Les années 90 : L’âge d’or des clubs français
FOOTBALL – L’OM fête aujourd’hui les 30 ans de son sacre en Ligue des Champions, face à l’AC Milan (1-0). Le seul titre français en C1. L’occasion de revenir sur une décennie dorée du football français, marquée par six finales en Coupe d’Europe. Et deux titres.
1991 : Cruel dénouement pour l’OM
Engagés, après le second titre de champion consécutif, dans la Coupe d’Europe des clubs champions, les Marseillais vont vivre leur première grande émotion européenne. Avec un cruel dénouement au bout.
Tout débute face au KS Dinamo Tirana. Les Marseillais font le job et s’imposent 5-1 à la maison. Avant de contrôler au match retour pour un 0-0 peu brillant, mais qui fait le job. Et en 8e de finale, les Marseillais retrouvent les Polonais du Lech Poznan. Et surprise, l’OM concède une défaite au match aller, battus 3-2. Mais, le moins qu’on puisse dire, c’est que les Marseillais ont rétabli la situation au match retour. Pour pulvériser leur adversaire 6-1. Place aux quarts de finale et place à une confrontation avec l’AC Milan, qui continue de faire parler plus de trente ans après. Sans doute une référence pour l’OM.
Tapie plus fort que Berlusconi
Sportivement d’abord, l’OM résiste à San Siro. Et obtient un bon match nul 1-1. Un match nul avec ce but marqué à l’extérieur si précieux. Et au retour l’OM mène 1-0, avec ce but de Chris Waddle (75e). Et est donc plus que jamais qualifié. Intervient alors un fait de jeu. Le stade est plongé dans le noir à la 88e minute. Panne de courant et match interrompu. Au retour de la lumière, l’AC Milan refuse de revenir sur le terrain. Les Milanais tentent de faire rejouer le match. L’OM revient sur la pelouse. Et Bernard Tapie ne cède pas face au bras de fer de Silvio Berlusconi. Constatant que l’AC Milan n’est pas sur la pelouse, l’arbitre, Mr Bo Karlsson siffle la fin du match. Le Milan AC perd sur tapis vert 3-0 et est exclu de la coupe d’Europe 1991-1992. L’OM a tenu bon.
En demi-finale, face au Spartak Moscou, les Marseillais font le job. Une probante victoire 3-1 à l’aller en Russie. Puis une confirmation à domicile 2-1. Pour la première finale de C1. Contre une surprise : l’Etoile Rouge de Belgrade. Un match fermé de bout en bout, qui se solde par un 0-0 après le temps réglementaire. Mais aussi après les prolongations. Malheureusement, la séance de tirs au but n’est pas favorable aux Marseillais qui s’inclinent 5-3. Première cruelle pour les Marseillais. Mais de l’expérience acquise pour la suite.
#OTD in 1991 Red Star Belgrade defeated Marseille on penalties to win the European Cup. Red Star abandoned their attacking principles and played out a dull and boring final. The Yugoslav wars meant this team was broken up soon after, but for a moment in time, what a team pic.twitter.com/BzfQY7TPgy
— 80s&90sFootball ⚽ 🏴 🇺🇦 (@80s90sfootball) May 29, 2021
1992 : Les Monégasques avaient la tête à Furiani
Un an après l’OM et un an avant… l’OM, l’AS Monaco aurait pu être le premier club du championnat de France à soulever une coupe d’Europe. Avec cette Coupe des Coupes 1991-1992. Les hommes d’Arsène Wenger vont s’offrir une finale. Un parcours qui commence en 16e de finale. Face aux modestes gallois de Swansea City qui évoluent déjà en Premier League, les Monégasques se régalent. Avec un 8-0 au Stade Louis-II, une vraie démonstration. Une humiliation pour leur adversaire. En 8e de finale, cela est plus compliqué face aux Suédois de l’IFK Norrkoping. Monaco fera le job en s’imposant 2-1 à l’aller, avant de confirmer au match retour et s’imposer 1-0.
