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Cyclisme sur route

L’Espagnole Paula Ostiz sacrée championne du monde sur la course en ligne juniors à Kigali

Maxime Cazenave

Publié le

L'Espagnole Paula Ostiz sacrée championne du monde sur la course en ligne juniors à Kigali
Photo Icon Sport

CHAMPIONNATS DU MONDE DE CYCLISME 2025 – Au terme d’une course fermée à double tour, l’Espagnole Paula Ostiz est sortie gagnante d’un sprint à cinq pour s’emparer de l’or sur la course en ligne juniors. Chantal Pegolo et Anja Grossmann complètent le podium du jour.

Le sprint final des championnats du monde de Kigali est lancé. Afin d’entamer le dernier weekend, la course en ligne juniors femmes était au programme ce matin. Les jeunes femmes engagées avaient au programme 74km à couvrir, soit l’équivalent de 5 tours d’un circuit désormais bien connu, avec la côte de Kigali Golf (0,9km à 6,8%) et la côte de Kimihurura à gravir autant de fois.

Thaïs Poirier, seule Française rescapée dans le final

Si plusieurs coureuses, notamment l’Éthiopienne Tsige Kiros, ont tenté d’initier la création d’une échappée, les équipes visant l’or n’ont rien laissé filtrer. Sans surprise, le peloton a ainsi avancé groupé durant de longues minutes. Seule l’Espagnole Leyre Almena est parvenue à réellement se détacher dans le 3ème tour, s’offrant un beau bout de chemin à l’avant en disposant d’une avance qui n’a jamais dépassé les 30 secondes. Néanmoins, l’avance qu’elle avait acquise a été annihilée en un clin d’œil sur les pavés de Kimihurura. En tête de peloton, la Suisse a fait le forcing pour regrouper tout le monde, sans qu’aucune différence ne soit encore faite, alors que seuls deux tours restent à couvrir.

Ainsi, les formations favorites pour la victoire finale disposaient encore d’une main-d’œuvre nombreuse. À tour de rôle, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont essayé de placer des attaques en amont des difficultés, sans succès. Le peloton avance par à-coups et reste encore bien fourni, avec une cinquantaine de coureuses encore en lice avant les deux derniers enchaînements. Côté Français, seule Thaïs Poirier a réussi à être présente dans cette qui journée avait bien mal débutée. Malade, Lise Revol n’a pas pu prendre le départ tandis que Maéva Plagniol a dû rapidement abandonner.

Paula Ostiz assume son statut

L’avant-dernier passage sur les pentes de Kigali Golf et Kimihurura ne va pas entraver cette neutralisation continue. L’Australienne Neve Parslow a juste mis un coup de vis afin d’effectuer une première sélection. Si ce peloton s’est ensuite reformé en profitant d’un énième temps mort, elles n’étaient que 19 à franchir la ligne ensemble, réduisant ainsi drastiquement les candidates à la victoire, à l’image d’une Megan Arens (Pays-Bas) qui a fait le yo-yo à chaque tour. Et c’est sa coéquipière Roos Müller qui a mis le feu aux poudres. À deux reprises, elle est parvenue à prendre quelques longueurs avant d’être rattrapée par le reste de la concurrence.

Comme le scénario le laissait penser, la victoire va donc se jouer à armes égales dans les deux dernières ascensions. Dans Kigali Golf, la Suissesse Anja Grossmann a comme a son habitude pris la tête pour imposer son tempo, avant que l’Espagne place une accélération au sommet. Mais aucune différence n’est encore faite. La Grecque Eirini Papadimitriou a ensuite tenté d’anticiper, sans succès. L’inévitable Anja Grossmann a immédiatement enclenché. Dans sa roue, elles ne sont plus qu’une poignée à suivre le rythme, dont la favorite espagnole Paula Ostiz, mais aussi les Italiennes Giada Silo et Chantal Pegolo, ainsi que la Canadienne Sidney Swierenga.





Ce quintet s’est donc joué la victoire au sprint. Sur la dernière rampe, Paula Ostiz n’a pas tremblé en surpassant l’Italienne Chantal Pegolo. Incroyable tout au long de la journée, Anja Grossmann est récompensée avec le bronze. Derrière, Thaïs Poirier est passée proche de revenir, mais a dû se contenter d’une belle place dans le Top 10 (6ème).

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