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JO d'hiver 2026

Le biathlon, le spectacle, les parcours… ce qu’on a aimé et moins aimé sur ces JO 2026

Louka Lesueur

Publié le

Le biathlon, le spectacle, les parcours, ce qu'on a aimé et moins aimé sur ces JO 2026
Photo Icon Sport

JEUX OLYMPIQUES 2026 – Après de superbes JO, notre rédaction vous propose un condensé de tout ce que nous avons aimé… et moins aimé. 

On a aimé

Le succès du biathlon français

Comment évoquer ce que l’on a adoré durant ces Jeux sans parler de ce qu’a offert l’équipe de France de biathlon ? Un record de médailles, le grand chelem sur les relais (l’or sur chaque course), des Marseillaises et un spectacle permanent. C’est simple : le biathlon est incontestablement le principal pourvoyeur de médailles pour les Bleus. Chaque grande délégation possède sa discipline phare, à l’image du patinage de vitesse pour les Pays-Bas, et il ne faut en aucun cas minimiser ces exploits.

D’autant que les Français et les Françaises n’étaient pas seuls en piste : la concurrence était redoutable, entre l’armada norvégienne, les Allemands, les Italiens ou encore les Finlandais, révélations de cette olympiade. Grâce à ces résultats, plusieurs biathlètes tricolores figurent parmi les grands noms de ces JO : Julia Simon, triple championne olympique et quadruple médaillée ; Lou Jeanmonnot, quadruple médaillée également ; et Quentin Fillon Maillet, devenu le Français le plus médaillé de l’histoire des Jeux Olympiques d’hiver.

Et que dire du splendide finish lors de la dernière course de ce chapitre biathlon, avec l’or et l’argent pour Océane Michelon et Julia Simon ? Un véritable récital signé par cette somptueuse équipe de France.

Les spectateurs en folie

Côté performance, nous avons été servis durant ces Jeux, mais qu’en est-il de leur succès populaire ? On peut parler d’une véritable réussite. Des tribunes pleines, un public incandescent, des groupes de supporters venus encourager leurs athlètes et des audiences télévisées en nette hausse par rapport aux précédents Jeux d’hiver.

En France, au 18 février, plus de 50 millions de téléspectateurs cumulés avaient déjà suivi les compétitions, soit 10 millions de plus qu’à la même période lors des Jeux de Pékin. Aux États-Unis, l’audience est en hausse de 88 % par rapport à Pékin. Partout dans le monde, les chiffres ont dépassé les attentes, preuve éclatante du succès de l’événement.



Autre donnée marquante : 1,27 million de billets vendus. C’était le chiffre communiqué par l’organisation le 14 février, en augmentation par rapport aux éditions précédentes (1,1 million en 2018, près d’un million en 2014). Un indicateur supplémentaire de la réussite de ces Jeux.



L’introduction du ski alpinisme

Forcément, quand on est passionné de sport et des Jeux Olympiques, plus il y a de disciplines, plus le spectacle est riche. L’introduction du ski alpinisme au programme olympique a donc été une excellente surprise. Une nouvelle discipline à découvrir, à comprendre et à analyser. Et difficile de bouder son plaisir quand les Français brillent, à l’image d’Emily Harrop, vice-championne olympique du sprint, de Thibault Anselmet, médaillé de bronze, et du titre décroché en relais mixte par les deux Tricolores.

Seul bémol : le format sprint, qui n’a visiblement pas totalement séduit les spectateurs, comme en témoignent de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Une épreuve très courte, quelque peu éloignée des fondamentaux du ski alpinisme, où les transitions jouent un rôle prépondérant. À l’inverse, le relais a suscité davantage d’adhésion : une distance plus longue, parcourue deux fois par chaque skieur, plus fidèle à l’esprit de la discipline. Première apparition oblige, la formule est amenée à évoluer et pourrait être ajustée lors des prochaines éditions.

