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Les tops et flops d’Espagne-Belgique : le pari gagnant Fabián Ruiz, la fin d’une ère pour les Diables Rouges

Victor Clot-Amiot

Publié le

Les tops et flops d'Espagne-Belgique le pari gagnant Fabián Ruiz, la fin d'une ère pour les Diables Rouges
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Pour la deuxième fois consécutive, Mikel Merino a marqué le but de la victoire pour l’Espagne. Voici les tops et les flops du succès de la Roja contre la Belgique (2-1).

Les tops

Mikel Merino, le super sub qui qualifie les siens de nouveau

Contre le Portugal, Mikel Merino avait inscrit le but de la victoire, dans le temps additionnel, quelques instants après son entrée en jeu. Une fois de plus, c’est en toute fin de match que l’attaquant d’Arsenal s’est illustré, offrant un ticket pour les demi-finales à la Roja. Alors qu’il venait de faire son apparition sur le terrain, il ne lui a fallu que deux minutes pour annihiler les espoirs de la Belgique.

Opportuniste, Merino a parfaitement suivi la frappe de Pau Cubarsí à 25 mètres. Si elle semblait sans danger pour Lammens, entré en jeu à la place de Courtois (voir par ailleurs), elle a pourtant mis en difficulté le gardien belge. Trompé par un rebond, Lammens n’a pas été en mesure de capter le ballon : Merino n’avait plus qu’à surgir. L’Espagne sera bien au rendez-vous des demi-finales, ce mardi, contre la France.

Fabián Ruiz, titulaire surprise mais décisif

Surprise du onze de départ, Fabián Ruiz a confirmé à Luis de la Fuente, qu’il avait fait le bon choix. Jusqu’à présent, le sélectionneur faisait confiance à Pedri, dans l’entrejeu ibérique. S’il s’est montré très convaincant contre le Cap-Vert, malgré le match nul, le milieu de terrain du FC Barcelone avait ensuite quelque peu baissé de régime, jusqu’à signer une performance assez médiocre contre le Portugal, au tour précédent.

C’est donc en raison de cette trajectoire peu reluisante que Fabián Ruiz s’est vu offrir une place parmi les onze joueurs titulaires dans ce quart de finale. Et il n’a pas fallu longtemps pour voir le joueur du PSG se distinguer. Reprenant un tir de Dani Olmo, repoussé par Thibaut Courtois, Ruiz a ainsi permis à son équipe d’ouvrir le score à la demi-heure, confirmant ainsi la domination de l’Espagne. Il a par la suite été remplacé par Pedri, peu avant l’heure de jeu (55e).

Charles De Ketelaere contre le cours du jeu

L’Espagne menait 1-0, peu avant la mi-temps, et dominait la rencontre de la tête et des épaules. C’est à ce moment que Charles De Ketelaere a jailli pour placer une tête imparable, permettant aux Diables Rouges de revenir à hauteur de la Roja ! À ce moment précis, l’Espagne totalisait 0,98 xG, huit frappes et plus de 60% de possession de balle. Autant dire que les Ibériques réalisaient la mi-temps presque parfaite.





Plus qu’un but, De Ketelaere est parvenu à stopper l’incroyable série de l’Espagne sans le moindre but concédé. Cinq matchs et aucun but encaissé, aucune autre équipe ne pouvait se prévaloir d’un tel bilan, si ce n’est l’Espagne. Malheureusement pour la Belgique, ce but n’a pas suffi à assurer une nouvelle qualification pour les demi-finales, après 2018.

Les flops

Match sans pour Trossard et De Cuyper

Très en vue sur cette Coupe du monde (2 buts et 2 passes décisives), Leandro Trossard a cette fois connu une soirée plus délicate. Cinq ballons, un duel gagné pour cinq perdus, zéro tir cadré, zéro dribble réussi, zéro incursion dans la surface, zéro passe menant à un tir, voici le bilan du joueur d’Arsenal. Autant dire que la Belgique a joué à dix, ou presque. C’est donc très logiquement que Rudi Garcia a fait appel à Axel Witsel, pour le remplacer à l’heure de jeu.

Au rayon des contre-performances belges, Maxim De Cuyper s’est lui aussi particulièrement distingué. S’il y a bien eu cette frappe, à la 55e, directement dans le petit filet d’Unai Simón, on ne trouvera guère d’autres distinctions à mettre au crédit de l’arrière belge. Lui aussi a rapidement rejoint le banc de touche, remplacé par Joaquin Seys à la 60e.

Reverra-t-on Thibaut Courtois, Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne ?

Ce n’est pas un flop à proprement parler, mais on peut regretter la manière dont s’est probablement terminée la carrière internationale de Thibaut Courtois. Le gardien belge s’est effondré juste avant la pause fraîcheur, en seconde période, laissant craindre une blessure musculaire à la cuisse. Remplacé à l’issue de celle-ci par le jeune Senne Lammens (4 sélections), Courtois a probablement disputé ses dernières minutes sous les couleurs de l’équipe nationale. Et pour cause, il avait déclaré en conférence de presse, en marge du premier match : « Je ne pense pas que ce soit le moment de parler de l’avenir, mais il est plus probable que j’arrête après ce tournoi que je ne continue. » Alors, s’agissait-il de son dernier match ? Possiblement. S’il est encore tôt pour l’affirmer avec certitude, on ne peut certainement pas se réjouir d’une telle fin.

La question peut également se poser pour Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne. Respectivement âgés de 33 et 35 ans, il n’est pas certain de les voir continuer en sélection. Durant le mondial, le premier a presque toujours été limité à un rôle de remplaçant — tout en restant décisif —, à l’exception du match contre l’Iran. Le second a semblé en délicatesse, ne jouant pas le huitième contre les États-Unis. Il faudra être attentif aux prochaines annonces, mais il se pourrait bien que ce match marque la fin d’une ère pour la Belgique.

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