Le cas Olivier Giroud
Au cœur des débats des observateurs et des supporters de l’équipe de France, le cas Olivier Giroud déchaîne les foules depuis plusieurs saisons.
L’attaquant de 31 ans qui évolue à Chelsea, auteur de 31 buts en 77 sélections, a disputé les deux derniers matchs de la phase de poules comme titulaire à la pointe de l’attaque. Un match convaincant contre le Pérou avant d’être à l’image de son équipe, transparent contre le Danemark. En attendant, ses fans et détracteurs continuent de s’écharper sur son cas.
Très bon dans son registre
Personne ne peut le nier, Olivier Giroud est un avant-centre très performant dans son registre, celui de point d’appui remisant sur les autres joueurs offensifs qui gravitent autour de lui. Contre l’Australie, sa remise amène le but vainqueur et contre le Pérou, il a notamment bien servi à plusieurs reprises Antoine Griezmann. Ajoutez à cela son efficacité devant le but en équipe de France, avec 21 buts sur ses 46 dernières sélections. L’ancien Gunner est également le premier défenseur, qui se bat pour aider ses partenaires à récupérer les ballons. Olivier Giroud, utilisé dans ce registre là, est un très bon attaquant.
Offre un seul schéma de jeu
Le problème de l’attaquant des Bleus n’est pas sa faculté à être décisif ou son apport dans son registre, c’est avant tout le manque de possibilités qu’il offre à l’attaque de l’équipe de France en termes de variété. Avec Olivier Giroud en pointe, il est impossible de donner de la profondeur au jeu ou même de combiner dans des petits espaces. Contre des Danois costauds, qui ont très bien compris le schéma de jeu français autour d’Olivier Giroud, les Bleus se sont retrouvés sans solution, car incapables de proposer autre chose qu’un jeu en remise avec un point d’appui.
Le débat Olivier Giroud continuera de passionner et animer le peuple français du football, mais il est important de comprendre que ce n’est pas sa qualité dans son registre qui peut être remise en cause, mais le manque de diversité qu’il offre aux Bleus.