Les belles images de ces Jeux

À chaque olympiade ses images fortes et ses histoires marquantes. Les Jeux de Milan-Cortina n’ont pas dérogé à la règle. On retiendra notamment la patineuse italienne Francesca Lollobrigida, courant à travers les couloirs de la patinoire pour enlacer son fils après son titre olympique sur 3 000 m, avant de l’emmener avec elle en interview.

On retiendra aussi le premier duo mère-fils à concourir lors des mêmes Jeux. La skieuse alpine Sarah Schleper et son fils Lasse Giaxola ont écrit une page d’histoire. À 47 ans, pour ses septièmes et derniers Jeux, la Mexicaine a terminé 26e du Super-G, tandis que son fils s’est classé 53e du géant.

Impossible également de ne pas évoquer l’Américaine Alysa Liu, sacrée championne olympique en patinage artistique individuel après avoir mis un terme à sa carrière à 16 ans. Prodige aux États-Unis, championne nationale senior à seulement 13 ans, elle avait choisi de s’éloigner des glaces pour vivre une adolescence normale. Deux ans plus tard, un séjour au ski lui a redonné le goût de la glisse. Résultat : un programme rayonnant, porté par le plaisir, et un titre olympique magnifiquement conquis.

Enfin, comment ne pas citer ce moment savoureux lors de la mass start masculine de biathlon ? Bons derniers après une course compliquée au tir, Fabien Claude, Campbell Wright et Nicola Romanin ont choisi d’offrir un sprint symbolique au public italien dans la dernière ligne droite, transformant une course anonyme en instant de communion.

On n’a pas aimé

Des remises de médailles un peu fades

Lors de ces Jeux, les médailles étaient remises immédiatement après les compétitions, parfois à peine trente minutes plus tard, directement sur le site de l’épreuve. Cette organisation a atténué le caractère solennel de la cérémonie traditionnelle, habituellement organisée plus tard dans un espace dédié, devant un public réuni spécialement pour l’occasion. Un moment fort qui distingue une médaille olympique d’un simple podium de Coupe du monde.

L’absence du combiné nordique féminin

C’est sans doute l’un des points à corriger en priorité. Les femmes manquent toujours au programme du combiné nordique, alors même que les épreuves masculines ont été passionnantes. Introduit internationalement en 2016, le combiné féminin a plusieurs fois été proposé au CIO sans succès. Depuis 2014 et l’apparition du saut à ski féminin, le combiné nordique demeure la seule discipline exclusivement masculine du programme hivernal. Une anomalie persistante.

Les combinées n’ont pas manqué de dénoncer cette situation, à commencer par la Tricolore Léna Brocard, qui a publié un long message sur ses réseaux sociaux : « Parce que l’égalité ne devrait jamais attendre quatre années de plus (…) nous sommes prêtes, nous sommes capables, nous avons notre place sur la ligne de départ ». Un message largement relayé par d’autres athlètes, hommes et femmes confondus.

 

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Les parcours de snowboardcross et de skicross

Habituellement spectaculaires et dynamiques, le skicross et le snowboardcross ont cette fois déçu à Livigno. En cause : un tracé jugé trop plat, sans réel dénivelé ni virages techniques. En snowboardcross, tout se jouait dans la dernière ligne droite à l’aspiration. Partir en tête n’était même plus un avantage, comme l’a appris à ses dépens Aïdan Chollet, longtemps en tête avant de terminer 4e après avoir été repris dans les derniers mètres.

En skicross, le manque de vitesse et de relief a également frustré les athlètes. Le Français Youri Duplessis Kergomard n’a pas mâché ses mots au micro de France Télévisions. Le Suisse Alex Fiva a lui aussi regretté une piste trop limitée techniquement. Un point noir qui, espérons-le, sera corrigé lors des Jeux des Alpes françaises 2030.

Cela reste néanmoins l’un des rares points négatifs d’une organisation globalement satisfaisante sur l’ensemble des sites olympiques.

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