Place aux quarts et place à un gros morceau : l’AS Rome. Finaliste sortant de la Coupe de l’UEFA (défaite contre l’Inter Milan), les Italiens sont très solides, bien qu’au second plan sur le territoire national. Après un match nul à Rome, les Monégasques s’en sortent 1-0 à domicile et volent vers le dernier carré. Où ils éliment le redoutable Feyenoord Rotterdam. Une qualification qui s’est jouée au but à l’extérieur. Après un 2-2 aux Pays-Bas, les Monégasques résistent et arrachent le 1-1 à domicile. Direction la finale et le Werder Brême.
Le drame de Furiani
Malheureusement, les Monegasques vont être perturbés par un drame. Alors que la demi-finale de la Coupe de France devait se jouer à Furiani entre Bastia et l’OM, une des tribunes s’écroule. Une tribune provisoire qui ne respectait pas les normes de sécurité. 2357 blessés et 19 morts sur ce drame. Monaco, qualifié pour la finale, ne la jouera jamais. Surtout, dans la foulée, a lieu la fameuse finale de la C2. On demande à reporter le match. En vain. Il faudra jouer. Monaco s’inclinera 2-0 contre le Werder Brême, dans un non-match.
Emmanuel Petit confiera dans son livre « A fleur de peau » que lui et ses coéquipiers n’avaient pas le cœur à jouer cette finale, après le drame de Furiani. Et que malgré l’enjeu de la finale, ils n’ont jamais su rentrer dans leur match. Cruel dénouement pour un magnifique parcours européen, comme sait si bien le faire l’AS Monaco
1993 : L’OM à jamais les premiers
À jamais les premiers, comme aiment le répéter les Marseillais. Dans cette saison 1992-1993, il y a pile 30 ans, l’OM devient le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Un périple qui commence en septembre par un 16e de finale contre les Nord-Irlandais du Glentoran FC. Qui seront balayés par les Marseillais assez sèchement. 5-0 là-bas et 3-0 au stade Vélodrome, afin de se mettre en jambes. Un premier cap passé facilement, avant de laisser place au 8e de finale. Où ils héritent d’un vrai poil à gratter, avec les Roumains du Dinamo Bucarest. Et le match aller est galère pour les Marseillais, qui ne parviennent pas à marquer (0-0). Heureusement, à domicile, les pendules sont remises à l’heure et l’OM s’impose 2-0. Pour rallier… la phase de groupes.
Une formule particulière
Car oui ! Une fois ces quatre matchs avalés, les Marseillais en ont encore 6 à disputer avant la finale. Pas de quart de finale, mais une phase de groupes, comme celle qu’on peut connaitre actuellement, dans la formule moderne. Le premier de chaque groupe est… automatiquement qualifié pour la finale. Pour l’OM, le groupe est composé des Rangers FC, du FC Bruges et du CSKA Moscou. Même si les Écossais avaient une bien plus belle équipe qu’actuellement, rien d’insurmontable pour l’OM, désormais rompu aux joutes de l’Europe. Et avec trois victoires et trois nuls dont un violent 6-0 contre le CSKA Moscou, l’OM résiste et termine premier.
Et retrouve l’AC Milan en finale. Pour un remake du quart de finale de 1990-1991. La suite, on la connait. Une tête de Basile Boli sur un corner d’Abedi Pelé. De superbes arrêts du jeune Fabien Barthez dans les cages. Et l’OM résiste à l’armada milanaise. Et peut soulever la coupe aux grandes oreilles. 30 ans après, aucun club français n’est encore parvenu à la remporter de nouveau. Une véritable éternité.
💢 #Transversales ⚽
📺 #RMCSport 1⃣📢💬 « Abedi Pelé me dit d’aller au premier poteau car il n’avait pas envie de frapper comme une mule… » 😅
🏆 Les souvenirs de Basile Boli sur son but mythique avec l’#OM contre l’#ACMilan en finale de #ChampionsLeague 1993 ⚪🔵 #RMCLive pic.twitter.com/hOKBnUvAtb
— RMC Sport (@RMCsport) January 9, 2019
1996 : Paris a sa coupe au bout d’une saison monumentale pour les Français
La saison 1995-1996 restera comme l’année exceptionnelle pour le football français version club, avec la saison 2003-2004. Avec deux clubs qui se hissent en finale de coupe d’Europe et un autre en demi-finale. Cela ferait rêver n’importe quel dirigeant de club français en 2023.
