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La JL Bourg remporte le Final Four U18

Maxime Giralt

Publié le

Bronzés puis argentés l’année passée, les joueurs de la JL Bourg sont désormais parés d’or. Vainqueurs hier chez eux du Final Four U18 face à Nanterre (100-51), les Bressans n’ont fait qu’une bouchée des Franciliens dans un match à sens unique. 

Un match qui résume la saison : facile

100-51. Un tel écart de points montre à quel point la JL Bourg a marché sur ses adversaires tout au long du match. Les Nanterriens sont les premiers à ouvrir le score, c’est la seule fois où ils seront devant. Auteurs d’une performance collective de haut vol, les joueurs de Pierre Murtin (JLB) ont fait vibrer l’Ekinox. L’entraîneur des grands vainqueurs tirait hier sa révérence. À 65 ans, ses « petits » protégés lui ont assuré une sortie par la très grande porte.

Les Bressans avaient battu l’ASVEL ce samedi en demi-finale (110-100) sous les yeux d’un Tony Parker (Charlotte Hornets) venu spécialement pour l’évènement. Les joueurs de la JL ont aussi survolé cette saison en restant invaincus durant la phase de championnat. Les nouveaux du centre de formation ont rapidement trouvé leurs marques en côtoyant les plus anciens afin de donner de l’envergure au groupe de 11 qu’est celui d’aujourd’hui.


JL Bourg – JSF Nanterre : 100-51 (27-17 / 28-16 / 21-11 / 24-7

Pour la JL Bourg : 36 paniers réussis sur 64 (dont 14/25 à 3 points) – 14/19 aux lancers – 42 rebonds – 13 interceptions – 24 passes décisives – 21 balles perdues – 126 d’évaluation.

E. Benitez 2 pts ; Vucevic 9 ; H. Benitez 5 ; Manissol 12 ; Soustre 3 ; Dary-Sagnes 16 ; Curis 11 ; Cosse 9 ; Falcoz 12 ; Simon 14 ; Ilvovskiy 7

Pour Nanterre : 20 paniers réussis sur 63 (dont 8/35 à 3 points) – 3/9 aux lancers – 32 rebonds – 10 interceptions – 12 passes décisives – 27 balles perdues – 33 d’évaluation.





Wembanyama 6 ; Essandoko 2 ; Brière 6 ; Bravin 13 ; Touré 2 ; Abjean 8 ; Timera 8 ; Okafor 2 ; Eyango 2 ; Ekono 12 ; Njoumeck 0 ; Bulajic 0


Un sport, un club et une histoire de famille

Le sport est l’endroit typique où le talent familial peut se révéler aux yeux de tous. Si les fratries évoluant dans un même sport ne sont pas si rares, celles remportant un titre national ensemble sont quant à elles moins communes. Elian et Hugo Benitez, deux frères en provenance du sud de la France (Toulouges) ont brillé lors du Final Four. Si le plus jeune des deux (Elian) n’est arrivé au centre de formation qu’en septembre dernier, son implication et sa volonté ont montré qu’il pouvait apporter un réel plus à l’effectif bressan.

Quant à Hugo, déjà vainqueur de la Coupe de France l’année passée avec la JL en U17, son talent a fait la différence durant toute la saison et ces deux derniers matchs. Petits gabarits, les deux frères ont pu compter sur leur « handle », leur précision et leur attitude afin de suppléer un déficit de taille évident. Sous les yeux de leurs parents et de leur grand frère, les deux ex-toulougiens ont distillé les passes et rentré les bons tirs dans les moments clés (notamment Elian dans les dernières minutes de la demi-finale face à l’ASVEL).

Le grand frère Quentin entouré par ses deux « petits » frères Elian (gauche) et Hugo (droite), heureux vainqueurs du Final Four U18 avec la JL Bourg.

« C’est la récompense de nombreux sacrifices et d’efforts. Voir deux de ses enfants vivre une telle expérience, c’est exceptionnel et partager cela avec la famille et les amis amplifie les émotions » raconte la mère des deux champions. Elian et Hugo ont encore beaucoup à apprendre et de longues années sportives devant eux. Mais pour sûr, ce sacre leur donne toutes les armes pour avancer dans le monde du basket dans lequel les deux ont mis les pieds dès leurs premiers jours au sein du club de Toulouges.

Leur père, Benoît Benitez, a évolué au sein de l’équipe première avant d’en devenir le coach. Après quelques années en Nationale 2 et Nationale 1 ainsi qu’une Finale de Challenge Coupe de France, le club a traversé une mauvaise passe (descente forcée jusqu’au niveau régional). Mais en son sein, rien n’a changé. La formation des joueurs est restée une grande préoccupation. De nombreux joueurs y ont vécu une ascension fulgurante, certains évoluant même aujourd’hui en Pro A (Thibaut Daval-Braquet – Elan Béarnais). Et l’accession récente de Toulouges en Nationale 3 permettra sûrement au club de se remettre sur la bonne voie. En attendant, les petits prodiges récitent leur basket à la perfection au plus haut niveau national de leur catégorie.

Photo de couverture : Catherine Aulaz / Le Progrès

Maxime Giralt

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