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La femme du week-end : Pauline Parmentier, la battante

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A Istanbul, Pauline Parmentier a remporté le troisième titre de sa carrière. Un titre qui vient mettre fin à des semaines de galère.

Pauline Parmentier a connu un début d’année 2018 très compliqué : deux victoires pour dix-sept matchs disputés. Elle a commencé sa saison sur terre battue par une nouvelle défaite au premier tour du tournoi ITF de Tunis. Autant dire que personne ne donnait cher de sa peau à l’heure d’affronter les Américaines en demi-finale de Fed Cup : la 120e mondiale face aux top 20 américaines. D’autant plus qu’au premier tour de la compétition, si elle s’était logiquement inclinée face à Elise Mertens, face à Alison Van Uytvanck lors du quatrième simple, elle s’était rapidement énervée et était sortie de son match facilement.

 

© Corinne Dubreuil

Fed Cup : le coup de boost

Si elle s’est inclinée par deux fois à Aix-en-Provence, cette demi-finale face aux États-Unis a eu le mérite de relancer la joueuse de 32 ans. En effet, Pauline Parmentier a livré des prestations incroyables face à Sloane Stephens (7-6[3] 7-5) et Madison Keys (7-6[4] 6-4). Elle a longtemps fait la course en tête face à ces joueuses et a été à plusieurs reprises proche de remporter un set, mais finalement elle n’en a pas gagné un du week-end. Si la déception était grande, le niveau de jeu de la Française a impressionné. Face à des joueuses beaucoup mieux classées qu’elle, elle n’a pas reculé. Elle a répondu coup pour coup et les a fait douter. Elle aurait d’ailleurs mérité de remporter si ce n’est un match, un set. Car elle a réalisé des coups sortis de nulle part, elle a su enflammer son public. Elle n’était pas attendue à ce niveau mais Parmentier a déjoué tous les pronostics. Et même si la France a perdu, ces deux jours de Fed Cup auront au moins permis à Pauline Parmentier de reprendre confiance en elle et d’enchaîner les bonnes performances.

 

© İHA

Istanbul : un titre, dix ans après

En Turquie, la Française a éliminé Ayla Aksu, Yulia Putintseva, la numéro 2 mondiale Caroline Wozniacki et Irina-Camelia Begu pour rejoindre la finale. Elle affrontait dimanche la Slovène Polona Hercog. Le premier set a été marqué par de nombreux breaks et c’est la Française qui est sortie vainqueur : 6-4. Elle a breaké dès le début du deuxième set et semblait bien partie mais Hercog s’est battue pour recoller au score et finalement gagner la manche 6-3. La Slovène a mieux débuté la dernière manche mais plus le match s’allongeait et plus la Française remportait les longs échanges. Parmentier s’est finalement imposée 6-4 3-6 6-3. Elle a commis 27 fautes directes contre 34 pour Hercog mais la Française s’est montrée plus réaliste sur les balles de break, appliquée et calme pour faire la différence au bon moment.

Istanbul est le troisième titre en carrière pour Parmentier après Tashkent en 2007 et Bad Gastein en 2008. En tribune, elle a pu bénéficier du soutien de sa mère et de Jérémy Chardy qui l’a coachée lors du troisième set. Elle gagne 46 places au classement et est désormais 76e.

Je me suis battue jusqu’au bout pour aller chercher ce titre. Ça fait partie des plus belles victoires de ma carrière. J’ai déjà gagné des titres mais c’était il y a dix ans. Le fait d’avoir eu un début de saison difficile, de gagner cette semaine c’est un truc de fou. Je suis vraiment trop contente. Je vais repartir avec beaucoup de choses positives, beaucoup de confiance et beaucoup d’envie pour la suite.

Ce titre est une belle récompense pour une joueuse généreuse et combattante et c’est sans hésitation qu’elle est notre femme du week-end.



Arlette

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