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Coupe du monde de football

Les choses à retenir d’Allemagne-Paraguay : énorme Orlando Gill, la Nationalmannschaft coule à pic

Sophie Clapier

Publié le

Les choses à retenir d’Allemagne-Paraguay : énorme Orlando Gill, la Nationalmannschaft coule à pic
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Coup de tonnerre à Boston ! Poussée aux tirs au but, la Nationalmannschaft est éliminée par le Paraguay avant même de voir les 8èmes. Pourtant dominateurs, les Allemands ont été mis en échec par une défense de fer et un grand Orlando Gill (1-1, 4-3 TAB).

Le deuxième 16ème de finale entre l’Allemagne et le Paraguay a été comme le précédent, longtemps incertain. Mais si le Brésil s’est évité in extremis la prolongation contre le Japon, la Nationalmannschaft a d’abord dû s’employer encore 30 minutes supplémentaires. Finalement poussée aux tirs au but, elle est tombée dans le piège tendu par la Albirroja.

Enciso contre le cours du jeu

C’est le coup de théâtre de la première période, le premier de la soirée ! En totale maîtrise mais inefficace, l’Allemagne s’est fait sécher juste avant la pause par un coup de casque de Julio Enciso. Malgré une première alerte dans la surface allemande dès le coup d’envoi, repoussée par Neuer, le Paraguay n’avait jusqu’alors rien proposé, se contentant de faire bloc pour fermer les espaces mais ne voyant que très peu le ballon (26% de possession). Force est de constater que le choix s’est néanmoins avéré payant…

La Nationalmannschaft multipliait certes les phases de possession, mais celles-ci ne menaient nulle part. Elle a beau étirer de droite à gauche et inversement, elle finissait sans arrêt par reculer. Privés de jeu rapide par la densité défensive paraguayenne, les Allemands ont multiplié les passes (342), en vain. Il n’en a pas fallu plus de 54 – réussies – à la Albirroja pour ouvrir la marque. Mais maîtriser n’est pas gagner.

Galarza a ainsi déposé un centre sur la tête de l’attaquant de Strasbourg, imparable. Au départ de l’action, un corner boxé par Neuer puis récupéré par Bobadilla, pas avare d’efforts défensifs à l’instar de son équipe.

Le mur paraguayen finit par craquer

Les Paraguayens s’étaient conditionnés pour courir après le ballon et ne sont jamais sortis du plan. Supérieurs dans les duels, ils n’ont été que peu inquiétés lors des 45 premières minutes, à l’image d’Orlando Gill. Le portier de la Albirroja n’a eu qu’un arrêt à faire sur une frappe timide de Joshua Kimmich… dans les arrêts de jeu. C’est dire l’impuissance allemande face au double rideau paraguayen.





Un bon retour de José Canale, une faute obtenue malicieusement par Miguel Almirón ou un tacle salvateur de l’inusable Matías Galarza, l’implication était totale de la part des joueurs de Gustavo Alfaro. Mais dans cette attaque-défense partie pour reprendre de plus belle au retour des vestiaires, la défense a fini par céder.

Attention toutefois, après les 4 buts encaissés contre les États-Unis, le Paraguay n’a concédé qu’un but, celui du jour contre l’Allemagne, en trois matchs. Son prochain adversaire (le vainqueur du match France-Suède) est prévenu.

Kai Havertz à la relance

Après avoir signé un doublé lors de la large victoire contre Curaçao, Kai Havertz était resté muet face à la Côte d’Ivoire et à l’Équateur. Il ne pouvait pas choisir meilleur moment pour retrouver la mire, soulageant tout un peuple.

Les nombreux centres de Florian Wirtz n’avaient jusque-là pas trouvé preneur, si ce n’est un Paraguayen sur la route. Mais à la 54ème, le joueur d’Arsenal en a bonifié un, déviant légèrement le ballon. Assez en tout cas pour tromper le portier de la Albirroja.

Kai Havertz aurait pu se parer de la cape de héros national dans le dernier quart d’heure sur un bis repetita de l’action, mais Gill était cette fois impeccable à bout portant. Il en était de même en fin de première moitié de la prolongation.

Première prolongation

Malgré un nouvel élan en deuxième période, l’Allemagne n’a pas réussi à renverser complètement le Paraguay dans le temps réglementaire. Et le piège paraguayen se refermait un peu plus. Vers un copier-coller du match, les Allemands ont encore eu les faveurs des statistiques, mais sur le terrain le verrou s’était de nouveau refermé.

Nick Woldemade demandait la main de Gomez sur une reprise en pivot, l’arbitre ne bronchait pas. Jonathan Tah pensait offrir la victoire sur un corner de Kimmich, la VAR revenait dessus pour une faute d’Anton sur Gill au préalable. Encore présent sur une cartouche de ce même Anton, le portier paraguayen va finir par écœurer la Nationalmannschaft.

Orlando Gill XXL

Au vu de la forme du portier du Paraguay, il ne faisait pas bon à l’Allemagne de poursuivre aux tirs au but. Et dans cette séance fatidique, Orlando Gill s’est encore illustré. Sur la première tentative de Kai Havertz déjà, avant de faire douter Woldemade.

Sanabria et Balbuena ont alors eu coup sur coup la balle de match au bout du pied. Le premier visait à côté, le second était stoppé par Neuer. 3-3 après 10 tireurs, direction la mort subite. Orlando Gill se faisait de plus en plus grand dans les cages, Jonathan Tah envoyait la gonfle dans les tribunes. Dans la foulée, José Canale envoyait le Paraguay au paradis.

La Nationalmannschaft avait connu la douche froide en 2018, glaciale en 2022 après un nouvel échec en phase de poules, voyant les portes des 8èmes se refermer. Jamais deux sans trois, c’est à se demander si elle aurait passé les groupes sans l’ouverture de la compétition à 48 équipes. L’heure est aux questions en Allemagne, à la célébration au Paraguay.

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