Les notes de France-Angleterre : Bielle-Biarrey stratosphérique, Barassi en difficulté
Découvrez les notes des Bleus face à l’Angleterre, match de la 5ème journée du Tournoi des 6 Nations disputé ce dimanche, remporté par le XV de France (48-46).
Les notes des avants
Jean-Baptiste Gros – 5
Le + : Parmi les gros plaqueurs de la partie (il ne manque aucun de ses 10 plaquages), il fait partie de ceux qui ont parfois su être impactants dans certains d’entre eux. Une exemplarité, fil rouge de son tournoi.
Le – : Pénalisé en mêlée (33e) et encore bien trop tendre dans son apport offensif (trois petites courses pour trois petits mètres gagnés ballon en main).
En bref : Défensivement, dans ce match comme dans ce tournoi, il aura été d’une immense exemplarité. Il n’aura manqué aucun de ses plaquages durant les cinq matchs qu’il a disputés. C’est une stat qui « stat », comme on le dit. En revanche, cela ne peut pas masquer certaines carences. Qu’elles soient offensives (dans la globalité du match et du tournoi) ou en mêlée (notamment ce soir). On aura besoin de plus, notamment en vue de la Coupe du monde.
Julien Marchand – 5
Le + : Il réalise un match très courageux en défense, réussissant dix de ses onze plaquages tentés, le deuxième total d’un Français à sa sortie. Il a su faire jouer et créer quelques espaces, avec ses trois passes après contact.
Le – : Celui qui faisait parler sa puissance en début de tournoi a été un peu tendre. Tant offensivement (trois courses, trois mètres gagnés ballon en main) que défensivement, malgré un certain courage offensif. On n’a pas retrouvé ses plaquages dominants.
En bref : C’était mieux que contre l’Écosse, notamment dans son implication défensive et sa capacité à faire jouer. Mais on n’a pas retrouvé le Julien Marchand du début du tournoi, notamment dans son apport offensif ! Encore une fois, dans la puissance, ce n’est pas encore cela. Remplacé par Peato Mauvaka (47e).
Dorian Aldegheri – 5
Le + : Il permet aux siens d’obtenir un essai de pénalité juste avant la pause et le carton jaune d’Ellis Genge (40+3). Il récupère une pénalité en mêlée (45e). Globalement, son meilleur match dans ce secteur.
Le – : Toujours les mêmes soucis au niveau de la mobilité. Une seule passe et une seule course. Globalement, il a également été dominé dans la puissance, malgré une meilleure tenue en mêlée.
En bref : Sans atteindre l’excellence, il réalise peut-être son meilleur match du tournoi, notamment en mêlée. Mine de rien, le carton jaune qu’il provoque change totalement la face de ce match. Au niveau de la mobilité, on n’en fera pas un Uini Atonio ou un Cyril Baille. Mais il a eu le mérite de progresser dans les plus gros fondamentaux. Remplacé par Demba Bamba (47e).

Thibaud Flament – 5
Le + : Il réalise une prestation très sérieuse en défense. Avec 13 plaquages réussis et aucun manqué, il est le deuxième plaqueur des Bleus dans la partie. Il aura fait parler sa capacité à être collectif (sept courses).
Le – : Pénalisé pour un passage à vide (18e). Il aura également manqué de puissance (sept courses avec ballon et seulement huit mètres gagnés).
En bref : Souvenez-vous ! Il y a trois ans, il éclaboussait de sa classe la démonstration des Bleus en Angleterre. Puissant comme jamais, il avait réalisé un match démentiel. Ce Thibaud Flament, depuis, on ne l’a jamais retrouvé. Il fait le job, mais n’est pas capable de ces coups d’éclat qui peuvent le faire passer dans une autre dimension. Cela fait mal de le voir parfois plus que bousculé par ses homologues adverses dans la puissance. Ne quasiment pas avancer à l’impact.
Emmanuel Meafou – 6
Le + : Deux gros duels gagnés dans le premier acte et récupère une pénalité alors que l’Angleterre était dans les cinq mètres français (16e). Cinq courses avec ballon en 22 minutes. Son apport défensif aura été supérieur à son habitude (10 plaquages réussis).
Le – : Pénalisé pour avoir écroulé un maul. Il a énormément souffert dans ses impacts après la première demi-heure.
En bref : Il réalise une grosse première demi-heure, franchement impactant, que ce soit offensivement ou défensivement. Puis, au fil des minutes, comme les autres avants, il a pris la marée en puissance. On l’a beaucoup moins vu, moins tranchant dans ses duels. Remplacé par Joshua Brennan (66e).
François Cros – 5
Le + : Il gratte un ballon dans un ruck (5e). Enfin tranchant sur ses courses en début de match et capable de faire jouer les autres (quatre passes dans la première demi-heure).
Le – : Après un gros début de match, il s’est éteint, tant offensivement que dans son impact physique.
En bref : Son début de rencontre laissait présager qu’il avait passé ce cap qui lui manquait en début de tournoi, notamment sur sa mobilité offensive. Malheureusement (comme d’autres), il est trop rapidement retombé dans la neutralité, dominé comme les autres physiquement. Même si l’ensemble défensif reste solide.
Temo Matiu – 5
Le + : Il aura été actif dans les deux moitiés de terrain, offrant des solutions offensives (six courses avec ballon à sa sortie, parmi les meilleurs Français). Tout en étant sérieux en défense (onze plaquages réussis à la pause, le plus haut total d’un Bleu à sa sortie). Il récupère une pénalité (39e).
Le – : Pris dans la puissance, qu’elle soit offensive (seulement huit mètres gagnés ballon en main) comme défensive où, malgré ses nombreux plaquages réussis, il a beaucoup (trop) reculé.
En bref : Le Girondin est entré la tête la première dans le niveau international, face à ce qu’il se fait de mieux au niveau mondial. On notera qu’il ne s’est absolument pas dérobé et aura été d’une belle activité. Mais il manque encore de puissance, fatale devant comme derrière. Courageux, encouragements du jury, mais doit encore progresser ! Remplacé par Mickaël Guillard (41e). Tout de suite trouvé sur les premiers ballons bleus, mais pénalisé pour ballon tenu au sol (46e).
Charles Ollivon – 5
Le + : Un sauvetage héroïque dans son en-but (75e). C’est le Français qui a réussi le plus de plaquages dans la partie (18/19 ce samedi soir).
Le – : Pris dans la puissance dans l’ensemble de sa partie.
En bref : C’est un match paradoxal pour Charles Ollivon, qui aura été courageux dans toute sa partie, à l’image de l’essai qu’il sauve. Mais qui aura été dans le même temps trop souvent dépassé dans l’impact ! Mangé physiquement malgré son grand courage ! C’est vraiment le héros maudit de ce XV de France.
Les notes de la charnière et des trois-quarts



dupont
15 mars 2026 à 23h49
notes nulles