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Cyclisme

Les raisons de la disparition de Qhubeka NextHash du peloton World Tour en 2022

Nicolas Mezine

Publié le

Les raisons de la disparition de Qhubeka NextHash du peloton World Tour en 2022
Photo Icon Sport

CYCLISME – En décembre dernier, Qhubeka NextHash, formation sud-africaine du World Tour, annonçait qu’elle ne poursuivrait pas l’aventure pour la saison 2022. La licence de l’équipe pour la saison 2022 n’a pas été acceptée par l’UCI, ce qui a entraîné la fin de l’aventure pour les coureurs et le personnel de la formation dirigée par Douglas Ryder. Pour le média CyclingTips, le directeur général est revenu sur les raisons de cet échec. 

Au bord de la catastrophe en 2020

La formation sud-africaine est présente dans le gratin du cyclisme professionnel depuis 2016 et l’obtention de sa licence en World Tour. On se rappelle bien évidemment des succès de Mark Cavendish, bien emmené par Mark Renshaw, sous les couleurs de Dimension Data. On se souvient également des nombreuses victoires de Giacomo Nizzolo et de Victor Campenaerts sous la tunique NTT Pro Cycling. Déjà fin 2020, les dirigeants de l’équipe s’étaient démenés pour sauver la formation de la disparition. C’est finalement l’entreprise suisse Assos qui devient partenaire, permettant à l’équipe sud-africaine de lancer son recrutement en attirant des coureurs comme Fabio Aru, en quête de renaissance, ou Sergio Henao.

L’équipe se nomme alors Team Qhubeka Assos. Juste avant le début du Tour de France 2021, les dirigeants de l’équipe annoncent l’arrivée d’un nouveau partenaire, l’entreprise NextHash spécialisée dans la finance et la cryptomonnaie. L’équipe change de nom, pour s’appeler désormais Team Qhubeka NextHash. Sur le plan sportif, l’équipe brille notamment sur le Giro 2021, avec trois victoires d’étapes, remportées par son sprinteur maison, Giacomo Nizzolo, et les baroudeurs Victor Campenearts et Mauro Schmid.

A la fin de la saison dernière, des premiers bruits sont lancés dans la presse qui font écho de la fin de l’aventure en World Tour. L’équipe sud-africaine, soutenue par ses sponsors, ne parvient pas à boucler un budget suffisant pour 2022 afin de concourir aux côtés des INEOS Grenadiers et autres Quick-Step. Finalement, le couperet tombe fin décembre, annonçant définitivement la dissolution de l’équipe World Tour.

Mésententes sur le plan financier

Après plusieurs mois sous silence, le directeur général de l’équipe, Douglas Ryder, s’est exprimé toujours chez CyclingTips sur les problèmes rencontrés par son équipe sur le plan financier. Selon lui, les sponsors, et notamment NextHash, n’auraient pas respecté les délais de paiement convenus lors de la signature du contrat avant le Tour de France.

Nos problèmes de trésorerie sont dû au fait que les sponsors ne paient pas à temps, ou pas du tout. Cela a un impact terrible pour nous. Si NextHash avait payé sa participation en intégralité, les problèmes que nous avions avec deux autres sponsors auraient un impact infime. Cependant, la situation avec NextHash a été catastrophique. Cela a fait mal à notre personnel et à nos coureurs. Nous avons eu des retards, encore des retards mais nous n’avions plus de nouvelles d’Ana Bencic (la propriétaire de NextHash). Le dernier appel que j’ai eu avec elle remonte à début décembre où de nombreux engagements ont été pris. Depuis, rien n’a été concrétisé et nous attendons toujours de ses nouvelles.

NextHash a été un des soutiens primordiaux de la formation avant le Tour de France, au moment même où l’équipe sud-africaine s’inquiétait de ses perspectives d’avenir dans le peloton World Tour. Au départ, l’accord entre les deux parties prévoyait une entente sur le moyen-long terme, mais l’entreprise spécialisée dans la finance n’a pas honoré ses engagements, une situation qui a empiré début octobre. Une triste fin d’épilogue pour une équipe présente dans le monde du cyclisme depuis 1996.





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