Nous suivre
Jeux Paralympiques d'hiver 2026

Les 10 choses à savoir avant les Jeux Paralympiques 2026

Roxane Lecacher

Publié le

Les 10 choses à savoir avant les Jeux Paralympiques 2026
Photo Icon Sport

JEUX PARALYMPIQUES D’HIVER 2026 – Avant le début de la compétition, découvrez les 10 choses à savoir sur cette édition particulière.

1. Les Jeux Paralympiques d’hiver célèbrent leurs 50 ans

L’édition 2026 marque un cap symbolique pour le mouvement paralympique : les 50 ans des Jeux Paralympiques d’hiver. La première édition s’était déroulée en 1976 à Örnsköldsvik, en Suède, avec un nombre encore limité d’athlètes et de nations.

Depuis, la compétition a profondément évolué. L’organisation des Jeux Paralympiques dans les mêmes territoires que les Jeux Olympiques d’hiver, amorcée avec Tignes–Albertville 1992 puis consolidée à Lillehammer 1994, a contribué à renforcer leur visibilité et leur structure.

En un demi-siècle et quatorze éditions, les Jeux Paralympiques d’hiver sont passés d’un événement confidentiel à une compétition mondiale majeure. Le nombre d’athlètes et de pays participants a considérablement augmenté et la médiatisation s’est largement développée, faisant du parasport un rendez-vous important du calendrier sportif international.

2. Les chiffres clés de Milan-Cortina 2026

Les Jeux Paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 se dérouleront du 6 au 15 mars 2026. La cérémonie d’ouverture aura lieu à Vérone, tandis que les compétitions seront réparties sur plusieurs sites italiens, notamment à Milan, Cortina d’Ampezzo et Tesero.

Au total, 79 épreuves sont au programme dans six disciplines :

  • Para ski alpin : 30 épreuves
  • Para biathlon : 18 épreuves
  • Para ski de fond : 20 épreuves
  • Para snowboard : 8 épreuves
  • Curling fauteuil : 2 épreuves
  • Para hockey sur glace : 1 épreuve

Plus de 600 athlètes issus d’une cinquantaine de nations sont attendus en Italie. Le quota total prévoit 323 places masculines, 176 féminines et 166 sans distinction de genre.



3. Une équipe de France compacte mais ambitieuse

Pour ces Jeux, la délégation française sera relativement resserrée, avec 13 athlètes accompagnés de 4 guides, engagés dans quatre sports différents.

Malgré un effectif réduit, l’équipe de France dispose de plusieurs sérieux atouts pour viser des médailles :

  • Arthur Bauchet, multiple médaillé paralympique en ski alpin
  • Cécile Hernandez, championne paralympique en snowboard
  • Benjamin Daviet, référence mondiale du ski nordique
  • Maxime Montaggioni, candidat régulier aux podiums

La sélection française combine ainsi expérience et nouvelle génération. Les porte-drapeaux tricolores seront Cécile Hernandez et Jordan Broisin.

4. Un contexte géopolitique tendu

La préparation des Jeux a également été marquée par un contexte géopolitique sensible. La décision du Comité international paralympique d’autoriser des athlètes russes et biélorusses à participer sous leurs drapeaux nationaux a suscité plusieurs réactions.

Certaines délégations, dont l’Ukraine, ont annoncé qu’elles boycotteraient la cérémonie d’ouverture. D’autres pays européens ont également choisi de ne pas y participer. La France, de son côté, a confirmé sa présence à la cérémonie et aux compétitions.



Même si l’attention restera principalement tournée vers les performances sportives, ces tensions rappellent que les grands événements internationaux restent étroitement liés au contexte politique mondial.

5. Une diffusion en clair en France

En France, les Jeux Paralympiques d’hiver 2026 bénéficieront d’une diffusion en clair sur les antennes du service public. Les compétitions devraient être retransmises principalement sur France 2, France 3 et la plateforme france.tv.

Cette couverture permettra au grand public de suivre les performances des athlètes paralympiques et contribuera à renforcer la visibilité du parasport. Dicodusport proposera également un suivi complet de la compétition tout au long des Jeux.

6. Le rôle essentiel des guides et du staff

Derrière chaque performance paralympique se cache un travail collectif. Dans les épreuves destinées aux athlètes déficients visuels, les guides jouent un rôle déterminant.

En ski alpin comme en ski nordique, ils ouvrent la trajectoire, donnent les consignes et adaptent en permanence leur rythme à celui de l’athlète. Le duo fonctionne comme une seule entité et la coordination doit être parfaite. Les guides reçoivent d’ailleurs une médaille au même titre que les sportifs qu’ils accompagnent.

Autour des athlètes, les préparateurs physiques, techniciens ou équipes médicales jouent également un rôle essentiel dans la quête de performance.

7. Les nations à suivre

Comme souvent lors des Jeux Paralympiques d’hiver, plusieurs nations devraient se disputer les premières places du tableau des médailles.

  • Les États-Unis, puissance historique du mouvement paralympique
  • La Chine, en forte progression depuis les Jeux de Pékin 2022
  • Le Canada, très solide dans plusieurs disciplines
  • L’Ukraine, particulièrement performante en ski nordique
  • L’Allemagne, régulièrement présente parmi les meilleures nations

Avec la montée en puissance de nombreux pays, la concurrence internationale est de plus en plus dense et chaque édition réserve son lot de surprises.

8. Des innovations technologiques au service de la performance

Les Jeux Paralympiques d’hiver sont également un terrain d’innovation technologique. Le matériel utilisé par les athlètes fait l’objet de développements constants afin d’optimiser la performance.

Prothèses en fibre de carbone, équipements sur mesure pour le ski assis ou systèmes d’amortissement spécifiques : chaque détail peut influencer la stabilité, la puissance ou la transmission d’énergie.

Les équipes s’appuient aussi de plus en plus sur l’analyse de données, la vidéo ou la biomécanique pour affiner la préparation des athlètes. L’objectif reste toutefois de préserver l’équité sportive, les innovations étant encadrées par les règles du Comité international paralympique.

9. Des enjeux environnementaux et d’accessibilité

Comme les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques d’hiver doivent aujourd’hui répondre à des enjeux environnementaux importants. L’organisation de Milan-Cortina 2026 repose largement sur l’utilisation d’infrastructures déjà existantes afin de limiter l’impact des nouvelles constructions.

La question climatique reste également centrale pour les sports d’hiver, confrontés à la raréfaction de l’enneigement naturel et à une dépendance accrue à la neige de culture.

Parallèlement, l’accessibilité constitue un enjeu majeur. Transports, hébergements, signalétique et infrastructures doivent être pensés pour accueillir l’ensemble des publics et des délégations dans les meilleures conditions.

10. Un héritage qui dépasse la compétition

Les Jeux Paralympiques ne se résument pas aux médailles. Leur véritable impact se mesure souvent dans la durée, bien après la cérémonie de clôture.

Ils contribuent au développement du handisport, à l’amélioration des structures d’entraînement et à la détection de nouveaux talents. Mais leur influence dépasse aussi le cadre sportif.

La visibilité des athlètes paralympiques participe à faire évoluer le regard porté sur le handicap et à promouvoir une société plus inclusive. Pour Milan-Cortina 2026, l’enjeu sera donc autant sportif que sociétal.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *