prenne l’avantage, sur une tête de Jovo Lukić après un ballon dévié par le défenseur Sead Kolašinac. Leurré vers le premier poteau, le gardien Maxime Crépeau ne pouvait rien faire, laissant son but grand ouvert pour Lukić.

Pour autant, l’ouverture du score de la Bosnie ne stoppait pas les velléités canadiennes. Les Canucks se faisaient pressants et totalisaient ainsi huit corners au moment de rentrer aux vestiaires. Cependant, face à leur incapacité à trouver la faille dans la défense bosnienne, c’est bien les hommes de Sergej Barbarez qui faisaient la course en tête.

Le sauvetage de la soirée pour Sead Kolašinac

Dans la continuité de la première période, les Canadiens ont débuté fort le deuxième acte, se procurant notamment une occasion majeure à la 53ᵉ minute du match. À la suite d’une belle action collective, Richie Laryea se retrouve seul en position du ballon, dans la surface bosnienne. S’il pensait alors que son plat du pied se dirigeait droit vers le but après être passé entre les jambes du gardien Nikola Vasilj, c’était sans compter sur un réflexe miraculeux de Kolašinac, venu placer son pied sur la trajectoire et dévier le ballon vers la transversale, privant le Canada d’une égalisation toute faite.





Quelques instants plus tard, c’est son coéquipier Nikola Katić qui sauvait à son tour la patrie en repoussant sur sa ligne une tête, certes peu appuyée, de l’avant-centre de Villarreal, Tani Oluwaseyi. Tout en étant dominée, la Bosnie-Herzégovine pouvait remercier sa défense imperméable. Du moins pour l’instant…

Le coaching gagnant de Jesse Marsch

Et pour cause, le score allait évoluer peu avant l’entrée dans les dix dernières minutes du temps réglementaire. Sur son premier ballon, quelques instants après son entrée en jeu, Cyle Larin s’est retrouvé à la conclusion d’une belle phase de jeu construite par ses coéquipiers. Servi dos au but par Jacob Shaffelburg, l’attaquant a réussi le contrôle parfait, s’emmenant le ballon en pivotant et prenant à défaut deux défenseurs, pour placer une demi-volée directement dans le petit filet du gardien. Coaching gagnant. 1-1, le score n’allait plus évoluer.

Les longues touches canadiennes et l’engagement physique des deux équipes

En ce qui concerne le style de jeu, quoique dominés dans le jeu aérien, on retiendra la volonté canadienne d’apporter du danger autour du but de Vasilj à chaque touche proche de la surface bosnienne. Si l’Islande avait surpris à l’Euro 2016 en les jouant de la sorte, c’est l’ancien joueur de Liverpool, John Arne Riise, qui, dans les années 2000, avait contribué à populariser cette stratégie. Doit-on y voir la raison qui a conduit Liam Millar à faire de même pour le Canada ? Si on ne peut le garantir, force est de constater que les deux hommes ont été formés à l’école liverpuldienne au cours de leur carrière respective.

Par ailleurs, outre le résultat du match, on notera également l’engagement mis par les deux équipes. Tantôt dans les règles, tantôt trop musclé, celui-ci a donné lieu à une rencontre physique. Dès la deuxième minute, Alistair Johnston commettait une faute qui aurait pu lui valoir un carton jaune. S’il s’en sortait bien, Facundo Tello, l’arbitre de la rencontre, allait vite se montrer moins clément. L’arrière canadien se retrouvait de nouveau coupable d’une vilaine faute à la 11e minute et écopait d’un carton jaune. Si le joueur du Celtic Glasgow était le seul à recevoir un avertissement en première mi-temps, les deux équipes se livraient et s’échangeaient des tacles engagés. Le match se soldait ainsi par un total de 30 fautes, dont 20 canadiennes.

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