Le sacre du PSG
Molde, Glasgow, Parme, La Corogne, puis le Rapid Vienne. Voilà le parcours du PSG pour devenir le deuxième (et dernier !) club français à soulever une coupe d’Europe. Le PSG, qui reste sur deux demi-finales consécutives de Ligue des Champions grandit de plus en plus dans ces années 90. On se souvient alors des exploits mémorables contre le Real Madrid, en demies de Coupe de l’UEFA 1992-1993. Contre le FC Barcelone deux ans après, en quarts de la Ligue des Champions. Mais des parcours qui se sont achevés à chaque fois en demi-finales, aux portes de la grande finale et du trophée européen. Pour ce PSG version Canal + et présidé par Michel Denisot, il est temps de franchir le cap.
Cela passe par un 16e de finale où il écarte Molde (3-2, 3-0) sans être particulièrement brillant. Avant de retrouver le Celtic Glasgow. Le temps de gagner 1-0 au Parc. Pas de quoi pavoiser. Car tout le monde se souvient alors à quel point il était difficile d’aller gagner en Ecosse. Mais le PSG sortira un match référence, pour dominer Glasgow 3-0 dans son antre. Et sortir sous les applaudissements du public écossais. Au printemps, c’est Parme qui se dresse sur la route de Paris. Si le club a coulé dans les années 2000, les Parmesans étaient parmi les grands d’Europe, avec des joueurs comme Hristo Stoitckhov et Gianfranco Zola.
Encore un défenseur central qui offre le titre
Le PSG s’incline 1-0 à Parme. Avant de sortir un match d’anthologie au retour. Rai inscrit deux penaltys et même l’erreur de leur portier Bernard Lama, avant la mi-temps, ne peut calmer les ardeurs des Parisiens. Qui s’imposent 3-1, au terme d’une de leurs plus grandes soirées de coupe d’Europe. En demi-finale, le PSG domine l’ambitieux La Corogne. 1-0 à l’aller, 1-0 au retour. Tout en maitrise, pour se hisser en finale pour la première fois de l’existence du club.
🗓🔙 #OnThisDay – 1996
Il y a 27 ans, le but légendaire de Bruno Ngotty offrait au Paris Saint-Germain la 𝐂𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐮𝐩𝐞𝐬 1️⃣9️⃣9️⃣6️⃣ à Bruxelles ! 🏆❤️💙 pic.twitter.com/ciz59i0uSq
— Paris Saint-Germain (@PSG_inside) May 8, 2023
En finale se présenta la surprise Rapid Vienne, du grand Carsten Jancker, qui fera plus tard le bonheur du Bayern Munich. Ils ont sorti le Feyenoord Rotterdan, le Dynamo Moscou ou encore le Sporting Portugal. Et comme pour l’OM en 1993, c’est un défenseur central français qui va marquer l’unique but de la finale. Pas de la tête comme Basile Boli, mais d’une lourde frappe sur coup franc. Bruno N’Gotty, transfuge de l’OL, ouvre le score, et le PSG se fera peur, mais remporte ce match 1-0. Pour la seconde consécration pour un club français.
Le parcours légendaire de Bordeaux
20 ! Comme le nombre de matchs de coupe d’Europe disputés par les Girondins de Bordeaux dans cette incroyable saison 1995-1996. Qui commence dès le mois de juillet, avec la défunte Coupe Intertoto, qui délivre deux tickets pour la Coupe de l’UEFA, pour des clubs ayant raté la voie royale du championnat. Un premier bourbier pour cette jeune équipe, remontée en D1 au début des années 90, après des galères de la fin de l’ère Claude Bez. Le ticket validé, après huit matchs, place à la Coupe de l’UEFA. Et les Bordelais vont réaliser un parcours totalement improbable, alors qu’ils ont flirté avec la relégation en D1.
