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Football

L’Atalanta Bergame, petit novice à l’attaque de feu

Romain Delanis

Publié le

UEFA

Ce soir, l’Atalanta reçoit le FC Valence pour le premier 8ème de finale de son histoire en Ligue des Champions. L’occasion de présenter un « petit » club italien qui devrait en inspirer plus d’un en France et partout en Europe.

La « Dea » a des raisons d’y croire

Si l’Atalanta est intraitable à domicile avec deux petites défaites cette saison en championnat (contre la Juventus et Cagliari) dans son stade du Gewiss Stadium (troisième meilleure affluence d’Italie), la rencontre face à Valence est délocalisée ce soir à San Siro faute d’homologation du stade habituel à Bergame. San Siro, temple milanais, n’a pas vu une phase finale de Ligue des Champions depuis 6 ans et c’est la folle équipe de l’Atalanta qui va faire vibrer l’Italie ce soir.

Folle, car ce club de niveau moyen, que nous pourrions identifier au FC Nantes en France structurellement (très formateur et vendeur par la suite de ses jeunes pépites, très ancré localement, public très présent) va vivre un tournant de son histoire ce soir. Folle, car elle était loin d’être qualifiée après un zéro pointé sur les 3 premiers matchs de groupe, soufflant la qualification de justesse au Chaktior Donetsk. C’est la première équipe de l’histoire à réaliser cet exploit. Folle aussi, car son attaque est une des plus performantes d’Europe : avec 63 buts marqués en Série A, l’Atalanta est aujourd’hui la meilleure attaque du championnat italien, avec comme coups marquants un 7-0 face au Torino et un 5-0 contre le Milan AC.

Équilibrée dans le déséquilibre

L’équipe emmenée par Gian Piero Gasperini ne fait pas que marquer des buts. Elle développe un jeu très intéressant et fait vivre de mauvais moments aux adversaires. Derrière leur capitaine aux 220 matchs avec l’Atalanta Papu Gomez, vous ne trouverez pas de « stars » dans cette équipe, mais plutôt un mix entre jeunes joueurs et joueurs expérimentés, n’ayant jamais joué dans de gros clubs. Vous vous rappellerez peut-être de certains noms, comme Pasalic (Monaco) ou encore l’attaquant longiligne Ilicic (15 buts en championnat).

Comme disait Guardiola avant d’affronter l’Atalanta en phase de groupe, « jouer l’Atalanta, c’est comme aller chez le dentiste ». Effectivement, les adversaires des Italiens s’attendent souvent à une bonne dose de souffrance. La science tactique du sous-estimé Gasperini (meilleur entraineur de Série A la saison passée) pourrait encore frapper ce soir face à Valence, avec son immuable 3-4-3 qui a la forte qualité de s’adapter à l’adversaire, en fonction du rôle de ses joueurs. En tout cas, l’Atalanta semble être un véritable outsider pour ce soir, et voire plus.

Romain Delanis

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