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Rugby à XV

Le XV de France A fait vibrer Vannes et s’impose logiquement contre l’Angleterre

Sébastien Gente

Publié le

Le XV de France A fait vibrer Vannes et s'impose logiquement contre l'Angleterre
Photo Icon Sport

RUGBY TEST-MATCH – Accroché jusqu’à la pause, le XV de France A a fait la différence en début de seconde période et rafle la mise contre l’Angleterre dans une belle ambiance.

Retour du fameux XV de France A : pas de sélection au compteur, mais une belle occasion de monter dans l’avion pour le début du tout nouveau championnat des nations en juillet. Comme l’an dernier, c’est un affrontement avec l’Angleterre qui était au programme pour les Bleus, qui investissaient Vannes avec l’intention de rafler la mise.

Le froid et le chaud

Mais en moins d’une minute, les Anglais contrariaient les plans des Bleus : une touche, un lancement en première main, et Cadan Murley aplatissait en bout de ligne. Difficile de faire pire démarrage. Vexés, les Bleus se ruaient à l’attaque, pilonnaient la ligne anglaise, mais Esteban Capilla commettait un en-avant au moment d’aplatir (6e). Mais la deuxième était la bonne : Nolann Le Garrec écartait cette fois au bon moment, et Nicolas Depoortère signait son retour d’un essai (9e).

Après un nouveau passage vain de Capilla dans l’en-but, la rencontre commençait à se stabiliser. Mais elle s’électrisait de nouveau quand Grégoire Arfeuil venait créer le surnombre dans la ligne de trois-quarts, et perforait la défense pour aplatir entre les perches (22e). Problème : il semblait se claquer sur l’action et quittait le pré. Un évènement qui mettait en berne le rythme du match.

Paradoxalement, les Bleus semblaient dominants, mais aussi à la merci d’une accélération anglaise. Et c’est la deuxième option qui devenait réalité à la sirène, quand Marcus Smith aplatissait après une série d’offloads anglais. Le XV de France A menait à la pause (14-12) mais n’avait aucune marge.

Les Bleus se lâchent

Impressionnants dans le jeu debout, les Anglais repartaient à l’assaut de la ligne tricolore. Mais ils gâchaient une belle occasion sur un en-avant, et le contre tricolore était implacable. L’intervention en bout de ligne de Christian Ambadiang était décisive, et Nolann Le Garrec, l’enfant du pays, pouvait conclure et exulter devant les siens (47e).






Mais ce n’était pas fini. Alors les Bleus enclenchaient le mode offloads à leur tour. Une action où le ballon vivait d’une magnifique manière, qu’Axel Desperes, à peine entré, manquait de conclure, avant qu’Antoine Hastoy n’aplatisse entre les perches. Le trou était fait, le bal des remplacements pouvait commencer, et c’est le moment que choisissait Noah Caluori pour relancer les Anglais d’un magnifique essai, mais la vidéo avait un avis différent. Le plus dur semblait fait, mais la Rose n’avait pas renoncé : heureusement, Benhard Janse van Rensburg ne magnifiait pas le travail de ses avants, échappant le ballon dans l’en-but (61e).

Le match tombait alors dans l’à-peu-près, avec beaucoup de pertes de balle. Les Bleus tentaient alors de placer un dernier coup d’accélérateur pour faire grossir le score et faire vibrer une dernière fois un public qui aura répondu présent, et ce sera le cas en toute fin de match quand Fabien Brau-Boirie, parfaitement venu à hauteur, s’offrait une course de 40 mètres et un magnifique essai entre les perches. Le dernier essai de Max Ojomoh à la sirène n’y changerait rien : victoire 35-19, dans une belle ambiance : une belle façon de lancer l’été international. Mais il n’y aura pas nécessairement énormément d’enseignements à tirer de cette rencontre…

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