Un parcours qui débute en Macédoine, au Vardar Skopje, plutôt réputé pour son club de handball, que pour ses performances en football. Une victoire 2-0 en déplacement et un 1-1 tout pourri qui engendra quelques sifflets du Parc Lescure. C’est encore maitrisé en 16e de finale, face au Rotor Volgograd : 2-1 à Bordeaux, 1-0 en Russie. Cela se corse avec un 8e de finale contre le Betis. Mais les Bordelais, profitent de Sevillans en infériorité numérique pour s’imposer 2-0. Au retour, Zinedine Zidane ouvre le score d’une reprise de volée exceptionnelle de plus de 40 mètres. Qui oblige le Bétis à remonter 4 buts. Chose qu’ils ne feront pas (2-2).
Bordeaux perd la finale… en demies
Le quart de finale contre l’AC Milan, inutile de le rappeler, tant il est rentré dans la légende. Battus à San Siro 2-0, les Bordelais vont réaliser leur plus grand exploit européen, en s’imposant 3-0 au Parc Lescure. Un match qui voit Christophe Dugarry, auteur d’un doublé, se révéler au grand public. Et ce Bordeaux est imprenable ! En demi-finale, face au redoutable Slavia Prague, les Bordelais font preuve d’une grande maitrise. Comme les Parisiens contre La Corogne, deux succès 1-0 les propulsent en finale. Gros bémol, Zinedine Zidane et Christophe Dugarry écopent d’un carton jaune évitable. Ils seront suspendus pour la finale aller, la finale se disputant alors en format aller-retour.
⚽️ Le 19 mars 1996, match de légende à Lescure : les Girondins de Bordeaux éliminent le Milan AC en quarts de finale de la Coupe UEFA. Une victoire 3-0 après leur défaite 0-2 à l’aller. pic.twitter.com/3Ij0j7Qiku
— Bi-Bop (@3615Bibop) March 19, 2023
Forcément handicapés et sans doute éreintés par une saison longue et éprouvante sur tous les tableaux, les Bordelais n’avaient plus les armes face au grand Bayern Munich de Jean-Pierre Papin. Les Bordelais s’inclinent 2-0 à Munich. Mais cette fois-ci, il n’y aura pas de seconde remontada pour eux. Ils perdent 3-1 à Lescure et doivent laisser les Allemands soulever le trophée devant eux.
Nantes en demies de la Ligue des Champions
Champion de France 1994-1995, le FC Nantes fera honneur à son statut en Ligue des Champions. À une époque où seuls les champions étaient qualifiés pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Après être sortis deuxièmes de leur poule, derrière le Panathinaikos mais devant le FC Porto, ils valident leur billet pour les quarts de finale. Où ils retrouvent le redoutable Spartak Moscou, qui a fait le deuxième grand chelem de l’histoire de la phase de poules de la compétition. Mais les hommes de Coco Suaudeau s’imposent 2-0 à l’aller, avant de maitriser leur sujet au match retour et de résister en Russie (2-2). Pour leur première (et seule) demi-finale de la compétition.
Face à eux, la terrible Juventus Turin. Et le pragmatisme italien fait mal au match aller. Nantes s’incline 2-0. Les Nantais s’imposeront 3-2 à la Beaujoire, mais il aurait fallu en mettre deux supplémentaires pour accéder à la finale. La Juve remportera la compétition devant l’Ajax Amsterdam. Alors qu’on ne reverra jamais les Nantais à pareille fête en coupe d’Europe. Des Nantais aux portes de la relégation en Ligue 2, en cette fin de saison 2022-2023
1997 : Paris proche du doublé en Coupe des coupes
Tenant du titre, le PSG remet sa couronne en jeu en Coupe des coupes 1996-1997. La défense du titre passe par le FC Vaduz au Lichtenstein. Le temps d’écarter facilement ce modeste adversaire 4-0 à l’aller puis 3-0 au retour, pour rallier les 8e de finale. Avec un solide morceau. Les Turcs de Galatasaray, qui montent en puissance en cette seconde moitié de décennie. Et qui gagneront quelques années plus tard la Coupe de l’UEFA. Et les Turcs créent la sensation, en s’imposant 4-2, dans leur bouillant stade. Pour le match retour, le PSG est alors dans les cordes. Mais les Parisiens vont magnifiquement rétablir la situation. Avec une victoire limpide 4-0. Direction les quarts de finale.
