Nous suivre
Ligue des Champions de football

L’avènement de Warren Zaïre-Emery, enfin incontournable au PSG

Maxime Cazenave

Publié le

L'avènement de Warren Zaïre-Emery, enfin incontournable au PSG
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS 2025-2026 – Rayonnant face à Liverpool mercredi soir, Warren Zaïre-Emery a confirmé son nouveau statut au sein de l’entrejeu parisien.

Cela fait déjà tellement longtemps qu’il tient une place de choix dans l’effectif parisien, qu’on en oublierait presque le fait qu’il a fêté ses 20 ans le mois dernier. Mercredi soir, Warren Zaïre-Emery a fêté sa 174ème apparition sous le maillot du PSG en réalisant l’une des meilleures performances de sa carrière.

La partition parfaite de Warren Zaïre-Emery face à Liverpool

Face à un Liverpool apathique, l’international tricolore a brillé de mille feux. Au sein d’un collectif parfaitement huilé, il a tenu son rôle à la perfection au milieu de terrain, faisant le liant entre un Vitinha plus reculé et un João Neves plus avancé. S’il a logiquement touché moins de ballons (71) que ses deux compères animateurs du milieu de terrain, il n’a quasiment pas eu de déchet (95% de passes réussies), et a surtout rayonné dans bien d’autres aspects du jeu.

Le milieu parisien s’est montré solide dans les duels, et a constamment impacté ses adversaires, contribuant grandement au mutisme absolu du trident Mac Allister – Szoboszlai – Gravenberch côté Reds. Par ailleurs, sa justesse lui a permis d’offrir des séquences marquantes qui ont fait rugir de plaisir le Parc.

On peut penser à cette course folle dans le dos de la défense en première période pour aller gratter un corner, seul contre trois adversaires. Ou encore à cette autre course merveilleusement sentie au cœur de la défense adverse dans le deuxième acte, sur un coup franc rapidement joué avec justesse par Neves. Il aurait même pu obtenir un penalty si la VAR n’était pas intervenue suite à une intervention litigieuse de Konaté (72ème).

Bref, de bout en bout, Warren Zaïre-Emery s’est montré insubmersible. Si Khvicha Kvaratskhelia a été élu joueur du match par l’UEFA, son jeune coéquipier méritait tout autant cet honneur.



Indéboulonnable du onze parisien depuis septembre

Cette rencontre a confirmé ce qui était déjà entrevu depuis plusieurs mois. Longtemps critiqué pour son manque de régularité, celui qui reste encore un gamin avait longtemps souffert de la comparaison avec ses camarades du milieu de terrain, que ce soit Vitinha, Neves ou Ruiz. La saison dernière, sa place était d’ailleurs sur le banc lorsque ce trio était alignable. Mais la donne a désormais changé. Si Fabian Ruiz est absent depuis une dizaine de matchs, il aurait pu prétendre à une place de titulaire, même avec l’Espagnol en tenue.

Il faut dire que dans cette saison particulière au lendemain du marathon de l’exercice 2025-2026, il a pleinement profité des rotations plus nombreuses pour devenir indéboulonnable. Depuis le 17 septembre dernier et la réception de l’Atalanta (4-0), il n’a tout simplement jamais quitté le 11 de Luis Enrique, soit une série absolument folle de 39 titularisations consécutives !



En additionnant à cela une polyvalence remarquable qui lui permet d’évoluer au poste de latéral droit pour faire souffler Achraf Hakimi de temps en temps, il est devenu un vrai pilier dans le onze du champion d’Europe. Preuve en est, alors qu’il n’avait disputé que 71 minutes en cumulé entre les 8èmes de finale et la finale de la dernière campagne victorieuse en Ligue des champions, il a disputé 258 des 270 minutes jouées face à Chelsea et Liverpool, sortant seulement à la 78ème minute lors de la réception des Blues.

YouTube video

Warren Zaïre-Emery dans le 11 des Bleus à la Coupe du monde ?

Ce changement de dimension au Paris Saint-Germain intervient d’ailleurs à un moment charnière, à quelques semaines de la Coupe du monde. Depuis sa première sélection en bleu en novembre 2023, il a peiné à s’imposer dans le collectif de Didier Deschamps, cumulant seulement 10 apparitions (dont 5 titularisations). Néanmoins, il semble désormais plus que jamais en position de force pour prétendre à une place dans le onze.

Il faut dire que dans ce secteur de jeu, la concurrence bat de l’aile ces derniers temps. Tous deux en grande difficulté au Real, Aurélien Tchouameni et Eduardo Camavinga n’apportent plus les mêmes garanties qu’avant, Manu Koné est lui freiné par des blessures, tandis qu’Adrien Rabiot et N’Golo Kanté évoluent tous deux à des niveaux moindres.

Titularisé face à l’Azerbaïdjan (16 novembre) et la Colombie (29 mars), il a donc une vraie carte à jouer, même si l’on connaît la difficulté de renverser la hiérarchie rigide établie par Didier Deschamps. Mais si Warren Zaïre-Emery maintient ce niveau de jeu jusqu’à la fin de la saison, la question de sa titularisation en équipe de France deviendra un réel sujet.

À ce sujet

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *