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Jeux Paralympiques de Paris 2024

Le CPSF souhaite former 3 000 nouveaux clubs capables d’accueillir des personnes en situation de handicap

Killian Tanguy

Publié le

Le CPSF souhaite former 3 000 nouveaux clubs capables d’accueillir des personnes en situation de handicap
Photo via Com'Over

JEUX PARALYMPIQUES DE PARIS 2024 – Alors que les Jeux de Paris sont dans à peine plus de 300 jours, les personnes en situation de handicap n’ont que peu accès aux clubs de sport. Avec le programme Club Inclusif, le Comité Paralympique et Sportif Français souhaite donc augmenter le nombre de structures capables de les accueillir. Et, à terme, détecter les talents de demain des futurs Jeux paralympiques.

Aujourd’hui, le bilan de l’accessibilité au sport des personnes en situation de handicap – 12 000 personnes en France – est bien triste. Seul 1,4 % des clubs sportifs se disent en capacité d’accueillir des personnes en situation de handicap, et ils doivent parcourir, en moyenne, 50 kilomètres pour les rejoindre.

Le programme Club Inclusif vise donc à réduire ce frein à la pratique. D’ici à la fin de la saison sportive 2024-2025, le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF) souhaite sensibiliser et former, au moins, 3 000 clubs supplémentaires à l’accueil des personnes en situation de handicap. 700 structures supplémentaires devraient l’être d’ici à la fin de l’année 2023. Ainsi, en 2025, 8 % des clubs de l’Hexagone seraient en mesure d’accueillir des personnes en situation de handicap. Et un club devrait être situé dans un rayon de 10 kilomètres maximum.

Les champions de 2028 ou 2032 ?

Évidemment, le programme Club Inclusif ne va pas s’arrêter au milieu d’année 2025. Il sera un des héritages des Jeux de Paris. « L’objectif est que le soufflet ne retombe pas derrière les Jeux. On souhaite que cette action se pérennise sur les territoires pour accompagner chaque année de nouveaux clubs », explique Marie-Amélie le Fur, la présidente du CPSF.

Si l’objectif est bien d’accompagner le grand public, à terme, de nouveaux talents seront découverts. « Il y a une suite logique, plus on aura une offre structurée et plus, on pourra répondre à la demande des personnes en situation de handicap. On va pouvoir augmenter la base de pratiquants, et si on le fait, on augmente notre potentiel de détection », développe l’ancienne athlète aux neuf médailles paralympiques. Pour les Jeux de Paris l’an prochain, cela risque de faire court. Mais des champions paralympiques français pourraient bien émerger du programme Club Inclusif dès 2028 à Los Angeles (États-Unis) ou 2032 à Brisbane (Australie).

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