La JL Bourg a-t-elle une chance de disputer l’EuroLigue la saison prochaine ?
EUROLIGUE 2026/2027 – Suite à son sacre mardi soir, la JL Bourg a gagné le droit de participer à la prochaine EuroLigue. Mais le club bressan sera-t-il en capacité de remplir le cahier des charges de la compétition ?
Tout simplement historique. Mardi soir, la JL Bourg a terrassé le Beşiktaş pour s’offrir son premier titre européen, l’EuroCoupe. Un succès qui lui permet de succéder à Monaco (2021) et Paris (2024), les deux autres clubs tricolores ayant réussi cette performance par le passé.

Un casse-tête à venir pour la JL Bourg
Grâce à ce succès, la JLB a gagné sur le terrain le droit d’intégrer l’EuroLigue la saison prochaine. Cependant, sa future participation reste pour le moment totalement indécise. Dans la foulée de ce triomphe, le président Julien Desbottes a profité du moment, tout en éludant la question dans les colonnes du Progrès :
L’Euroligue ? C’est un sujet pour après
Il faut dire que le cahier des charges de la reine des compétitions européennes est particulièrement exigeant pour un club de la dimension de la JL. Plusieurs points risquent ainsi de poser un véritable casse-tête aux dirigeants bressans.
L’épineuse problématique d’Ekinox
Le premier d’entre eux concerne Ekinox. Ouvert en janvier 2014, l’écrin du club aindinois possède une capacité exacte de 3 458 places pour les matchs de basket. Une jauge insuffisante, bien loin du minimum requis de 5 000 places.
Ce critère avait d’ailleurs été une problématique pour l’AS Monaco lors de son entrée dans la compétition, puisque Gaston-Médecin affichait une capacité inférieure à 4 000 places. Un problème qui a ensuite été réglé grâce à des investissements pour atteindre le seuil requis.
Mais évidemment, le club du Rocher disposait à l’époque d’une surface financière bien supérieure à celle de la JL. En dehors d’une dérogation délivrée par l’EuroLigue, une délocalisation semble inévitable. Dans ce cadre, l’Astroballe de Villeurbanne (64 km) ou le Colisée de Chalon-sur-Saône (102 km) pourraient constituer des solutions de repli viables, bien que contraignantes.
Il faudra une ambiance 🔥 comme celle-ci à Ekinox pour la finale d’EuroCup afin de soutenir les joueurs de la @JLBourgBasket face à @Besiktas Pas une heure avant le match, mais de la première à la dernière minute debout, pour aller décrocher le 🏆 historique ! pic.twitter.com/BJcvUiYapN
— Ghislain Gros (@GhislainGros) April 26, 2026
Une masse salariale à revoir pour répondre aux exigences
Néanmoins, ce problème de salle n’est sans doute pas le principal obstacle. Depuis 2024, l’EuroLigue s’est dotée d’un système de plafond salarial, avec notamment une masse salariale minimale à atteindre. Cette saison, elle s’élevait à un peu plus de 4 M€ pour le vainqueur de l’EuroCoupe.
Avec une masse salariale estimée à 1,7 M€ pour un budget total légèrement supérieur à 8 M€, la JL Bourg est encore loin de ces standards. Pour se mettre à niveau, le club devra trouver des solutions afin d’augmenter significativement ses ressources, un choix qui implique forcément des risques.
Les dirigeants devront donc arbitrer entre ambition sportive et stabilité financière, alors que la gestion du club constitue un modèle de développement depuis plusieurs saisons.
Enfin, la JL remplit au moins un critère : celui d’être située à moins de 100 km d’un aéroport international, en l’occurrence Lyon Saint-Exupéry, à environ 60 km de Bourg-en-Bresse.
The EuroLeague marks a historic milestone as the top European basketball competition introduces Europe’s first-ever salary cap 💰 pic.twitter.com/rX59WnolWo
— BasketNews (@BasketNews_com) September 16, 2024
Comment s’en sont sortis les récents vainqueurs de l’EuroCoupe ?
Depuis la saison interrompue par le Covid, cinq clubs se sont retrouvés dans la même situation que la JL Bourg après leur sacre. Parmi eux, Monaco et Paris, deux structures déjà calibrées pour l’EuroLigue, portées par des moyens financiers conséquents.
On se souvient notamment du mercato ambitieux de la Roca Team (James, Bacon, Motiejunas, Diallo…), tandis que Paris avait misé sur la continuité après avoir investi massivement en amont.
Dans la même veine, le Hapoël Tel-Aviv, sacré en 2025, s’est appuyé sur des investissements importants pour s’imposer rapidement à ce niveau. De son côté, la Virtus Bologne (2022) disposait déjà d’une base solide et d’un statut historique en Europe.
Au final, seul Gran Canaria (2023) a décliné sa participation. En raison de sa situation géographique aux Îles Canaries, le club a préféré préserver son modèle économique face aux coûts logistiques élevés liés aux déplacements.
📝 Comunicado oficial del Club Baloncesto Gran Canaria.
▪ El CB Gran Canaria decide no jugar la Euroliga por razones económicas.
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— Dreamland Gran Canaria (@GranCanariaCB) June 12, 2023


