L’équipe du week-end : Castres, la victoire du rugby, le vrai
Ce samedi face à Montpellier, le Castres Olympique a remporté le Bouclier de Brennus, au nez et à la barbe de Montpellier, grand favori avant le coup d’envoi. A l’heure où le rugby professionnel flirte du plus en plus avec les travers présents dans le football, les Tarnais ont offert un sacré bol d’air au rugby français. Le CO est ainsi notre équipe du week-end.
Le cinquième sacre national des Castrais est sans doute le plus beau. Sixième à l’issue de la phase régulière, le CO est venu à bout de Toulouse, du Racing 92 et de Montpellier pour à nouveau soulever le Brennus, soit les trois premières écuries après les 26 journées du championnat. Si de nombreux médias se sont empressés de nommer ce succès le « Castres du siècle », rien n’est dû au hasard, tant les Tarnais se sont arrachés pour prendre place dans le top 6 du championnat. Un début de saison totalement loupé, avec quatre défaites lors des cinq premières journées, avant un rebond progressif et un combat de tous les instants pour être dans le bon wagon.
Au cœur de cette aventure, un homme, le directeur sportif Christophe Urios, arrivé en 2015 dans le Tarn en provenance d’Oyonnax. En charge des avants du CO entre 2002 et 2005, le Montpelliérain d’origine avait conquis le titre de champion de France en tant que joueur avec Castres, c’était en 1993. Vingt-cinq ans plus tard, c’est depuis le banc qu’il a vu Kockott &co l’emporter. La boucle est presque bouclée, puisque l’Héraultais restera finalement dans le Tarn la saison prochaine. Et si les Castrais refaisaient le coup en Coupe d’Europe la saison prochaine ?
Toujours est-il que samedi, c’est une bande de copains composée de « mecs simples » comme le dit si bien Christophe Urios, qui a déjoué tous les pronostics en démontrant qu’il n’était pas nécessaire d’avoir un effectif pléthorique pour briller sur la scène hexagonale. Des joueurs qui jouent pour une ville, et non pas pour ajouter une ligne à un palmarès. Le retour d’un rugby sincère et authentique, où la folie garde une place prépondérante dans la réussite d’une équipe. Après tout, c’est bien ça, le vrai rugby.


Garcia
12 juin 2018 à 9h45
ET oui, merci à toute l’équipe du Castres Olympique et ses supporters Pour nous avoir ramené ce magnifique Bouclier de Brennus, du pain béni pour notre petite ville de Castres dans le Tarn ou vivent des petits poucets du rugby du top 14, perdu et enclavé entre les montagnes noires et le cidobre, sans autoroute, que de petites route D pour nous rendre chez les ogres à Toulouse 76 km, Albi 45 km ou autres grandes villes. Encore merci monsieur Urios