Où ils retrouvent les Grecs de l’AEK Athènes. Et, grosse surprise, cette fois-ci, c’est au Parc des Princes que le PSG balbutie. Et les Parisiens ne parviendront pas à marquer un but et doivent se contenter d’un 0-0, qui les laissent néanmoins en bonne position. Et au match retour en Grèce, ils font nettement le job, en s’imposant 3-0 pour rallier le dernier carré. Un dernier carré où ils retrouvent Liverpool. Et Paris livrera un immense match au Parc des Princes. Démolissant les Anglais 3-0, au terme d’une de ses prestations les plus abouties. Ce qui ne sera pas le cas au retour, où le PSG joue à se faire peur. Une défaite 2-0, à un petit but des prolongations. Mais Paris, pour la 2e année consécutive, est en finale.
Et ce sera face au FC Barcelone. Un adversaire autrement plus prestigieux que le Rapid Vienne. Et qui possède un jeune brésilien, Ronaldo, qui casse la baraque. Il marquera l’unique but de la finale et prive le PSG d’un doublé. La dernière finale européenne de Paris, avant la finale de la Ligue des Champions en 2020.
1999 : Marseille a surmonté les galères
Après la gloire, les galères. Champion d’Europe 1993, l’OM tombe à cause de l’affaire VA-OM. Une dégringolade vers la 2e division et une menace de relégation administrative. Bernard Tapie a dû céder la tête du club. Qui remonte en D1 en 1996. La reconstruction se fait petit à petit. A l’aube de l’année 1998, l’OM est redevenu costaud, avec des joueurs comme Laurent Blanc, William Gallas, Daniel Bravo ou encore Florian Maurice et Christophe Dugarry. Prêt pour un nouveau parcours de légende en coupe d’Europe, en Coupe de l’UEFA.
Cela débute du côté de la République Tchèque et le Sigma Olomouc. Après un nul 2-2 là-bas, les Olympiens font le job et s’imposent largement à domicile (4-0). En 16e de finale, un plus gros morceau, avec le Werder Brême, vainqueur de la Coupe des coupes 7 ans plus tôt. Après un nouveau nul en déplacement (1-1), l’OM gagne son duel au couteau (3-2), pour rallier les 8e de finale. Pour un duel 100 % français face à l’AS Monaco. Et, encore une fois, l’OM fait match nul en déplacement, avec un 2-2 au Rocher. Et encore une fois, au couteau, l’OM rallie le tour suivant, avec une victoire 1-0 à domicile.
Finale à sens unique
En quart de finale, le Celta Vigo. L’OM domine le match aller à la maison 2-1, avant de faire un 4e match nul en autant de rencontres en déplacement. Peu importe, ce 0-0 est anecdotique au vu du retour de l’OM dans un dernier carré de coupe d’Europe, 6 ans après le sacre en Ligue des Champions. En demies : Bologne, tombeur de l’Olympique Lyonnais. A domicile, l’OM concède le nul 0-0. Et pour la 5e fois, il y aura encore un nul en déplacement. Sauf qu’il y a la règle du but à l’extérieur et le 1-1 le propulse en finale. Contre Parme, tombeur de Bordeaux en quart de finale.
4⃣4⃣ – Happy Birthday, @Crespo 🎂🎊🎉🎁⚽️🇦🇷#UEFACup Champion 1999 @1913parmacalcio 🏆 pic.twitter.com/c4bf9VIgL8
— UEFA.com DE (@UEFAcom_de) July 5, 2019
Malheureusement, après un peu plus de 35 minutes de jeu, c’est plié. Crespo et Vanoli ont marqué deux buts. A Moscou, l’OM n’y est pas et cédera une 3e fois au retour des vestiaires, avec un but de Chiesa. Parme remporte là son dernier titre européen et l’OM échouera encore deux fois en finale de cette même compétition. En 2004 et en 2018.


