Les notes des Bleus face à la Nouvelle-Zélande : Brau-Boirie impressionnant, Jalibert brille
NOTES NOUVELLE-ZÉLANDE – FRANCE – Découvrez les notes des Bleus face à la Nouvelle-Zélande, match de la 1re journée du Championnat des Nations disputé ce samedi, perdu par le XV de France (34-32).
Les notes de la charnière
Maxime Lucu (cap.) – 6
Le + : Il s’est évertué à libérer les ballons le plus proprement et le plus rapidement possible des rucks. Dix plaquages réussis à la pause. Globalement adroit devant les perches, difficile de lui reprocher la dernière transformation ratée.
Le – : Très naïf dans sa défense sur le 3e essai des Néo-Zélandais (40e).
En bref : À une transformation près, il a réalisé un match très propre. Sobre et efficace, tout en étant globalement solide en défense. Il n’y a pas de coup de génie, mais ce n’est pas ce qu’on attend de lui. En revanche, on l’a vu un peu piocher après l’heure de jeu. Peut-être aurait-il dû sortir plus tôt. Remplacé par Nolann Le Garrec (76e), peut-être entré un poil tard dans la partie, mais impliqué sur le 4e essai des siens (78e).
Matthieu Jalibert – 7
Le + : Il marque l’essai du bonus offensif en force (78e). Passeur décisif pour le premier essai français (2e) et tout proche de délivrer une sublime passe décisive à Fabien Brau-Boirie (53e), avant d’être impliqué sur la grosse occasion de ce dernier (55e). Deux franchissements, 53 mètres gagnés ballon en main et deux passes après contact en 32 minutes de jeu.
Le – : En difficulté défensivement sur le second essai des Blacks (21e) et deux plaquages manqués sur cinq tentés dans le premier acte.
En bref : Du très bon offensivement, comme on aime le voir. Encore impliqué dans tellement d’essais des Tricolores. Mais il est également retombé dans quelques travers défensifs, parfois en retard et en manquant des plaquages. Ce qui l’empêche peut-être d’être le Français du match, ce samedi. Alors qu’il avait fait de gros progrès dans le secteur cette saison. Néanmoins, le bilan reste positif. Il a parfois su faire des choses que quasiment seul lui sait faire.
Les notes des trois-quarts
Théo Attissogbé – 6
Le + : Il réalise une grande deuxième mi-temps, en marquant le 3e essai des Bleus (59e). Il délivre une superbe passe décisive pour Antoine Hastoy (47e). Un superbe jeu au pied également (36e).
Le – : Il est en retard sur le premier essai des Néo-Zélandais (8e). Une seconde montée défensive tout aussi discutable (32e) et une prestation globalement discrète dans le premier acte.
En bref : Un match en deux temps. Un premier acte vraiment plus que moyen, notamment sur le plan défensif, alors qu’on avait pu saluer ses prestations dans le Tournoi des 6 Nations. Puis une seconde période vraiment excellente, avec un essai et une passe décisive, pour nous rappeler tout l’immense potentiel offensif de ce joueur, qui n’a pas connu de baisse physique, bien au contraire.
Yoram Moefana – 6
Le + : Une grosse activité défensive. Six plaquages réussis en 30 minutes, il fait perdre deux ballons aux Néo-Zélandais. Il termine meilleur plaqueur français de la partie (19 plaquages réussis).
Le – : Pénalisé pour hors-jeu (37e). Globalement peu en vue offensivement et auteur d’une moins bonne deuxième période.
En bref : Son implication défensive est considérable et en a fait un combattant valeureux et utile aux Bleus, malgré les 34 points encaissés. En revanche, offensivement, son match reste bien plus terne. Néanmoins, le bilan reste positif, avec cette implication !
Fabien Brau-Boirie – 8
Le + : Il croit inscrire le 3e essai des Bleus (55e) sur un superbe numéro de sa part, avant de délivrer une passe décisive à Théo Attissogbé (58e). Il réalise une grosse percussion, à l’origine du second essai des Bleus (47e). Douze plaquages réussis à la pause, le plus haut total d’un joueur dans le premier acte. Il termine son match à 16 plaquages réussis, mais aussi à 86 mètres gagnés ballon en main, plus haut total d’un Tricolore lors de sa sortie.
Le – : Il ne parvient pas à se saisir du ballon sur la passe au pied de Matthieu Jalibert (53e) et doit mieux faire sur la séquence.
En bref : Clairement, il est le Bleu de ce match. Pourtant aligné en 13, lui qui est un 12. Dans la foulée de son excellent Tournoi des 6 Nations, le Palois vient de démontrer, à l’autre bout du monde, toute l’étendue de sa classe internationale. Dans les deux moitiés de terrain, il a été d’une grande solidité. On lui pardonnera son petit cafouillage, tant il s’est rattrapé sur le reste ! Une année 2026 pour le moment sensationnelle pour lui ! Remplacé par Nicolas Depoortère (69e).
Damian Penaud – 6
Le + : Il marque le premier essai des Bleus (2e), sur une action dans laquelle il est impliqué dès le départ. Une superbe passe après contact (28e).
Le – : Il n’est pas exempt de tout reproche sur un essai néo-zélandais dans le premier acte.
En bref : Il conforte ce samedi son statut de meilleur marqueur d’essais en équipe de France. Tout en étant globalement à la hauteur offensivement et une vraie arme des Bleus ! En revanche, les débats sur son implication défensive vont encore ressurgir, car il n’a pas été totalement transparent dans ce match. Remplacé par Antoine Hastoy (41e), qui marque le second essai des Bleus (47e) et a plus que dépanné à un poste d’arrière qui n’est pas le sien. En revanche, son plaquage raté amène l’essai de Will Jordan (71e).
Max Spring – 6
Le + : Il gagne des mètres précieux sur l’action du premier essai et provoque le carton jaune de Ruben Love (2e).
Le – : Il commet un en-avant dans un duel aérien, qui coûte le 3e essai des Bleus (55e).
En bref : Une prestation globalement honorable, en ayant joué arrière puis ailier.
La note de Fabien Galthié : 6
Le + : Un bon choix global de sa ligne arrière titulaire.
Le – : Des changements un peu tardifs.
En bref : Face à la montagne néo-zélandaise, le sélectionneur français a fait avec une équipe quelque peu remaniée et a tenu le choc. Le XV de France est passé tout près de la victoire et débute sa compétition avec deux points précieux qui pourront compter pour la suite. Défensivement, il y a en revanche encore du travail, avec une équipe qui a encaissé trop d’essais et trop vite.


