Nous suivre
Top 14

Le Stade Français en mode grand spectacle en Top 14 : Toulon prend le bouillon à Paris

Aurélien Torreilles

Publié le

Le Stade Français en mode grand spectacle en Top 14 Toulon prend le bouillon à Paris
Photo Icon Sport

TOP 14 2025/2026 – En clôture de la 10ème journée, le Stade Français s’impose largement 51-24 face au RC Toulon, et intègre le trio de tête. Une victoire retentissante et un point de bonus offensif arraché dans les toutes dernières secondes.

À la lutte au classement pour raccrocher le wagon des 6 premiers, le Stade Français s’est facilement défait du RC Toulon en clôture de la 10ème journée de Top 14. Diminués par de nombreux blessés et des joueurs retenus en sélection, le XV de la Rade n’a pas existé. Les Parisiens, eux, retrouvent le podium grâce à un bonus offensif ramené avec les tripes.

Le Stade Français plus réaliste

Un seul mot pour décrire le début de ce dernier match de la 10ème journée ? Âpre. Dès les premières minutes, les chocs sont rudes entre le Stade Français et le RC Toulon. Les Parisiens sont les premiers à ouvrir le score grâce à la botte de leur ouvreur Louis Carbonel (3’) mais le RCT répond rapidement. Pour son premier ballon dans son premier match en pro, Matéo Gracieux marque en bout de ligne (7’). Louis Carbonel réduit l’écart dans la foulée (10’), 6-7.

Jeremy Ward s’engage trop dans un plaquage sur Melvyn Jaminet et M. Charabas le sanctionne par un carton jaune (17’). En infériorité numérique, la Pink Army ne se démonte pas et profite d’une pénalité tapée en touche pour reprendre les devants. Aux commandes d’un joli maul, Giorgi Melikidze s’effondre dans l’en-but (22’) et donne de l’air au Stade Français, 13-7. Si Mateo Garcia réduit l’écart au pied (27’), la détermination rose continue de déferler sur un RC Toulon amoindri. Bien servi à l’intérieur, Noah Néné trouve la faille et dépose la défense pour faire le break (29’), 20-10.

Louis Carbonel met les siens un peu plus à l’abri (36’) à mesure que tourne l’horloge et le Stade Français termine fort. Dominante tout au long de la première mi-temps, la Pink Army rentre aux vestiaires en tête 23-10 sur ordre de l’arbitre qui siffle la mi-temps.

Un bonus à l’arrachée

Au retour des vestiaires, les joueurs de la Rade continuent sur leur mauvaise lancée. Trop indisciplinés, avec et sans le ballon, les hommes de Pierre Mignoni s’enfoncent face au Stade Français. On ne rejoue que depuis quelques minutes et revoilà les Parisiens en terre promise. Comme en première mi-temps, Giorgi Melikidze fait parler sa puissance et s’offre un doublé (43’). Pas habituel pour un pilier droit, ça fait 30-10.





À l’heure de jeu, le RC Toulon se relance. Distancés, mais pas enterrés, les Toulonnais trouvent enfin une faille et réduisent l’écart grâce à la puissance de Léo Ametlla (61’). Un premier essai en pro pour le jeune pilier qui fait renaitre l’espoir chez le RCT, 30-17. Mais l’espoir est de courte durée pour les rouges et noirs. Derrière un nouveau ballon porté, c’est autour de Giacomo Nicotera de s’exprimer (64’) et de remettre les siens à l’abri. Grâce à la transformation de Louis Carbonel, le Stade Français prend 20 points d’avance, 37-17.

L’heure tourne et on approche de la fin du match. Piqué dans son orgueil, le RCT se reprend en fin de match et marque un troisième essai. Joé Quere Karaba fait les bordures auprès de la ligne et marque en puissance (73’), 37-24. Mais à nouveau, le Stade Français répond dans la foulée. Le calice jusqu’à la lie pour Toulon qui encaisse un essai de pénalité (78’). Double lame même puisque Swann Rebbadj écope d’un carton jaune au même moment (78’), 44-24.

Les cloches sonnent à Jean-Bouin. On est dans le temps additionnel de ce dernier match de la 10ème journée de Top 14 et les Parisiens en veulent encore. En ligne de mire des joueurs de la capitale : un bonus offensif qui pourrait les propulser jusqu’au podium de Top 14. Depuis leurs propres 10 mètres, les Parisiens relancent. Léo Barré fait le show. L’arrière international déborde sur l’aile, tape à suivre, poursuit au pied, récupère et semble marquer (80+1’). M. Charabas en décide autrement, incapable de voir si Léo Barré a correctement aplati le ballon, mais il décide de rendre le ballon aux Roses après une faute de Mathieu Smaili qui lui vaut un carton jaune (80+2’).

Les joueurs du Stade Français décident de jouer à la main, et, deux temps de jeu plus tard, qui d’autre que Léo Barré pour libérer Jean-Bouin et offrir le point de bonus offensif au club de la capitale (80+3’), 51-24. Une fin de match intenable, et une prestation resplendissante pour la Pink Army qui retrouve le podium de Top 14. Dans un Top 8 ou tout se joue dans un mouchoir de poche, les Parisiens tapent un grand coup sur la table et se relancent complètement.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *