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L’éclaircie Pouille : un effet Mauresmo ?

Quentin Marchesan

Publié le

Au plus mal la saison passée, Lucas Pouille avait décidé de se séparer de son entraîneur de toujours, Emmanuel Planque, et de s’attacher les services de la Française Amélie Mauresmo. Pari pour le moment gagnant puisque le Nordiste enchaîne les victoires à Melbourne.

Un match solide face à Coric

3h13, c’est le temps qu’il aura fallu à Lucas Pouille pour écarter Borna Coric. Pourtant, le Français ne partait pas favori, lui qui est classé 30ème alors que son adversaire est 12ème. Mais Pouille a réussi à livrer LE match qu’il fallait. Il rallie ainsi son troisième quart en Grand Chelem après Wimbledon et l’US Open en 2016 alors qu’il n’avait jamais dépassé le premier tour à Melbourne.

Pourtant, tout n’avait pas si bien commencé. Lucas Pouille a subi les premiers instants du match et s’est fait breaker par le Croate. Cependant, il s’est ressaisi rapidement et recollait à 2-2. La suite du premier set fut serré, mais c’est le Croate qui le remportait au tie-break, notamment à cause de deux fautes directes du Français. Mais ce dernier ne s’est pas laissé démoraliser et prenait le dessus sur Coric dans le deuxième set. Le natif de Grande-Synthe, plus agressif que le Croate, réussissait à breaker à 3-3. Le troisième set était un peu plus disputé, mais rien ne souriait à Coric, à l’inverse de Pouille. Dans le quatrième set, le Tricolore breakait son adversaire. Mais Borna Coric ne lâchait rien et poussait le Français au tie-break. Lucas Pouille remportait le match en patron 6-7[4] 6-4 7-5 7-6[2]. Borna Coric est la quatrième victime du Nordiste après Kukushkin, Marterer et Popyrin.

Un « effet Mauresmo » ?

Beaucoup vont mettre ces victoires et, en particulier, cette victoire au compte de « l’effet Mauresmo ». En effet, très peu de personnes croyaient en la victoire de Lucas Pouille. Mais peut-on parler d’un « effet Mauresmo » ? Certes, la Française n’est pas étrangère aux résultats de son poulain, puisque c’est elle qui le coache au quotidien. Cependant, ils ne travaillent ensemble que depuis décembre. On ne change pas un joueur en un mois. D’ailleurs, les premiers matchs de Lucas Pouille cette saison n’ont pas été flamboyants : aucune victoire en Hopman Cup et une élimination au premier tour de l’ATP 250 de Sydney.

Pour le moment, Lucas Pouille a le sourire – Getty Images

Mais une chose a réellement changé par rapport à la saison passée : le joueur de 24 ans a disputé des matchs avant son premier tour à Melbourne. Cela a surement permis au Nordiste de trouver un rythme et d’arriver prêt à l’Open d’Australie. En plus de cela, Amélie Mauresmo n’est pas une novice dans le milieu.  Elle a en effet été capitaine de l’équipe de France de Fed Cup, mais a surtout coaché Andy Murray.

On ne peut donc pas réellement parler d’un « effet Mauresmo », du moins pas encore. Il faudra en effet attendre encore quelques tournois pour voir l’impact réel de leur collaboration. Mais une chose est sûre, la coach a déjà réussi à changer des choses chez le Français. Par ailleurs, un premier vrai test se présente au prochain tour, avec l’opposition face à Milos Raonic.

La prochaine étape : Milos Raonic

Le prochain adversaire de Lucas se nomme Milos Raonic, qui a déposé un peu plus tôt le jeune prodige Alexander Zverev. En moins de 2h et 3 sets (6-1, 6-1, 7-6), le Canadien a balayé sans pitié le jeune Allemand. Depuis ce début de saison, Raonic fait mal à ses adversaires, c’est l’homme en forme du moment. Il faudra donc un Lucas Pouille prêt au combat et autoritaire à l’image d’aujourd’hui. Dernier Français en lice, il a d’ores et déjà réalisé un parcours encourageant, de très bonne augure pour la suite de sa saison.

Quentin Marchesan


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