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Ligue 1

Ligue 1 2025/2026 (J2) : Un OM à deux visages, mais trois points qui font du bien

Léo Derambure

Publié le

Ligue 1 20252026 (J2) Un OM à deux visages, mais trois points qui font du bien
Photo Icon Sport

LIGUE 1 2025-2026 – Dans un match riche en rebondissements, l’OM s’est offert une bouffée d’air frais. Après une semaine agitée en coulisses, les Marseillais ont trouvé les ressources pour s’imposer 5-2 face au Paris FC et se rassurer avant l’Olympico.

Une semaine après la tempête qui a secoué les vestiaires de l’OM, les Marseillais se retrouvaient face à une lourde mission : tourner la page des remous internes et enfin lancer leur saison, après la défaite concédée à Rennes. Un défi d’autant plus crucial que la troisième journée s’annonce explosive avec, en ligne de mire, un Olympico déjà brûlant.

Aubameyang libère l’OM, Kebbal rallume l’espoir parisien

Avec l’OM, une chose est sûre : on ne s’ennuie jamais. Mais de là à imaginer un tel scénario, dès un mois d’août, peu l’auraient anticipé. Si les Marseillais n’ont pas encore leurs supporters à dos, l’objectif du jour est triple : retrouver une unité dans le vestiaire avec une grosse performance, offrir du spectacle pour ce retour au Vélodrome et, surtout, lancer la saison en prenant les premiers points. Et le match aurait pu tourner au cauchemar dès la 5eme minute. Moses Simon déborde côté gauche et dépose un centre parfait pour le néo-Parisien Geubbels, dont la tête vient heurter le poteau. La réplique ne tarde pas, 5 minutes plus tard, Aubameyang, déjà inspiré, réussit un contrôle somptueux avant de piquer du droit lui aussi sur le montant opposé.

À la 15eme minute, le vétéran gabonais encore lui, se joue d’Otávio qui le déséquilibre dans la surface. Penalty. Greenwood transforme sans trembler, 1-0 pour Marseille, une véritable bouffée d’oxygène. Mais la défense olympienne, encore euphorique, se fait surprendre dans la foulée. Sur une transition rapide, Vincent Marchetti est idéalement servi par Chergui mais rate le cadre. En Ligue 1, il faut savoir être tueur, et Aubameyang se charge de rappeler la leçon. Sur corner, il domine encore Otávio et claque une tête, l’OM prend le break. Début de match cauchemardesque pour la recrue phare du PFC, recruté 17 millions cet été.

Mais Paris ne renonce pas. Ilan Kebbal redonne espoir d’un geste de pur talent : fixation côté droit, crochet, frappe enroulée du gauche, pleine lucarne. Superbe, 2-1. La fin de première période est parisienne : à la 36eme minute, Rulli doit s’employer coup sur coup face à des frappes lointaines de Moses Simon et de Marchetti. Le portier argentin, vigilant, préserve l’avantage olympien à la pause.

Le Paris FC recolle, mais l’OM finit par s’imposer

Après une première période spectaculaire, le second acte repart sur un rythme beaucoup plus lent. Les faiblesses marseillaises de ce début de saison refont surface : trop de phases statiques, peu de mouvement devant, les défenseurs centraux contraints de garder le ballon sans solution. De quoi agacer un Vélodrome qui commence à gronder, quelques sifflets tombant des tribunes. En face, le Paris FC attend patiemment l’erreur. Elle finit par arriver. Kebbal, encore lui, sert Moses Simon dans la profondeur. Le Nigérian croise sa frappe et trompe Rulli, 2-2. Une égalisation logique tant l’OM s’était endormi. Derrière comme devant, les hommes de De Zerbi paraissent perdus, et l’égalisation agit comme une gifle.





Le réveil marseillais s’amorce, Balerdi place une tête dangereuse sur corner, mais le gardien parisien s’interpose. Puis Kebbal, étincelant cet après-midi, frôle le but de la saison, profitant d’une sortie catastrophique de Rulli, parti à la chasse aux champignons, il crochète et tente sa chance du gauche dans le but vide à plus de 30 mètres. Le ballon rase la barre, frisson dans le stade. L’OM peine à se créer des occasions… jusqu’à l’entrée incisive de Bilal Nadir. À la 73eme minute, le jeune milieu presse haut, récupère un ballon devant Doucet, et sert Aubameyang. Le Gabonais ne tremble pas, frappe instantanée, 3-2. Huit minutes plus tard, Nadir, encore, illumine le jeu d’une talonnade inspirée pour Højbjerg. Sans élan, le Danois déclenche un missile à ras de terre des 25 mètres, imparable : 4-2.


Le Vélodrome exulte. Marseille a même l’occasion de tuer le match définitivement sur un nouveau penalty, mais Greenwood manque le cadre. L’OM aura son 5-2 grâce à un but plein de responsabilité de Robinio Vaz, un but d’avant-centre. L’OM s’impose, non sans sueurs froides.

Au terme d’un match en montagne russe, l’OM souffle enfin. Malgré ses failles défensives et ses passages à vide, Marseille a su s’extirper du piège tendu par le Paris FC pour s’imposer 5-2. Une victoire précieuse, autant pour le classement que pour la confiance, avant un rendez-vous déjà brûlant : l’Olympico face à l’OL la semaine prochaine.

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